‹ L'Independance musicale et dramatiqueChapitre 35 sur 67 · CHRONIQUE MUSICALE · texte numérisé non relu

CHRONIQUE MUSICALE

11 nous manque vraiment à Paris, au milieu de bien d'autres choses, un concert d'été. A cette époque de l'année, on n'entend plus une note de musique sérieuse ou demi-sérieuse; l'Opéra seul radote ses antiques complaintes; rOpéra-Gomique, lui, les années où il ne brûle pas, fermeses portes au l'"'' juillet : restent les cafés-concerts des Champs-Elysées et les cabarets du Bois de Boulogne, oii des Tziganes plus ou moins authentiques rythment leurs valses endiablées avec une verve étonnante. Ce n'est point que je déteste cette musique de danse, et, à parler franchement, je la préfère mille fois à certaines productions dites du grand art et qui n'en ont que l'incommensurable ennui. Mais bien des villes, à l'étranger, ont leurs promenades-concerts, où il est permis d'entendre de bonne musique dans le plus complet recueillement, tout en fumant une bonne pipe, devant un bock mousseux.

Contente-toi de ce que tu as, dit un proverbe. C'est un principe de haute philosophie à l'usage de tout le monde et en particulier des musiciens. Le 30 juin, un concert d'arrière-saison réunissait quelques personnes dans la

petite salle de l'Ecole française, dirigée par M. Rémi- Montardon. Au programme, une scène lyrique en deux parties de MM. Guinand et Rabuteau : Caïus Gracchus,

M. E. Guinand est l'aimable poète à qui presque tous les jeunes doivent leurs premiers livrets; à l'inverse des autres librettistes, il recherche de préférence la collaboration des débutants et, plus d'une fois, il a eu le plaisir d'aider à la révélation de véritables talents. Quelques mots du poème. Rome est en fête et célèbre en de joyeux chants la douceur de la paix qui vient d'être conclue ; Caïus, vainqueur, veut encore faire obtenir au peuple les légitimes libertés qu'il réclame ; il mettra sa vie entière au service de cette sainte cause ; on l'acclame. Dans la seconde partie, les augures, corrompus par les chevaliers et les sénateurs, repoussent les revendications du peuple; Caïus leur tient tête, mais succombe à la tâche. Ces scènes patriotiques sont traversées, en contraste, par l'amour de Licinia.

M. Rabuteau est un ancien prix de Rome que sa santé a, depuis quelques années, tenu éloigné du mouvement artistique. Que dire de sa partition? Ses tendances musicales sont loin d'être modernes : il s'arrête à Meyerbeer et même au Meyerbeer de Robert le Diable. Etant donné cet idéal, il y a certaines pages écrites dans une jolie teinte, par exemple le chœur des augures. Comme exécution, l'orchestre et les chœurs ont été par instants d'une faiblesse impardonnable. Cette détestable habitude de présenter au public des œuvres non sues, habitude qui semble s'implanter de plus en plus à Paris, sert bien mal la cause du compositeur. Nous en avions tout récemment des exemples au théâtre de l'Opéra- Populaire. Parmi les solistes, je mets hors de pair M. Auguez (Caïus) et M"^ Fanny Lépine qui a mis dans le rôle de Licinia tout le charme de sa personne, toute la sympathie de sa voix, tout son talent de cantatrice. Les autres interprètes m'ont semblé très inexpérimentés, et

la voix de M^^Dihau (Gornélie) est timbrée bien désagréablement.

Qu'on ne vienne plus refuser aux nations du Nord la sainte flamme de l'enthousiasme pour en faire le monopole des méridionaux : oyez plutôt. Chaque année, comme vous savez, un jour d'été, l'Académie des Beaux- Arts est en fête ; les sculpteurs, peintres et graveurs, désignent, après l'audition au piano d'une composition écrite pour orchestre, le musicien le plus digne d'aller goûter un béat repos sous le chaud soleil de la riante Italie. Cette fois, c'est M. Charpentier, élève de M. Jule« Massenet, qui a décroché la timbale. Or, le jeune lauréat, sans être né à Tourcoing, a habité longtemps cette ville et a été pensionnaire de la municipalité aux Conservatoires de Lille et Paris. Quelques jours après son couronnement ici, M. Charpentier est parti pour Tourcoing, et là, il a été l'objet d'une ovation comme on n'en fait pas à un ministre. Sur le quai, une nombreuse foule stationne dans la fièvre de l'attente; et dès que le train est signalé, toutes les musiques civiles et militaires massées sur la place font entendre, avec un ensemble vraiment surprenant, si l'on songe qu'il n'y a eu qu'une répétition générale, l'air national bien connu : En revenant de l'Institut.

