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tiondes deux corps de bâlimenls,C{i arrière des terrasses, fat un peu cliangée. Depuis JS30, la parlic inférieure du pavillon cenîral a éié changée; sur une des terrasses, on a consiruit un bâtiment dans l'alignement des parties pleines de l'édilice; on regrette surtout la destruction d'un magnifique escalier à vis de Philibert Delorme.
Du côté du jardin, la façade offre trois pavillons. Les compositions sont d'ordre ionique et corintliien. Une galerie règne au rez-de-chaussée de chaque côté du pavillon du milieu ; elle est surmontée d'une terrasse Des statues en marbre représentant des sénateurs romains sont placées dans les portiques.
La façade du côté du Carrousel présente cinq pavillons et quatre corps de logis, dont la longueur totale est de 80 mètres. Plus de 20 bustes de marbre ornent la façade des deux premiers corps de logis. Un fronton triangulaire, couronné d'un altique porté par des cariatides, est soutenu par des colonnes d'ordre corinthien; au milieu du fronton est un cadran d'horloge accompagné de deux statues dans l'attitude du repos. Les ordres ioniques et corinthiens régnent dans le reste de la façade.
Une grille de fer à lances dorées, portée sur un mur d'appui, forme avec le palais la cour du château ; Napoléon la fit construire en 1808. Des massifs surmontés de statues assises, accompagnent les portes latérales de cette cour.
La place du Carrousel vient immédiatement après la cour du château; sa forme esta peu près carrée; elle est placée justement entre le Louvre et losTuiieries. Sonnoni lui vient d'une fête que Louis XIV y donna en 16G2. En 1802, l'explosion de la machine infernale dans ia rue St.-Mcaise, et qui faillit tuer le premier consul, ébranla tellement les maisons de la rue, qu'on k's abandonna et que bien-
lot elles furent démolies. En 1833, la démolition des hôtels d'Eibeuf et de Longneville achève encore l'agrandissement de cette place. Depuis la révolulion , on a ioujours cherché à déblayer cette place des constructions qui l'encombrent; ce projet est encore loin d'être accompli. Nous avons parlé des portes latérales de la grille ; celle du milieu est précédée d'un Arc de Triomphe ( Voir les Arcs de Triomphe).
La galerie des Tuileries qui se joint à celle du Louvre, se termine au pavillon de l'horloge; elle fut bâtie par Louis XIV. Du côté des Tuileries, l'ordonnance se compose d'un ordre de colonnes composites accouplées, des arcades percées dans cette aile, servent de passage aux voitures; de l'autre côté vers le Louvre, l'ordonnance se compose d'un ordre de pilastres doriques accouplés, surmoulés d'un ordre de pilastres corinthiens aussi accouplés. Le couronnement est le même des deux côtés et se compose de frontons alternativement triangulaires et demi-circulaires avec des ornements sculptés.
JARBIN DES TTJZZ.EB.ZES.
