A8 NOTES
comprirent pas fort exactement , à ce qu'il semble^ Tordre qui leur avait été transmis. L'examen que je fis de ces états me donna la certitude qu'ils étaient incomplets et incorrects. Plusieurs comprenaient les enfants nés dans le pays , mais qui l'avaient quitté avec leurs parents; d'autres états comprenaient les enfants de sang mêlé ou anglo-indous. Toutefois^ en dépit de leur incorrection , je pus me convaincre combien faible se trouvait le nombre de ces enfants qui survivaient par rapport au nombre des naissances; combien peu de ceux-là allaient au delà de l'enfance (1)1 »
C'est là sans doute un fait singulièrement curieux. On ne saurait trop regretter qu'il n'ait pas été étudié et observé avec un soin suffisant pour en tirer toutes les conséquences qu'il pourrait renfermer. On ne saurait toutefois douter qu'il n'y ait un grand fond de vérité dans les observations du colonel Hopkinson.
Un autre fait , celui-ci facile à observer^ vient d'ailleurs à l'appui de celui-là. C'est que , dans le voisinage des cantonnements , la population de sang mêlé est fort peu considérable^ et de plus stationnaire (2).
(1) Enquête , t. T, p. 54-55. — Témoignage du colonel HopkiosoD.
(2) /d., ibid., p. 54. — /d., Objection contre la colonisation, p. 55.