‹ L'individu et la société (volume 2)Chapitre 22 sur 27 · ET LA FEMME · texte numérisé non relu

ET LA FEMME

L'être humain sans distinction de sexe. — L'affranchissement de la femme ne peut s'opérer qu'avec celui de l'homme. — Inanité des réformes partielles. — Travail d'écureuil. — C'est l'impuissance à s'élever qui fait s'attarder aux réformes. — Rapetissement de la question. — Choisir son maître n'est pas s'affranchir. — - Les leçons de l'expérience. — Toujours plus haut.

Et la femme ? vont me demander les féministes, me voyant terminer cette étude sans que j'aie seulement nommé cette moitié de l'humanité.

La femme, je ne l'ai nullement oubliée ; si j'ai parlé de l'être humain continuellement au masculin, c'en est la faute aux lacunes de notre langue, mais en parlant de l'être hu-

Toute réforme qui s'opère au sein de la sociL'té actuelle est condamnée d'avance à l'impuissance, car elle ne peut s'opérer qu'à condition de ne tonclier à aucune des fonctions vitales de l'organisme social.

Si elle amène, dans le sort de ceux en laveur de qui elle est opérée, une amélioration partielle, celte amélioration ne peut ^tre, en plus de son infimité, que temporaire, car le capitaliste qui a la force s'occupera de suite à trouver le moyeu d'en éluder les elfets.

Par conséquent, poursuivre la réalisation d'une réforme c'est tourner comme l'écureuil en sa cage, car, à peine une réforme obtenue, il faut en redemander une autre, et ainsi de suite jusqu'à la consommation des siècles, sans que change la situation de ceux qui sont censés eu bénéficier, puisqu'ils restent toujours sous la coupe de leurs exploiteurs.

Certes, il y aura toujours des gens qui trouveront plus pratique de demander une petite concession à leurs exploiteurs. Le bon sens

courant, ne dit-il pas qu'il ne faut jamais se montrer trop exigeaitU si l'on veut obteDlr quelque chose !

Le rflle de ceux-là est utile, puisque, quand ils réussissent à faire appliquer une de leurs panacées, ils nous démontrent par le fait, œ que nous affirmons : l'inanité des réformes.

Puisque lois, décrets, règlements nouveaux n'empêchent ni l'exploitation, ni les chômages, ni la misère, ni la faim. Chaque réforine tuée par son application est une démonstration de la nécessité d'une transformation complète.

Mais s'attarder à demander des rôforinos, c'est rapetisser l'idéal humain, c'est reconnaître la légitimité des abus dont l'on ne pai'Ie pas, c'est reconnaître que l'état social actuel est parfait en ses bases fondamentales puisque l'on ne demande que la réforme de (pielques-nns de ses détails. Et les féministes, de même, rapetissent la question de la femme, reconnaissent et approuvent, de fait, toutes restrictions à l'activité humaine que consacre la société actuelle, en ne demandant

qu'une toute petite place, pour la femme, au sein de l'exploitation actuelle.

Quand même la femme aurait, dans la société, le droit de participer à la confectiou du réseau légal qui nous enserre, en quoi son émancipation aui'a-t-elle avancé d'un pas pour celles qui seront toujours parmi ceux qui subissent la loi ? — Lorsqu'elle aura le droit de donner sa voix au chef ou à la cheffesse politique de son choix, cela lui donnerat-il du pain, si elle n'a toujours que son travail pour vivre?

L'homme a tous les droits politiques que l'on réclame poui' la femme, la majorité d'eus en est-elle moins misérable ?

Puisque ces prétendus droits sont inefficaces entre les mains de l'homme ; puisque l'expérience qu'il en fait tous les jours en démontre l'inanité, que la femme profite de la leçon et porte ses vues plus haut.

iQue ceux qui ne peuvent embrasser mit lés en son ensemble s'attardent à réclamer

TABLE DES MATIÈRES

Antagonisme de l'individu et de la société. — Déviation du progrés, r- L'àme : conscience de soi. — L'association spontanée. — Infiltration de l'autorité, de l'exploitation. — Apparition de la révolte. — li'autorité assise. — J^e mal découlant d<^ l'exercitNî d«' Tautoiifé attriJiUé à ceux qui la détiennent. — On cliangt* ».*nsuit*3 les formes. — Plus d'autorité. — Les détenteurs de l'autorité doutent de la légitimité de leur rôle. — La ])e.ur de l'inconnu. — L'idée marche

JL — Dks ohigixes de l'autoritk.