M. le maire, empêché, a envoyé son premier adjoint recevoir le triomphateur. M. Charpentier est assis à la droite de M. l'adjoint dans un char tendu de velours frangé d'or. Bientôt l'immense cortège se met en marche au milieu d'une double haie de citoyens, à travers les rues jonchées de roses, sous les arcs de triomphe étincelanls des devises qui se détachent sur un fond vert en lettres de feu. Les vieux pleurent de joie; les babys se haussent, pour mieuxvoir, sur les épaules paternelles, et, des fenêtres enguirlandées et pavoisées aux couleurs nationales, se penchent de gracieuses jeunes filles blondes, envoyant au vainqueur des fleurs et des baisers. Le soir, après un banquet où se sont coudoyés tous les citoyens

sans distinction d'opinions politiques, après les toasts d'usage, illumination des promenades et feu d'artifice. Comme bouquet classique, une femme tenant un enfant dans ses bras, élastique tableau qui se prête égalem.ent bien à toutes les circonstances; pour cette fois les symbolistes donnent cette explication : la muse allaitant son nouvel élu.

Tout cela ne m'empêche pas d'applaudir comme il convient à la haute récompense accordée à M. Charpentier. C'est un musicien intelligent, doué d'un réel sentiment dramatique et sur lequel il est permis de compter pour l'avenir. Avec l'inepte sujet de la cantate de cette année, il a trouvé moyen, tout en ménageant les susceptibilités classiques de MM. de l'Institut, do laisser entrevoir un bout d'oreille moderniste. Livré à lui-même, j'espère qu'il ne s'en tiendra pas \h.

Voici une nouvelle invention qui va apaiser les colères de bien des ennemis du piano. Une sourdine, dont il est permis de régler l'action à volonté, peut étouffer le son à un tel degré, qu'il est perceptible pour Tinstrumentiste seul ou les personnes qui se tiennent dans le même appartement. Une simple cloison, si légère qu'elle soit, intercepte absolument les vibrations sonores. De cette manière, il est permis d'étudier à toute heure du jour et de la nuit sans craindre la fureur des voisins ; et cette sourdine a encore l'avantage de conserver singulièrement le mécanisme. C'est à M. Danti, facteur de pianos, qu'est dû ce perfectionnement. Il y a quelques mois, le même habile artiste a fait une complète réparation d'un clavecin de Hans Rucher, portant la date de 1621. Il m'a été donné d'entendre quelques anciennes compositions exécutées ainsi dans leur véritable cadre, etj'enaiété émerveillé. Que de jolis effets d'orchestre nous négligeons, pour avoir laissé tomber en désuétude cet instrument qu'aucun autre ne remplace ! Le piano, il est vrai, rend de bien autres services ; mais il diffère tellement du clavecin qu'il

y avait bien place, dans le monde des arts, pour leur existence simultanée.

J.-G. ROPARTZ

P.-S. — Le souhait que j 'exprimais au début de ma chronique vient d'être réalisé au moment même où cet article était sous presse. M. Georges Auvray inaugurait en efïet,il y a quelques jours, avec son orchestre de cinquante exécutants, les concerts-promenades qu'il donnera tous les soirs, à huit heures et demie, au jardin du Palais-Royal.

M. viANESi ET LA PRESSE. — C/est le 1"' juillet que M. Vianesi, le nouveau chef d'orchestre de l'Académie nationale de musique, est monté au pupitre pour la première fois. Il dirigeait les Hvguenots. Sauf de très rares exceptions, la presse, en rendant compte de ce début, a décerné au successeur de M. Altès des éloges tellement exagérés qu'on ne peut s'empôcher de sourire en les lisant, et qu'on se demande si celui qui les a inspirés sera de taille à les justifier dans l'avenir. En voici quelques échantillons.