Jusqu'au règne de Louis XIV, le jardin des Tuileries resta séparé du château par une rue nommée la rue des Tuileries. Ces jardins, fermés par des murailles, un bastion et des fossés, contenaient une ménagerie, une volière, une orangerie, un étang et une garenne. En 1GC5, le célèbre Le Nôtre dessina le jardin que nous voyons de nos jours, à peu
près conservé dans son plan général. Les clôtures subirent de grandes modifications, on substitua un mur de terrasse et un fossé coupé par un large pont de pierre à un bastion et à un pont tournant en bois qui fermait le jardin du côté de la place Louis XV. La terrasse des Feuiilans était séparée du jardin des Feuilians par une muraille: en 1802, l'empereur, en mémoire de la bataille de Kivoli, fit ouvrir la rue de Rivoli à travers ces enclos, ces jardins et ces bâtiments, et bientôt des grilles remplacèrent ce vi<Mj\ mur couvert de cbarmilles. Actuelk-nient le jardin des Tuileries occupe l'espace compris entre la façade du château des Tuileries, ieijuai qui longe la Seine, la place de la Concorde et la rue de Kivoli. Il a environ 750 mètres de longueur sur ."300 de largeur. De chaque pavillon des extrémités du château, part une terrasse plantée d'arbres, et qui va en s'éievani progressivement jusqu'à l'entrée principale du jardin, où toutes deux se rapprochent en forme de fera cheval. Cette entrée, fermée d'une grille, est ornée de deux massifs surmontés d'un Mercure et d'une Renommée montés sur des chevaux ailés, c'est l'œuvre du sculpteur Coysevox. Au milieu delà place qui s'étend entre l'entiée et le bois, l'espace est occupé par un vaste bassin octogone; de chaque côté, des escaliers et de douces pentes conduisent aux terrasses. On voit autour du bassin avec leurs emblèmes couchés sur de longs piédestaux . les fleuves leTihre, leRhône, le Ail, leRhinctla Loire. Une longue allée part de ce bassin et aboutit au pavillon de l'horloge. Un bois de marronniers magnifiques plarités à distance occupe le milieu du jardin en s'étendaiil jusqu'aux deux terrasses. Deux parterres terminent le jardin du côté du château. Le plus près du palais en est séparé par un fossé
el une petite grille; il sert quelquefois de promenade aux dames de la cour.
Parmi les vases et les statues qui décorent lejardin des Tuileries, on remarque un lion en bronze par liarye; Spartacus, Cincinnatus par Foyalier; Tliémistocle, le Laboureur, par Lemaire; Pbidias par Pradier; Périclès par Debay; ces statues sont placées sur l'allée parallèle aux Tuileries et leur font face. On remarque encore le Rémouleur d'après l'antique, par Relier; Flore et Zéphire; une Nymphe des eaux par Coysevox ; une Vénus accroupie par Keller; l'enlèvement d'Oritbye parlîorée de Alarsy ; Atlas métamorphosé ; CoUàtin et Lucrèce; Cybèle enlevée par Saturne; Phaétuse métamorphosée en arbre; César; Hercule Farnèse; Hercule tuant le Minotaure par Sommariva ; un Prométhée de Pradier. Dans ie massif du bois, au milieu d'une pièce de gazon, on voit une statue d'Apollon ; dans une autre, Castor et Pollux, un Centaure dompté par l'Amour. Dans le massif de gauche, est une statue de Faune portant sur ses épaules un chevreau; un groupe de deux lutteurs d'après l'antique, plus loin un sanglier. Dans un enfoncement de la terrasse, est une statue de femme endornue ; on distingue aussi un Méléagre en marbre, Hercule et Télèphe, bronze d'après l'antique. Dans le jardin de réserve, un groupe en bronze de Bosio, représentant Hercule qui combat le tleuve Achéloiis; Atalanle et Hippomène luttant à la course; Laocoon, Diane et Apollon, bronzes d'après l'antique. Des thermes sont placés devant les charmilles du bois, du coté de la porte de sortie. Les trois bassins des Tuileries ont chacun un jet d'eau. La grande allée du milieu est dans l'alignement de l'allée des Champs-Elysées. En été, c'est le rendezvous des élégants et des élégantes du quartier voi-
sin. Les platanes et les marronniers forment, au dessus des larges allées, un toit de feuillage que les rayons du soleil ne sauraient percer. La terrasse du bord de Teau, dominant sur la Seine et sur ses deux quais, est une promenade cliarmante; c'est encore une position avantageuse, les jours de fêle à Paris, pour jouir, soit des joutes que l'on donne sur la Seine, soit du feu d'artifice qui se tire le soir. Au bout des deux terrasses, à la sortie du jardin , la vue domine sur la place de la Concorde et s'étend jusqu'aux Champs-Elysées. De l'autre côt<'', la terrasse dite des Feuillans,'à cause du couvent qui était bâti autrefois proche cet endroit, est encore une promenade fort agréable; elle longe la rue de Rivoli dont elle est séparée par une belle grille. Durant l'été on peut jouir dans ce jardin d'un concert public qui se donne sous les fenêtres du Roi une ou deux fois par semaine.
