CATACOMBES
Les Catacombes de Paris sont formées des anciennes carrières creusées dans la plaine de Montrouge et qui s'avancent fort avant sous la ville. Des travaux, commencés depuis 1777, tendent à prévenir lesaccidenlsdéjà arrivés, et qui peuvent encore résulter, de semblables excavations. L'Observatoire, le Luxembourg. l'Odéon, le Val-de-Gràce, le Panthéon , Téglise St.-Sulpice, les rues St. -Jacques, de la Harpe, de Tournon existent sur le vide de ces immenses carrières. En 173G on y transporta une immense quantité d'ossements enlevés des cimetières de l'inléricur deParis, et particulièrement du cimetière des Innocents. Les Catacombes ont plusieurs entrées ; la maison de la tombe Isoirefut acquise pour servir d'entrée à cet ossuaire, et au-
dessus de la porte de cette maison on lit sur une table de marbre : Tm tombe Isoire , 16G4, rebâtie par Antoine Cabot, en Mil. La seconde entrée est silnée près la barrière d'Enfer; un escalier élroit de plus de lOO marches conduite environ 30 mètres sous terre. Les galeries souterraines sont formées d'ossements rangés régulièrement ; ces galeries correspondent avec les rues qui leur sont superposées et portent le même nom qu'elles. On ignore combien de générations reposent dans ces demeures soulerraines ; on en évalue le nombre à peu près à huit ou neuf millions. Dans cet ossuaire la plupart des voûtes sont soutenues par des piliers à cause des éboulemcnis survenus fréquemment. Ces sombres souterrains sont ornés çà et là d'un autel, d'une pyramide, de piédestaux d'obélisques, partout la matière est la même. On doit à iM. Frochot, Préfet de la Seine, l'ordre établi en I810 et J.sn dans ces cavités ténébreuses. Il est difBcile de se faire une idée exacte de l'intérieur de cette ville des morts. Cette masse de débris humains, ces longues voûtes et ces murs immenses formés uniquement d'ossements et de crânes vides ; cet aspect sinistre, ce dédale aiïreux qui semble peuplé d'ombres et quel'onn'apprçoilqu'àla lueurdestorches, ce silence horrible qui semble assourdir même les pas et la voix des vivanls qui pénètrent dans ce labyrinthe où règne une nuit éternelle. On n'obtient plus, ou du moins on obtient très-difïicilemenl la permission de visiter les Catacombes, il faut en faire la demande au l^réfet de police.
POMPES FUNÈBRK.s. Ruc du faub. St. Denis, 184. Les services funèbres sont divisés en six classes, c'est à dire qu'il y a des convoisordonnés avec plus ou moins de pompe , et qu'insensiblement, jusqu'à la dernière^ classe, on a l'ourni à chaque personne
les moyens de faire des services funèbres appropriés à son rang et à sa fortune. Chaque classe a son prix : cependant comme il ne s'agit que du louage de différents objets, on peut mettre en quelque sorte le prix que Ion veut en ne louant qu'un certain nombre de draperies, de flambeaux, etc. Les enierrements de la première classe sont fixés à 4,282; la seconde classe à i,SOO; la troisième à 700; la quatrième h 250; la cinquième à 100; la sixième à 16 f. 5o c. Les pauvres sont enterrés décemment aux frais de la ville. Les bureaux sont ouverts depuis 7 heures du matin jusqu'à S heures du soir.
Bureau des fanérailles, rue de Grenelle-St-Germain, G 5.
Compagnie générale des sépultures, rue St.- Marc, iS.