« M. Vianesi ne conduit pas seulement avec autorité et sûreté ; il a de la verve, du brio, une sorte d'élégance spirituelle, le sentiment extrêmement varié des nuances; enfin il guide les chanteurs, les soutient et ne les opprime pas. »

« ...Nous nous rappellions avec quelle autorité, quel brio, quel sentiment musical M. Vianesi avait jadis dirigé les exécutions au Théâtre-Italien. C'est toujours le môme bâton souple et précis, entraînant ou modérant l'orchestre, suivant le caractère propre de la musique, imposant son système aux chanteurs sans cependant les gêner. Et quelle maestria dans les ensembles! »

« M. Vianesi est remarquable par la verve, le brio, la sûreté, l'au'orité, la précision — qui n'exclut pas une sorte d'enthousiasme. Il a au plus haut point l'art des nuances et soulève ou

apaise l'orchestre avec la même aisance élégante tt, si nous osons le dire, aristocratique. »

«.... Il ne conduit pas son orchestre, il l'entraine... Il a une mémoire prodigieuse; sa tête est une bibliothèque. On brûlerait toutes les partitions du répertoire, qu'il les rétablirait de souvenir. . . Il indique leurs entrées aux musiciens — archets, bois, cuivres, etc., — à chacun des artistes du chant, aux diverses parties du personnel choral ; il les guide du regard, de la main, de la baguette; il a l'œil partout — excepté sur la partition dont il se borne à tourner les pages sans y regarder, sachant au juste à quelle mesure il en est, et cela en cas où l'on redemanderait un morceau. . . »

Toutes ces belles phrases sont autant de coups de pieds de l'âne à l'adresse de M. Altès, que Fon ne dédaignait pas d'encenser jadis, lorsqu'il était au pouvoir. Nous souhaitons vivement que M. Vianesi réunisse toutes ces brillantes qualités — dont quelques-unes pourtant sont bel et bien des défauts. Mais nous n'imiterons pas, en cette circonstance, comme en beaucoup d'autree, d'ailleurs, l'exemple de nos confrères. Nous attendrons, pour nous prononcer sur la valeur du nouveau chef d'orchestre qu'il ait non seulement passé en revue le répertoire de l'Opéra, ce qui ne sera pas long, mais qu'il ait en outre dirigé quelques œuvres nouvelles, ce qui par contre nons donnera, comme vous le pensez bien, le temps de la réflexion.

Dès le lendemain de cette fameuse représentation des /fîtfjuenots, la direction de l'Opéra et M. Vianesi ont adressé aux artistes de l'orchestre les lettres suivantes :

« Messieurs,

» La représentation du 1""' juillet comptera parmi les belles soirées de l'Opéra. Nous sommes heureux de nous associer au public et à la presse, qui ont souligné par leurs bravos Thabileté et le talent avec lesquels vous avez exécuté les Rugumnls sous la direction de votre nouveau chef.

>■> Merci, messieurs, et à vous de cœur.

» RiTT. ~ Gailhard. »

« Messieurs,

)i Je ne veux pas commencer ma seconde représentation sans vous adresser quelques paroles. J'ai eu l'ambition de de-

venir chef d'orchestre de l'Opéra. J'y suis arrivé. Mais loin de me faire des illusions, je sais que sans votre appui, sans ce concours que vous m'avez si gracieusement accordé, mon désir aurait été irréalisable. Vous m'avez rendu la tâche facile, et c'est à vous que je dois un triomphe dont je ne m'approprie qu'une faible part, car à vous tous en revient la gloire, comme à Tavenir nous partagerons l'honneur.

