SCÈNE II
LE DUC, ensuite LE VICOMTE.
LE DUC
Eclaircissous le doute où je me vois plongé !
LE VICOMTE
Ail ! rendez l'espcrauce à mon cœur affligé;
Ou si le prince cucor h nos vœux est contraire,
Laissez-moi partager la prison de mon père!
Je dois vous l'avouer; de la cour, monseigneur.
Je n'attendis jamais cette noble faveur;
Jamais le cœur des grands au m.-ilheur n'est propice;
J^a rigueur avec eux suit toujours la justice!
Et mon père, malgré tout le remords qu'il a.
Ne pouvait obtenir sa grâce...
LE DUCj la lui prcseniani.
La voilà.
LE VICOMTE
CieL»
go L'iNDISCRFr,
LE DUC, souriant, inais auec noblesse.
Vous vojez, monsieur, par des preuves parfaites/ Que les £;rantls ne sont pas si noirs que vous les faites.
LE VICOMTE^ baisant le papier avec transport.
Oui, c'est lui î le \oilh, ce pardon désiré!
Tons mes voeux sont remplis : mon crime est réparée
( haut. ) Pardonnez , monseigneur, un coupable murmure j La douleur a causé cette erreur que j'a])jure ; Et je veux....
LE DUC
C'est assez; le temps est précieux :
ABpz hrîser les fers d'un père malheureux , Et revenez ensemble au fond de cet asylo^
( ai^ec intention. ; Recevoir les adieux d'un ami qui s'exile.
LE VICOMTE
Ciel ! comment se fait-il ?
LE DUC
Le comte" le saura ; De ma Louche , bientôt , lui-même l'appreadra. Il faut que ce départ imprévu, nécessaire, Pour la ville et la cour soit encore un m.ystère. Il y va de ma j^loire ! et, fort heureusement. Votre sœur ne sait point ce secret alarmant.
LE VICOMTE
Ah ! rendez mieux justice à celle sœur chérie ! Et que votre bonté....