‹ L'Inde sous la domination anglaise;Chapitre 89 sur 101 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Notedê lapagelld.

a Qaand j'étais officier subalterne^ dit le colonel Hopkinson , c'était mon hs^itade » comme aussi mon devoir^ de me rendre souvent au quartier des Européens; pour m'assurer si les rues et le quar-tier étaient tenus en bon état^ si les soldats avaient leurs besoins satisfaits. Dans ces fréquentes inspections j'avais occasion de voir un grand nembre d'enfants de pur sang européen. Toutefois, dans toute la durée du temps que je passai an service, Je ne puis me rappeler qu'un seul cas où l'un de ces enfants atteignit sa maturité. Cette circonstance fit sur moi une profonde impression. Je me livrai pendant plusieurs années à de de nombreuses recherches à ce su« jet ; mais je trouvai le même résultat pour les autres corps , sinon beaucoup de ces enfants seraient entrés dans l'armée ou dans tout autre service public. Cette circonstance me frappa d'autant plus qu'elle se trouva rapprochée avec une autre remarque que j'eus occasion de faire à cette époque. Grand nombre de soldats venus dans l'Inde comme recrues d'artillerie eurent besoin ^ pour obtenir leur congé , de se procurer des remplaçants. Or, si un petit nombre , si seulement quelques nns de ces enfants nés dans l'Inde eussent vécu jusqu'à l'âge de maturité; ces soldats n'auraient eu ancuoe difficulté à se procurer des remplaçants. Or je n'ai jamais été témoin, je n'ai même jamais entendu parler, dans toute l'étendue de la présidence de Madras , qu'un seul remplaçant ait été ainsi trouvé ; je n'ai , de plus, jamais entendu parler d'un individu né dans l'Inde de pur sang européen qui ait atteint l'âge nécessaire pour devenir remplaçant.

» Je signalai à l'adjudant général de Madras ce fait, sur lequel j'appelai son attention. Il en fut frappé, le signala à son tour au commandant en chef, qui, sur sa Recommandation, donna l'ordre à tous les corps de l'armée du roi ou de la Compagnie de lui faire passer nn état de tous les enfants nés dans l'Inde de parents européens , et ces élals me furent adressés. Par malheur les corps ne

Page 1