« Votre affectionné,

» VlxVNKSI. »

Dijon. — ■ Notre correspondant de Dijon nous adresse la lettre suivante :

« Quoique déjà loin du'temps quadragésimal, nous avons eu, le 30 juin, un concert spirituel. M. Théodore Dubois, inspecteur des succursales du Conservatoire de Paris (emploi que, soit dit en passant, l'on pourrait sans inconvénient supprimer, en ce temps oîi l'on recherche les économies), M. Dubois, disonsnous, reconnaissant sans doute de l'excellente réception qui lui avait été faite, lors de son inspection, et heureux naturellement comme tout bon père, de faire admirer son enfant, est venu lui-même nous offrir une audition de son oratorio, les Sept 'paroles du Christ. On aurait pu supposer qu'en cette solennelle circonstance il serait fait appel à toutes les ressources musicales de notre artistique cité. Point du tout. M. Lévêque, directeur de notre succursale, qui s'était chargé de recruter le personnel exécutant, n'a laissé venir à lui que les amateurs bien pensants à son point de vue, en y adjoignant tous les professeurs et élèves de son établissement. Quant aux autres, ils ont été impitoyablement exclus, et la Société chorale de Dijon, sur laquelle depuis longtemps a été jeté l'interdit, s'est vue remplacer par celle de Beaune qui n'a pas encore, paraît-il, encouru d'excommunication.

» L'exécution de l'oratorio a été pâle. Dansles voix d'hommes peu d'ensemble. Aucune puissance dans les dessus, dont une bonne partie ne devait certainement pas ouvrir la bouche. Quant à l'orchestre, dirigé par M. Dubois, il serait injuste de ne pas reconnaître qu'il a infiniment mieux marché que sous la baguette de M. Lévôque. Parmi les solistes, nous n'avons à signaler que le soprano, dont l'articulation laisse bien un peu à désirer, mais dont l'organe est ample, le style large et la justesse irréprochable. )>

L'Etoile belge annonce qu'une réunion de compositeurs, de journalistes, de musiciens admirateurs de la musique de Wagner s'est tenue, dernièrement, à Bruxelles, sous la présidence de M. Lamoureux, pour dresser les statuts d'une société théâtrale. L'objet de la société serait de construire une nouvelle salle qui porterait le nom de Nouveau-Théâtre, et qui, entre autres spectacles, donnerait, chaque année, une ou deux fois, des représentations modèles des œuvres de Wagner. La souscription au projet a déjà produit une somme de 500.000 francs. La salle et la scène du Nouveau-Théâtre seront construites dans le genre de celles du théâtre de Bayreuth.

Le journal belge ajoute que l'on pense ouvrir le Nouveau- Théâtre au mois de mai ou juin de l'année prochaine.

Un écrivain allemand à découvert qu'il y a juste cent ans que fut composée la première valse. En 1787, un compositeur

espagnol, Vincent Martin, fit représenter à Vienne, un opéra renfermant une danse d'un nouveau genre, mais qui offrait quelques points de ressemblance avec l'ancienne « tournante » de nos pères. Cette nouvelle danse captiva le public à ce point, qu elle fut adoptée immédiatement dans les bals de la ville, et la vogue s'en étendit rapidement à tous les points du globe.

Quelques détails sur M. Gustave Charpentier, à qui l'Institut vient de décerner le grand prix de Rome de composition musicale.

C'est un ancien élève des écoles académiques de musique de Tourcoing où il remporta de brillants succès dans la classe de violon de M. Stappen.

Il fut pendant quatre ans employé comme comptable dans la filature de M. Albert Lorthiois. Celui-ci, ayant remarqué ses brillantes dispositions musicales, l'envoya suivre les cours du Conservatoire de Lille, où il recueillit, au bout d'un an, force lauriers.

A la suite de ce succès, il obtint de la ville de Tourcoing une somme de 1.200 fr. pour suivre les cours du Conservatoire de Paris où il entra dans la classe de violon de M. Massard. Au bout de deux ans, il entra dans la classe d'harmonie de M. Emile Pessard.

Afin de terminer ses études, il demanda et obtint successivement deux sursis d'appel. Un troisième sursis lui ayant été refusé conformément à la loi, M. Charpentier écrivit alors une lettre au conseil municipal de Tourcoing, pour le prier de reporter sur un autre élève la subvention que la ville lui avait accordée.

Son service militaire une fois terminé, M. Charpentier entra comme élève, l'année dernière, dans la classe de haute composition de M. Massenet.

