‹ L'Inde pittoresque. Calcutta. TexteChapitre 65 sur 136 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

ployer la violence. Toutefois , le père voyant que la mort était le seul moyen d’arracher sa fille à la profanation qui la menaçait, voulut au moins faire de cette mort un acte d’horrihle vengeance.

Il creusa une fosse comme poui' un sacrifice , et après avoir égorgé sa fille, il coupa son corps par morceaux, y mêla des lambeaux de sa propre chair, brûla le tout en l’honneur d’Aya-Mata , et prononça au milieu de la fumée et de la flamme cette imprécation : ce Que la paix lui soit étrangère, et que dans «trois lahars (heures), trois jours et trois années « ma vengeance s’accomplisse! » Ayant prononcé ces mots, et criant : «Ma demeure est désormais le dabi « haori, » il se précipita dans la fosse embrasée.

On rapporta cette horrible catastrophe au rajah. Son imagination , dès ce moment , fut tellement frappée et obsédée par l’ombre du brahmine, qu’il expira, en proie à de cuisants remords, à l’époque fixée par le prêtre vindicatif.

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