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SLU1CE8-BOXE8 FÉLIX FRANÇOIS

nés, s'y cantonnent et restent soustraits à l'action des plus légers, qui passent par-dessus sans les entraîner. C'est le classement.

Des modifications récentes ont été apportées par cet ingénieur aux sluices-boxes mobiles, décrits dans sa notice publiée en novembre 1903 et dans sa communication à la Société de l'Industrie Minérale (4e série, t. III, 3a livraison de 1904). Elles ont eu pour but de simplifier autant que possible leur constitution, de produire un débourbage encore plus énergique et d'abaisser de beaucoup le point haut de chaque installation pour la plus grande facilité du travail. Il me parait intéressant de signaler aux exploitants de placers aurifères les avantages qui en résultent.

Les figures 105 et 106 expliquent assez clairement la construction et le mode de travail de ces appareils, pour me dispenser d'en donner une description complète. Je ferai seulement ressortir les avantages de certains dispositifs.

Débourbeurs. — Le rôle des débourbeurs consistera désormais à faire uniquement le débourbage complet de Talluvion et à retenir l'or gros de plus de 20 millimètres de diamètre dans deux de ses dimensions (s'il en existe dans le gîte), sans se préoccuper nullement de la récolte de l'or fin, opérée parfaitement par le classeur placé à leur suite. En conséquence, dans chaque installation volante ou fixe, les sluices mobiles débourbeurs seront constitués par deux appareils équilibrés, plus ou moins larges, plus ou moins longs, à fonds plats, de forme identique, comprenant un ou deux augets et contrariés diagonalement par des chicanes parallèles entre elles.

Chicanes. — Les chicanes sont formées d'un élément de «riffle», de même hauteur que la flasque et d'une longueur suffisante pour laisser, encore libre, un passage égal aux 2/5cs de la largeur du sluice, fonooant avec ce dernier un angle aigu dont l'ouverture est tournée du côté du plan redressé terminant l'appareil. Elles sont fixées sur le fond et sur les côtés du caisson, de telle sorte qu'opposées l'une à l'autre elles obligent les matériaux en traitement à séjourner plus longtemps en contact avec l'eau et à subir un nombre plus considérable de chocs, dus aux mouvements combinés du moteur, au redressement brusque des lames et aux battements énergiques de l'eau et de l'alluvion contre les dites chicanes et contre les parois des débourbeurs.

Ces violentes secousses et ces clapotis ont l'avantage de briser les boulettes d'argile, de nettoyer la surface des cailloux, de fouiller les cavités et les fissures des pierres provenant du bed-rock et de noyer l'or flottant d'une façon aussi sûre, mais beaucoup plus simple que par n'importe quel système d'arrosage d'eau injectée sous pression.

Plus on emploiera d'eau, plus vite s'effectuera le débourbage; en règle générale, il faut que la matière argileuse en traitement baigne complètement dans l'eau pour pouvoir bien se diluer et se diviser ensuite en plus petits éléments.

Encombrement. — Afin que les installations volantes et les batteries fixes soient pratiques sur tous les placers, M. Félix François a réduit le plus possible cette hauteur qui ne dépassera pas désormais lm,30 au-dessus du niveau du sol pour le point le plus élevé de chaque installation.

Une installation volante composée de deux débourbeurs de 450 millimètres de largeur, d'un appareil classeur et d'un concentrateur, capable de traiter par jour 30 mètres cubes d'alluvion aurifère pourra facilement cheminer à bras, dans des conditions de terrains difficiles, pour suivre le chantier d'abatage au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Cette modification est, de même, d'une très grande importance pour les installations sur dragues.

Classeurs. — Le classeur a pour fonction de laver, par sassement, les graviers et les sables et de retenir l'or moyen et l'or fin, en le concentrant sous un petit volume de matière enrichie. Autrement dit, de ramener à quelques litres le volume de plusieurs mètres cubes d'alluvion aurifère, sans perdre une parcelle du métal précieux qui y est contenu. Or, pour faire ce classement d'une façon efficace, il est nécessaire que le sluice finisseur ait une surface de classement aussi large que possible, afin que la matière y chemine lentement, sous une faible épaisseur. Il est important de remarquer que ce n'est pas l'épaisseur moyenne de l'alluvion que cet appareil contient, mais seulement la tranche supérieure qui marche (3 centimètres au plus), qu'il faut considérer et dont la vitesse deviendrait trop grande si on diminuait la largeur de l'appareil sous prétexte d'avoir éliminé une partie de l'alluvion à l'under-current qui le précède.

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