M. Victor Charpentier, frère du lauréat, est boursier de la ville de Tourcoing, au Conservatoire de Paris.

11 est violoncelliste solo des concerts Pasdeloup.

M. Victor Charpentier est lauréat des écoles académiques de musique de Tourcoing, classe de violoncelle de l'année

M. Wilhem Tappert, le musicologue berlinois, vient de publier dans VAllgemcine Musikzeitung de nouveaux documents relatifs à la Marseilhis"., et il constate à ce propos quïl faut définitivement abandonner la thèse jadis défendue par luimême, que l'hymne national français aurait été inspiré à Rouget par le credo d'une messe de Holtzmann. C'est le credo qui est, en réalité, un plagiat, ou tout au moins une réminiscence, M. Tappert cite d'autres plagiats du même genre en Allemagne. 11 combat aussi la thèse de M. Arthur Loth, d'après lequel la Marseillaise aurait été inspirée d'une partition de Grisons, maître de chapelle à Saint-Omer.

Mi Félix Le Couppey est mort le 5 juillet. Né le 14 avril 1814, il fut destiné par son père, bibliothécaire du roi Louis-Philippe, à l'enseignement universitaire ; mais, ayant obtenu de suivre les cours du Conservatoire, il y remporta en 1828 le premier prix de piano et deux ans après le premier prix d'harmonie.

A dix-sept ans, il fut chargé par Cherubini d'une classe

d'harmonie et d'accompagnement pratique avec le titre de professeur-adjoint. Devenu titulaire en 1837, il professa le solfège, puis l'harmonie (1843).

En 1848, il fut appelé à suppléer comme professeur de piano M. Herz, qui se rendait en Amérique, et, au retour de celui-ci, une -classe de piano pour les femmes fut créée pour M. Le Couppey, dont l'enseignement a formé de nombreux professeurs.

Il a été décoré de la Légion d'honneur le 30 juillet 1863.

Parmi ses compositions pour le piano, on remarque un recueil de romances sans paroles, intitulé : Chants du cœur. Il est surtout connu par ses ouvrages didactiques, dont le principal est le Cours de inano élémentaire et progressif, en 7 volumes.

Les représentations gratuites remontent très loin dans l'histoire des réjouissances populaires. La première fut donnée à l'Opéra en 1662, à l'occasion de la naissance d'un fils de Louis XW. Ce fut surtout sous Louis XVI que les spectacles gratuits furent très fréquents.

Sous l'Empire et sous la Restauration, les spectacles gratuits furent également très en faveur.

Le gouvernement de Juillet les supprima ; mais la seconde République les rétabht, et Napoléon III, à son avènement, ordonna à tous les directeurs de théâtre de Paris de donner des représentations gratuites le 13 août, jour de sa fête.

Les derniers spectacles gratuits donnés sous l'empire eurent lieu le 13 août 1869. Il nous a paru intéressant de les mettre sous les yeux de nos lecteurs :

A l'Opéra, on donna les Huguenots, avec Faure et M"^'' Marie Sasse ;

Aux Français, le Mariage de Figaro, avec une cantate com-

posée par Pertuis, chantée pour la première fois, en 1809, à l'Opéra ;

L'Opéra-Comique donna Vert-Vert et le Centenaire, scène villageoise de M. Chariot ;

Le Théâtre- Lyrique, Don Quichotte ;

L'Ambigu, Richelieu à Fontainebleau ;

Les Variétés, le Chapeau de paille d'Italie ;

Le Palais-Royal, Gavaut, Minard et C^;

Les Folies-Dramatiques, le Petit Faust et une cantate de M. Hervé.

Les représentations gratuites ont été rétablies sous la République à l'occasion de la fête du 14 juillet 1881.

AVIS. — L'Indépendance mnsicale et dramatique

ne paraîtra pas le l^r août. Le prochain numéro portera donc les dates du 1^'' et du 15 août.

Le Gérant, Ed. SAGOT.

P«ris. — Ircp. de G. Balitout et C", 7 rue Baillif.

Nos ii i2. — l-^r et 15 Août 1887

Page 1