‹ L'Inde enchainéeChapitre 93 sur 227 · ENT · texte numérisé non relu

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Voici maintenant, brièvement ‘exposés, les arguments contre lopium; voici le point de vue d’un peuple qui souffre; voici quelques faits rréfütables que tous ceux qui ont le sens de la justice doivent prendre en considération.

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nent soit uniquement guid < par le souci de

conserver un revenu, qu'il Hse le rapport de la Commission de anitation (Government Retrenchment Commitee) de 19235 (page 225); ce rapport insiste sur « limportance de sauvegarder la vente de lopium » qui est une « source de revenus importants » et recommande qu'on ne vote « aucune réduction ultérieure ».

Le Révérend C. F. Andrews écrit : « En 1921, le Rev. J. N. Roy, missionnaire chrétien, présenta au Conseil Législatif de PAssam (Inde) un projet de réduction de vente de l’opium de 10 % par an, aboutissant à la limitation aux usages médicaux.

Le projet fut voté à une immense maJorité; les oh opposants étaient les fonctionnaires gouvernementaux, les Européens et quelques aristocrates hindous. Le Gouvernement, qui détient le pouvoir exécutif, refusa d'exécuter les volontés de lAssemblée législative... La conduite criminelle du Gouvern *ement de l'Assam continuant à permettre et à encourager l’usage de l’opium est en train de détruire l’une des plus nobles races de l'Inde. »

Quand les partisans de M. Gandhi, menant en Assam une campagne de tempérance contre l’opium, parvinrent à en

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réduire la consommation de moitié, le Gouvernement intervint et mit en prison quarante-trois des soixante militants (1).

2. Aux Indes, la masse est extrêmement pauvre. Des millions d'êtres n’ont pas assez à manger. Et cependant, depuis des générations, d'i immenses espaces des terres Îles plus fertiles ont été consacrés par le désir du gouvernement à la culture du pavot. Un tel état de choses est-il justifiable, soit dans le passé, soit aujourd’hui, et doit-il se prolonger ?

3. Il est vrai que le fléau de l’opium existait aux Indes avant les Anglais; mais il était moins grave et plus limité; il était combattu par les religions et les gouvernements, et considéré comme un vice.

M. Gandhi écrit: « Le gouvernement anglais est le premier aux Indes qui ait encouragé le fléau de l’opium, et ait organisé ce vice à des fins intéressées. »

4, Le Gouvernement britannique entretient l'impression que l'habitude de lopium est sans danger et sans gravité chez les Hindous. Or dans certaines ères fort étendues et parmi des populations nombreuses, la consommation annuelle moyenne est de six à trente-neuf fois plus forte que celle que la Section de l’opium de la Société des Nations donne comme consommation normale et légitime, limitée aux usages médi- Caux.

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