SCÈNE III
RIYOLET, MADAME BAIGE, HENRIETTE MADAME BAIGE, au domestique.
Ils sont revenus?...
LE DOMESTIQUE
Madame est sortie... Dois-je annoncer madame Baige à Monsieur?...
M. A DAME BAIGE C'est inutile. (Apercevant Rivolet) Ah ! M. Ri-
volet !
RIVOLET
Madame... Vous allez bien ?
HENRIETTE, s' avançant vers Rivolet, lui tendant la main.
Bonjour !
RIVOLET BoniOUr ! (Un temps. Elle le regarde et sourit. j
Qu'avez-vous ?
HENRIETTE
Rien... Et puis si, je vais tout vous dire parce que je vous semblerais trop sotte ! Eh bien, simplement, j'avais parié à maman que vous seriez là. J'étais sûre de vous trouver chez Thérèse, maman en était sûre aussi... N'est-ce pas, maman?
MADAME BAIGE
Ne fais pas la taquine, (a Rivoiet.) Avez-vous eu des nouvelles de notre amie, monsieur?
fiÊÊ^Ï
RIVOLET, embarrassé.
Je... Ils m'ont écrit de Venise... (un petit temps.) Ils ont fait, je crois, un excellent voyage.
MADAME BAIGE
Ah ! Elle vous a écrit de Venise? Elle était contente?
RIVOLET
Je crois que oui...
MADAME BAIGE
Pourtant, je pense qu elle a revu Paris sans déplaisir?...
RIVOLET
Je pense...
MADAME BAIGE
C'est hier seulement que nous avons Jippris son retour.
RIVOLET, acquiesçant.
Oui.
MADAME BAIGE
Je suis bien heureuse de la revoir, cette Thérèse.
HENRIETTE
Moi aussi.
MADAME BAIGE, souriant.
Oh ! toi! (a Rivoiet.) Elle adore son amie!...
RIVOLET, pour dire quelque chose.
Ah! oui !...
HENRIETTE
Oh ! moi, j'adore Thérèse.
MADAME BAIGE, ù Rivokt.
Nous l'adorons tous à la maison.
RIVOLET, même jeu que précédemment .
Ail ! oui !
MADAME BAIGE
Elle est si bonne!... Et puis, si intelligente! Si oriofinale !... Mais Henriette a une véritable adoration pour elle.
RIVOLET, embarrassé.
Vraiment ? (Ua petit sUence.)
MADAME BAIGE
Monsieur Rivolet?...
RI VOLET
Madame?...
11 faudra venir nous voir cet été à Saint- Germain.
RIVOLET
Mais certainement, madame.
MADAME BAIGE
Vous viendrez passer quelques jours avec
nous. Oh ! la maison est grande.
RIVOLET
Certainement, madame.
MADAME BAIGE
Thérèse vient tous les ans. (un court silence.)