CONCLUSION
Tel est, succinctement vu, l'immense domaine que la France possède en Extrême-Orient.
Je n'ai pu, au cours de ces pages trop brèves, qu'en effleurer la description ; pour décrire plus complètement ce vaste ensemble de pays et de populations, cette variété de productions et de ressources, plusieurs volumes seraient nécessaires.
La littérature sur ITndo-Chine est considérable; mais les progrès que réalisent nos divers domaines sont rapides, et les ouvrages qui enregistrent notre action là-bas cessent, à peine parus, d'être à jour.
Ce qu'il faut retenir de ces lectures, c'est que ces progrès sont méthodiques, continus, incessants ; c'est que l'administration de la France a fini par imposer dans ces contrées jadis livrées à l'arbitraire, le droit, l'ordre, la paix; qu'elle y a apporté le bien-être avec la sécurité ; qu'elle a dégagé la véritable valeur économique de territoires qui jusqu'à nous avaient été fermés à toute investigation, et dont l'exploitation incomplète profitait à peine à la masse de la population, pressurée et exploitée par les potentats indigènes.
Certes tout n'est pas encore parfait en Indo-Chine, mais est-ce que tout est parfait dans la métropole? Il
3o8 CONCLUSION
ne faut voir que l'ensemble, et l'ensemble est réconfortant. Quant aux détails, faisons confiance au personnel d'élite qui, là-bas, gouverne et administre au nom de la France. Pour la réalisation de toutes les conquêtes qui nous ont donné l'Indo-C^hine, il faut rendre hommage à nos soldats, à nos administrateurs : mais aussi il faut remercier nos compatriotes qui se sont expatriés, ont risqué leur fortune, exposé parfois leur vie, pour fonder là-bas des industries, entreprendre de la négoce : leurs établissements contribuent puissamment à la transformation économique du pays : ils en fixent la prospérité.
Ceux-ci et ceux-là méritent la reconnaissance de tous les Fançais.