PAZ.AZS-ROTAI..
Ce palais a été bâli presque en totalité par les ordres du cardinal Richelieu, sous les auspices de l'arcbilecte Le Mercier; il fut commencé en 1629 et achevé en 1630. On voyait autrefois sur cet emplacement plusieurs hôtels particuliers, qui furent démolis ainsi qu'une portion de l'enceinte du vieux Paris, qui s'y trouvait. Ce palais, aujourd'hui la résidence de monseigneur le duc d'Orléans, ne poria le nom de i'atais-Royal qu'après la mort du cardinal, qui le donna par testament au
roi, lequel l'habita pendant les troubles quiagitèrent la France. Pendant le consujat, on l'appelait Palais-du-Tri])unat ou Palais-Égalité. Le Palais Cardinal, du temps de Richelieu, possédait deux salles de spectacle, plusieurs salles de bal, des galeries de tableaux, en un mot tout ce que le luxe de l'époque avait pu y réunir; on y voyait aussi une fort belle chapelle. Ou estimait la valeur du mobilier à plusieurs millions. La grande salle de spectacle fut brûlée en i7G3. Le Palais-Royal se compose premièrement , de trois corps de logis exactement semblables, ce sont ceux au milieu desquels le jardin se trouve enclos. Au rez-de-chaussée règne une rangée d'arcades ornée de pilastres d'ordre corinthien; au-dessus de l'entablement est une balustrade en pierre , et l'attique est percée de petites fenêtres régulières. Une galerie existe tout à l'entour sous les arcades. Ces trois corps de logis sont élevés de quatre étages. Le quatrième côté est formé par la galerie d'Orléans; c'est une terrasse de la même hauteur que le premier étage du palais, elle est supportée par des colonnes d'ordre dorique; au-dessus de ces pilastres sont placés des vases de ileurs; sous cette terrasse règne une belle galerie, longue d'environ lOO mètres, le jour vient d'en haut, à travers une toiture en vitres; de chaque côté, on voit d'élégantes boutiques toutes en vitrage, ornées de glaces et toutes semblables; derrière elle, règne encore sous \e< colonnes une galerie qui donne d'un côté sur le jardin et de l'autre sur la cour du palais; l'un et l'autre communiquent par un portique pratiqué dans le milieu de la galerie. La iaçade de ce palais donne sur la place du Palais, rue St. -Honoré; elle présente deux pavillons surmontés de frontons triangulaires et ornés de colonnes doriques ; ces deux pavillons
sont unis par une espèce de galerie où se irouve ]n porte d'entrée accompagnée de deux autres portes latérales; les deux corps-de-logis de celle cour sont ornés de pilastres d'ordres dorique et ionique, le quatrième cûté est formé par un avantcorps orné de colonnes du même orJre avec un fronton circulaire, au milieu duquel est un cadran porté par deux ligures sculptées et élevéau-dessus d'un espèce de comble.
La seconde cour est comprise entre le corps de bâtiment, la galerie d'Orléans et deux ailes de bâtiments semblables, décorées de colonnes du même ordre que les précédentes. L'architecture du Palais Royal, quoiqu'elle ait été restaurée, est généralement "sans beauté, les entrecolonnements sont trop espacés. Le Palais-Royal a joui long-temps à Paris d'une sranderéputalion. comme étant un des endroits les plus brillants de la capitale. Aujourd'nui les passages, les boulevarls, les rues les plus fréquentées de la capitale sont garnies de boutiques qui étalent un luxe bien supéiieur à celles du Palais-Royal : cependant l'aspect des galènes présente encore le soir un ensemble fort agréable: Elles sont brill.intes de bijoux . d'or, d'argeni et de pierreries, cest un vaste bazar où l'on trouve réunies toutes les commodités delà vie portées au plus haut de^ré.