‹ L'Indépendance sérologique du sang fœtalChapitre 10 sur 21 · TECHNIQUE DES RECHERCHES · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DES RECHERCHES

On expérimente sur le sang global du cordon et le sang rétroplacentaire.

On y joint, le plus souvent possible, le sang maternel obtenu, par ponction veineuse, au pli du coude.

A défaut du sang rétroplacentaire, on fait toujours une prise directe.

A. Sang du cordon. — Très facile à obtenir.

Sitôt après l'expulsion de l’enfant, on sectionne le cordon, et présentant le côté maternel au goulot d’un flacon stérile, on obtient ordinairement, les vingt centimètres cubes de sang nécessaires.

B. Sang rétroplacentaire. — Il faut un peu de chance.

Pour réussir ce prélèvement, il est indispensable, en effet, d’extraire la délivrance par le mécanisme décrit par BAUDELOQUE, c'est-à-dire, avec retournement complet des membranes. Si l’on opère avec précaution, et si les circonstances sont favorables, on reçoit le placenta coiffé, sur sa face utérine, d’une poche bien close, contenant du sang rétroplacentaire, non souillé, et passablement abondant. Une grosse pipette stérile, glissée dans l’orifice entrebâillé, permet de recueillir aisément, vingt centimètres cubes.

Ces deux échantillons, matriculés avec soin, sont envoyés au laboratoire de bactériologie de l’Ecole de Médecine.

Chaque fois que la chose est possible, on y joint le sang d’une prise directe, au pli du coude de la mère.

Pour chacun d’eux, il est fait un B. W., un Hecht et, souvent, un Verne.

Les examens sérologiques, sont pratiqués, sous le contrôle et la haute direction de Monsieur le Professeur TÉCHOUEYRES, dont l’autorité technique ne peut être discutée.

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