CHAPITRE X. /i
réserve, en Chine, la visite de la grande ville de Canton n'est assurément pas celle d'y découvrir, parmi les statues des sages conservées dans une sorte de panthéon bouddhiste, le costume européen du voyageur Marco Polo. Mais ce ne furent là, dans l'histoire, que des rencontres fortuites. De notre temps, la rencontre est devenue normale. Le monde entier s'organise aujourd'hui par l'Europe : alors que les Etats policés de l'Occident montrent une tendance à multiplier entre eux les accords internationaux, et à faire passer à travers leurs frontières un esprit de fraternelle concorde, et que l'Amérique, désormais organisée , signifie à sa métropole européenne , par la doctrine de Monroë, qu'elle a chez elle fait son œuvre, mais entre ellemême à son tour dans le concert des nations de civilisation moderne , l'œuvre va se continuant en Afrique et en Asie , où le laborieux effort de l'intervention occidentale libère peu à peu la terre et les hommes de la routine du passé. — Dans cette organisation progressive du monde, qui marque peut-être, par des voies parfois longues, et parfois tourmentées aussi, un acheminement vers cette paix universelle vers laquelle tend tout esprit qui pense, la République doit sans doute savoir gré à son Indochine de faire avec honneur la part de l'œuvre française, en acclimatant sur la terre asiatique, à l'abri de son pavillon, un peu de cette fraternité humaine qu'elle tâche elle-même, à Tintérieur, d'introduire jour par jour dans ses lois, et de lui permettre, en réconciliant au dehors les deux idées de puissance et de justice, également chères à notre fierté nationale, de tenir en Extrême- Orient le rang qu'il convient.
Page xxxii. Parmi les agents du personnel consulaire dont le dévouement fut si utile à l'Indochine, et dont les rapports ont si souvent éclaire son Gouvernement général, des nouvelles toutes récentes imposent le douloureux devoir de rappeler la disparition de M. Durousseau de Coulgeans, consul de France à Korat et commissaire du gouvernement de la République pour les provinces de Battambang et d'Angkor. Quelques jours auparavant était parvenue, du même poste de Battambang, la nouvelle de la mort du chancelier du consulat, M. Jacques Davy de Boisroger, dont la jeunesse et l'entrain donnaient les plus belles espérances. Il sera permis de saluer ici ce double départ de l'hommage d'un profond regret.
Page xxxiu. Prière de lire irBayôn» au lieu de «rBayôm», à cette page et dans le cours du volume.
Page 17. Prière de lire irPigneau», et non «rPigneaux» de Béhaine.
Page 42. Un décret du 527 décembre 1909 a rapporté le décret du 1" avril précédent, relatif à l'organisation de la force navale des mers d'Orient On est revenu, pour l'organisation maritime française en cette partie du monde, au statu quo ante, c'est-à-dire à l'ancienne escadre d'Extrême- Orient, commandée par un contre-amiral, et comprenant des divisions actives et une division de réserve, cette dernière stationnée à Saigon.
Page &7. Au lieu de : «rentre les Ministères de la marine et des colonies * , prière de lire : «entre les Ministères de la marine et du commerce».
Page 68. Au lieu de : «caisse locale commune», prière de lire : « caisse de retraites locale commune^.
Page 134. Le prix de la carte d'impôt personnel a été remonté, pour l'année 1903, de 3 p. 5o à 3 piastres pour les inscrits, et de p. 3o à o p. 5o pour les non inscrits. Cette augmentation est justifiée par l'augmentation correspondante du prix des salaires indigènes, qui se sont élevés de manière très sensible au Tonkin depuis 1897.
Page 1 36. Le rendement de l'impôt personnel des Cambodgiens et des Chams, perçu pour la première fois sur rôles en 1 909 , a été à ce point supérieur aux prévisions qu'on a pu inscrire au budget de 1903 un chiffre de A8o,ooo piastres, alors qu'il y avait seulement à* 0,000 piastres inscrites au budget de l'année précédente.
Page 150. La réglementation du régime des alcools en Indochine avait été tracée par M. le Gouverneur général Doumer, avant son départ, dans l'arrêté du 37 février 1903. Après quelque incertitude on s'est bien trouvé de revenir, là comme ailleurs , à la puissante organisation donnée
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à l'Indochine par son dernier Gouverneur général, et les arrêtés des *o et 29 décembre 190a n'ont guère fait que reprendre les dispositions et l'esprit des arrêtés des 90 et 93 décembre précédents sur la fabrication et la vente des alcools.
Page 161. Un arrêté du 1 5 janvier 1903 a institué une nouvelle réglementation du domaine, dont la principale disposition est de restituer officiellement aux budgets locaux les produits qui , sous le régime précédent, leur étaient déjà laissés par tolérance.
Page 169. Les prévisions du budget général de l'Indochine pour l'exercice 1903 sont arrêtées, en recettes et en dépenses, à la somme de 38,980,000 piastres, la piastre étant évaluée, cette fois, pour le calcul des crédits, au taux de 3 fr. 20. Le budget de 1903, préparé pendant la vacance du Gouvernement général, ne pouvait être qu'un budget d'attente : il a dû tenir compte des circonstances de l'interrègne, de la baisse de la piastre, et de l'augmentation de la contribution militaire imposée à l'Indochine par sa métropole. Malgré une dépense supplémentaire qu'on évalue à 9 millions de piastres environ, il s'équilibre néanmoins, grâce à la prudente gestion de M. le Gouverneur général intérimaire Broni^ dans les conditions les plus satisfaisantes.
Page 175. «Une protection assurée depuis Suez jusqu'au détroit de Magellan. . . » Le champ de cette protection a été restreint par la suppression de la force navale des mers d'Orient.
Page 175. La loi du 3 1 mars 1903, portant fixation du budget général des dépenses et des recettes de l'exercice 1903, apporte, en ce qui concerne les dépenses et les recettes relatives à l'Indochine, les modifications suivantes au précédent budget :
État à. Ministère des colonies. Services généraux des ministères.