ACTE III, SCENE VIL
le vicomte, à voix basse , mais vivement , en désignant le cabinet.
Il esr là î Dites un mot... soudain mon père paraîtra.
volmère, avec noblesse.
Non, non. Je dois, ami, respecter ce mystère î... Mais le comte a Paris î... Comment peut-il se faire?
le vicomte, avec abandon.
Bien sûr de son pardon, par un secret re:our, Il a voulu combler les vœux de notre amour ; Mais s'il n'obtient ce soir sa grâce désirée , Au sein d'une retraite à la cour ignorée, Auprès de ses enfans, par le duc réunis, Il attendra l'instant à ses remords promis.
volmère, exalté.
Ah î la même faveur, me donnant Amélie, Des charmes les plus doux embellirait ma vie ! Si le duc ne veut point seconder mes projets , Le marquis d'Orbevil est dans mes intérêts; Il protège Amélie, il estime sou père ; Et ce qu'a fait le duc, le marquis peut le faire ! Adieu! comptez toujours sur mon affection.
le vicomte, V arrêtant y et le ramenant avec force. Ah ! je compte, avant tout, sur ta discrétion î
( Volmere sort. )
<5o L'INDISCRET,