L'individu sacrifié à la société. — Qui u l'antéiiorité, de l'individu ou delà société? — A nuelh* épO(|ue s'est faile l'association dans l'espèce humaine? — L'individu n'est pas une cellule. — L'association s'opère à

TABLH DES HATIâRES

tous les degréaJe l'Avolntiôn. — Diverailé des fortnef

Je groupements. — Diversité des iastitulions gouvernementaleB. — Unitfi de Ili matiâre. — L'asGQCÎatiDa lioit suivre l'évolulion indiviJaelle. — L'aulorltiî sVtiiblft ptir lu inunque irinitiative. — L'babUode [sçODUc les curaclêres à lu servitude. — Commune origine de l'uutorltâ etde la |iropriilé. — Asservissement iloB faibles. — L'»utoritâ se fortiâe par la guerrn. —• La religion lui prèle son uppui. — La hiérareliie sa complique. — Les revenditutiona Uevleaneut ausst liconomlipies. — Nouvelles idoUe. — Les maîtres eh aot'pnt, mais l'autorité reste.

- Ni.ISSANCB [

r CHiTjQui;:

l.Vaprlt critique naît avec la comjjt fission. — D'inslioctive, la révolte devient consciente. — Elle est justïSd^ par les maladroits défenseurs de l'antorité. — L'as-^ luce, la foro.Ë et le nombre étaient le pouvoir. — La' flugorDËFle aux puissances donne nsissance k Y&aammie politique. — On s'occupe de l'origine des sociétés. — La légende se crée, et l'entité ae forme. — Le con-" trat social t — D'aucuns trouvent que les privilégiés l'ont faussé. — L'imprévoyance du pauvre. — L'imitinabilité sorluk contredite par ses transformatloDs iiontinuelles. — La religion se montre. — Influence néfaste du Cbrîstlanisme. — Souffrei sur la terre pour gagner le cioll — Matérialisme du spirituaHsine. — L'esprit réhabilité avec la matière. - Agonie de l'es- • prit religieux. |

IT. — L* SOOIftTfl-OilOAHieME, iii ]

Le peu de consistance des arguments tendant k la justlfluation df l'oppression. — On appelle la 8i>leiic| &

TABLE DES MATIËRES

- La Métaphysique. — La Société marâtre. — 3 [aut iloa l'icliPS pour fairû (raTaillti' les panvrps. —

e sont ceux qui Iravailledt i^ni sont dos f.ilnt^ant» I - Lq Irioinplie do l'enlité. ^ L'indiviîiu TÔilnil iiu fîôle d'abalraction. — Antériorité do l'Uniti^. —Adaptation naturelle et conipreasion ni* sont pus hi mdiiic chose. — Les bienfaits do la révolte,

DES LOISUE l'évolution- 67

tnand il n'y en a plus, il yen a encore. — Elles sont du ^'JilaB en plus cyuiqTies. — L'eitibo item uni des germes. ^-- Les • omholtemGnts » da l'histoire. — Antres faits.

^utrcs causes. — Connnis-toi toi-Tiiénie. — Déteriiii-

- Imprévu des causes dâferminantea de la vo-

- La volonté humaine et son arbitraire en "histoire do l'évolution humaine. — A force de se

ïépfirôwlci- à tfavrtrs .les ineonmifs, Isa lois «volutivt's sont loin d'aboutir à des résultais idi^ntiqucs. — La loi oxpliquc mais ne gouvcrno pas. — Eneoru la métaphysitiue. — Les résultats de l'évolution peuvent varier sans cesser d'êtru le fait do lois Absolues

VL — Altehnancb des rbobès et proorès db h

PEHSËR , T9

Les réclaniations commençant k so préciser. — Ghasséeroisé d'arguments. — Et la question s'embrouille en ^'éclaire issant, — On peut demander la disparition du Etat tout en restant fortement autoritaire. — • Le sel e la terre i. — L'aristocratie intelle etuelle aide à ta démolition de l'autorité. — Pas plus de }n sienne que de tonte aulTLi. — Les bourgeois eus-mêmea veulent détruire l'Etat. — Action et réaction. — On dépasse le

Iut lorsque l'elTort n'est pas mesuré, — Entité conlro ntlté. — Sainte inélaphysique I ^ Conception nette.

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