LE VICOMTE, GERBOIS
LE VICOMTE
Annoncez-moi j mon cher, ot point de vains discours.
GERBOIS
Monseigneur dort encore.
LE VICOMTE
Annoncez-moi toujours.
Mon nom est Soligny^ vicomte d'Albeterre, Parent de monseigneur du côté de ma mère; Il doit avec plaisir me revoir aujourd'hui : Laissez-moi donc Lien vite arriver jusqu'à lui.
GERBOIS
De cet excès d'honneur, monsieur, je vous crois digne 5 Mais on ne peut entrer, et telle est ma consigne.
a L'INDISCRET ,
De grâce! laîsi>éz-noiis reposer im moment.,. Les ministres, monsieur, dorment si rarement ?
r--î,- -fcE VICOMTE , s'ussejant.
Oh ! s'il en est ainsi, je prendrai patience.
GfiRBOTS^.
Dans une heure, au puMic nous donnons audience.
LE vicÔMTE, se îêuant vivement.
Mais avant le public, un parent doit le voir. Ah ! si vous connaissiez jusqu'où va mon espoir j Si vous saviez, mon cher, combien celte journée Va peut-être pour moi changer la destine'e ; S il vous était permis!... Mais, dans quelques instans, Vous pourrez prendre part au bonheur que j'attendsj Vous êtes tnnitrtiitï'è altaéhé , je l'espèrfe !
GEREOis , froidement.
Non j je suis attaché , monsieur , au ministère.
LE VICOMTE
En effet, chez le duc vous n'étiez point, je crois ; Et je vous vois ici pour la première fois. Mais on peut avec vous parler en assurance^
( lui frappant sur t épaule. ) Et vous avez d'abord gagné ma confiance. Sachez donc , et surtout gardez-moi le secret j ( En affaires d'état, il faut être discret. ) Sachez que ïna famille, à la cour oubliée, Depuis plus de trente ans au duc est alliée , Et que, dans le crédit du ministre, aujoutd'liui , Je suis sûr de trouver le phis brillant appui.
GERBOIS
Monsie\ir !