SCENE XIV
MARIVON, VALANTIN
Valantin sort de l'appartemept de gauche.
Ah ! vous êtes là. Bonjour, mon cher
MARIVON
Bonjour.
VALANTIN
Vous vous portez bien?
MARIVON
Mais oui.
VALANTIN
Votre femme de même, n'est-ce pas? *
MARIVON
Ma femme va très bien.
VALANTIN
C'est parfait. Une cigarette?
MARI VON j refusant.
Merci. ^
VALANTIN
Eh bien ! moi, oui. (un temps.) Mon cher, vous devinez bien un peu pour quel motif j'ai souhaité vous voir?
MARIVON
Mon Dieu...
VALANTIN
Si, VOUS devez savoir. Voici : des discussions se sont élevées, s'élèvent sans cesse entre Thérèse et moi. Nous n'avons, ni la même façon de voir, ni la même façon de vivre. Tout... tout nous divise:.. Bref, j'ai mûrement réfléchi, et je me suis rendu compte qu'au point oii nous en sommes, la vie commune n'est plus possible. I| vaut mieux nous... séparer.
MARIVON
Vous séparer !
VALANTIN
Ou même divorcer. La séparation n'est qu'une demi-mesure. Et je vous le répète, au point oij nous en sommes, oui, je crois qu'il nous vaut mieux divorcer; puisque nous n'avons pas d'enfants et que nos fortunes sont à peu près égales... Qu'en pensez-vous?...