‹ L'indiscretChapitre 79 sur 86 · LE DUC, CÉLÉNIE · texte numérisé non relu

LE DUC, CÉLÉNIE

CÉLÉNIE j timidement.

En fille obéissante , à vos oidres soumise

LE DUC

Approchez et parlez, ma fille, avec franchise. ;

CÉLÉJVIE.

Pour rendre sur ce point mon cœur plus rassuré , j Daignez m'interroger, et je vous répondrai.

LE DUC

D'après ce que j'ai vu, vous aimez le vicomte!

CÉLÉNIE

A faire un tel aveu je ne sens point de honte ; Je l'aime comme un frère ! Eu seriez-vous surpris , Vous qui disiez tantôt : je faime comme un fils. Au château d'Erlonval, quand je le vis paraître, Un nouveau sentiment en moi se fit connaître.

LE DUC

Avez-vous combattu ce penchant séducteur ?

CÉLÉNIE

Et pourquoi le combattre ? il faisait mon bonlieur-..

LE DUC

Mais l'honneur, Célénie, avait dû vous prescrire De rendre celte épître et de ne point la lire. Accepter un écrit des mains d'un imprudent^ C'est donner à sa flamme un fatal ascendant.

CÉLÉJVIE.

Je ne l'aurais point lu, s'il n'eût été qu'en prose ! Mais des vers ? ce n'est pas, je crois ^ la même chose.

LE DUCj riant , à part.

Je n'ai rien a répondre ; et sa naïveté Ne laisse aucun refuge à ma sévérité.

( liautj at^ec bonté. ) Pourquoi ne pas avoir appris à votre père ?...

CÉLÉNIE

J'ai cru qu'il suffisait d'en parler à ma mère.

LE DUC, avec la plus grande surprise. Elle vous a permis de porter ce bouquet ?

cÉLÉNiE, rougissant.

J'avais gardé pour moi la moitié du secret.

LE DUC

Ah ! fort bien.

CÉL1ËN1E.

A ses yeux je dévoilai mon âme -^ Et bien loin d'y trouver le reproche ou le blâme, Je crus la voir sourire a ce doux sentiment ; Elle fit du vicomte un éloge charmant.

Et j'allais lui montrer sa lettre, quand ma mère

'înio) é.

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