SCÈNE VII
DOLANGE, VOLMÈRE.
voLMÈRE^ riant.
Sa confiance est grande !
DOLANGE.
Ah î dites sa faiblesse ; C'est l'orgueil qui le guide !
VOLMÈRE.
]1 a de la noblesse, Et me pat-aît brillatiimémé dans ses travers.
DOLANGE.
Oui, c'est comme un cristal, on voit toutà travers.
( à part ).
Lisons, puisqu'il le veut j j 'étouffe de colère.
( // lit tout bas. )
VOLMÈRE.
Il paraît que ses vers n'ont point 1 art de vous plaire. DOLANGE^ lisant ai'ec dédain.
« SI votre cœur naïf approuve mon amour , » D'une rose nouvelle ( où je vois votre image ) » Ornez votre corset dès que viendra le jour ; • Cette fleur me dira : je reçois votre hommage , » Et vous pouvez compter siu" un tendre retour. »
( A\^ec colère. )
Et de telles fadeurs parlent aux cœurs des belles !
VOLMÈRE^ riant.
Les poètes, mon cher, ont tout pouvoir sur elles.
DOLANGE.
Vous conviendrez <3u moins que ces vers sont mauvais.
voLMÈRE, riant.
Ils seraient excellens , si vous les aviez faits.
DOLA.KGE.
Volmère !
VOLMÈRE.
|Clievalier! parlons avec francliise :
Le vicomte indiscret jamais ne se déguise j Et vous, pardonnez moi cet avis amical , Vous vous déguisez trop.... et vous déguisez mal.
DOLANGE
Quoi! vous soupçonneriez?...
VOLMÈRE.
Vous aimez Célénie.
DOLAKGE.
Qui? moi?
VOLMÈRE.
Vous! elle est jeune, innocente, et jolie, Fille d'un grand ministre, estimé parla cour; Et votre ambition caresse votre amour...
dolange.
Votre erreur...-
VOLMÈRE.
Chevalier, il faut que je l'avoue !
La fortune vous place au plus haut de sa roue : Votre noble naissance et vos biens assez grands Vour permettent l'accès des plu^ illustres rangs.