La société-organisme prime tout
Jidivldu-celiulen*a qu'à s'adapter... ou à dis-
■aStre! Ainsi en ont conclu les pontifes de la
tcience économique.
M^me en suivant nos pseudo-évolutionnistes sur ce terrain, il est facile de leur démontrer que leur comparaison ne justifie nullement la mauvaise organisation sociale qu'ils veulent â tout prix justifier, tant leur société esl peu défendable.
Tout organisme vivant, que ce soit un cloporte, une vache ou un homme, est un composé de cellules ; mais nous l'avons vu précédemment, ce n'est pas l'organisme qui a précédé la cellule .Celle-ci est antérieure à l'organisme qu'elle a contribué à former. Et alors, est-ce l'organisme qui a présidé à l'association
i cellules qui l'ont formé, ou sa propre évolution ne s'esl-elle accomplie que sous le travail inconscient des cellules associées?
Pour tout esprit débarrassé du préjugé des causes finales, poser la question, c'est la résoudre. La cellule primitive en proliférant, eu est venue à s'associer; par son travail d'auto- Vilalité elle a donné naissance à un mode de Ke plus compliqué; les cellules composant ce kOttveaumodesupérieur de vie se sont divisé ) travail, s'adaptaut â une besogne spéciale
B l'existence : assimilaLioii, désassiinilalioii, iproduction, motricitiî ouautre mode de fonc- ^nuement.
[.'association devenant plus complexe, les notions se spécialisaient cucore davantage, [ dédoublant à l'intini pour en former do pavelles, donnant naissance h des organes piiveaux. Et l'organisme, l'i-tre résultant de ^sociation, profitant ainsi du travail accora- , se modifiait à chaque transformation de igrêgation cellulaire, acquérant des faculh nouvelles sous la poussée interne des agré- ^ts qui le composent, mais n'ayant que peu <rinlluence sur l'évulution suivie, suLissant tlastiquement la poussée initiale du travail gléaulaii-e accompli en dedans de lui. mais s son intervention. N'étant, en délinilive, l'une résultante et non un créateur, îettes.sa passivité n'étaitpas absolue, puisse ces actes extérieurs pouvaient avoir une pâence heureuse ou néfaste, sur lu colonie.
s tard, son intelligence se développant, sa pg^ance sur sa propre santé est devenue i consciente, mais le travail moléculaire
L'INDI-VIIH' F.T I,A SOI'-IÉTÊ
qui ^'accomplît en lui n'en échappe pas moins son contrôle, ii peut le déranger par ses scl'S, le, rétalilii' dans sa marclie nonniilo rai" une médicalinn inlelligenle, mais il ne peut ullement le modifier en son orgauisalion- Et âe uiicux qu'il puisse faire, pour faciliter sa lioiine marche, c'est de se mettre eu des conditions de vie. où le fonctionnement moléculaire ne soit pas entravé.
D'autre part, dans tout organisme fond ion-
liiant normalement, le travail est divisé, c'est
"vrai, chaque genre de cellule se cantonne dans
) sa fonctioa, accouiplissanl la besogne à la-
f; quelle elle s'est adaptée, cela est indubitable,
i,jnai9 nos physiologistes de l'étal social vou-
draient-ilsnous dire ce qu'il en adviendrait si,
comme dans nos sociélés, l'inlérét de chaque
cellule étaitdiamétralenient opposé àceluides
avoisine3,ousi le cerveau, voulant faire
î souverain, forçait les cellules à une
jesognc autre que celle à laquelle elles sont