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nous devions le respecter et le garder tel
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Vouloir en troubler le fonctionnement en
mandant d'apporter des modifications au système était criminel au premier chef! Se taire et obéir 1 les droits individuels n'allaient pas au delà. C'est encore tout le fond
la discipline militaire, qui, sous prétexte de conservation sociale, fait de l'individu, pendant un certain temps de sa vie la chose sans plonté de ceux qui gouvernent.
■Nous avons vu, dans le chapitre préeéilenl,
mt ce qu'il y a de contradictoire en cette affirmation; mais les économistes n'en sont pas à quelques contradictions près. Toute leur fi science ». n'esl-etle pas basée sm* de pos-
lats semblables?
Mais la théorie qui eut le plus de .succès fut, sans contredit, la théorie du « contrat souciai ».
D'après cette théorie, les sociétés humaines
tôprâvoyance, de leui- incapacitéàse conduire et à licouomiaer. On comprendra que nous iie passions pas ici en revue tontes les énormitiis
lébitôes à ce sujet par l'éconoinie poliliqu*^, î^ne nous en revenions à noire sujet,
■""Etant reconnue insuffisante, la comparai- ©n de la Société-entité se transforma gia- (luellement en celle de Société-organisme, Cette conipai'aîson émise, pour la première fois, paraît-il, par Auguste Comte, a fait, depuis, fortune, et aujourd'hui on ne peut plus ouvrir un livre traitant des questions économiques sans y trouver l'aftirraation que la société est un organisme ayant cerveau, cojur, membres et appareils, tout comme uu être vivant quelconque, que l'évolution individuelle n'a lieu qu'en vue de l'évolution supérieure de la société, doit s'y subordonner, par conséquent.
^■Toujours eu préleudaiiL suivre la tliéorie de
hi'usques, caiialiles de détraquer le tout dont il n'est qu'une infinitésimale partie.
î;t alors, on voit d'ici les conclusions : la société, cette chose, qui ue devrait être qu'un nom donné à un mode particulier, transitoire eti ses formes, toujours modifiable do l'aclivito humaine, devient, au contraire, l'être par excellence qui vit, se meut, éprouve des besoins, a un mode de fonctionnement auquel doit subordonner son af.tivité la cellule-individu.
Admirons la traiisfornialion, « l'évolution» :
-l'être abstrait, la société, prund foruje et de-
Rvient un être réel entraînant dans son orbe
^Individu qui, de réalité absolue, subissant le
fflntre-coup de cette métaphysique physiolo-
^que, en arrive, de dégradation en déyrada-
lou, à ne'iilus être qu'une entité dont on n'a
ilus à tenir compte que comme quantité né-