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I. — RÉGION DE L'OURAL

Lavoir a sluice sibérien. — Le lavoir à sluice sibérien comporte un système complexe de charpentes destiné à supporter : 1° l'extrémité de la voie d'accès; 2° un sluice principal dont la tête esta une hauteur de 4 mètres

environ au-dessus du sol, et deux à trois sluices secondaires transversaux qui aboutissent aux norias destinées h relever les déblais ;

3° les canaux amenant l'eau nécessaire au lavage et à la mise en mouvement des roues motrices des norias.

Un type de ce dispositif est indiqué, par les plan, coupe et éleva-

Placer intact

Placeraprés enlèvement du hi mineur

Plaocr après travaux Slaraliéiis

Fio. 109. — Étapes d'un placer sibérien.

tion relatifs à un lavoir installé àWaltchanka (Bogoslovsk) (fîg. 110). Sluice principal. — Le grand sluice principal AB se compose de plusieurs parties distinctes. A sa tête est une tôle perforée de trous, reposant sur le fond du sluice. A la suite de cette tôle se trouve une série de casiers grillagés. Ces casiers sont en fer forgé, de forme rectangulaire, sans fond et reposent également sur le plancher en bois qui constitue le fond du sluice. Ils ont, en général, 6 à 7 centimètres de haut et 10 centimètres de large. Ce dispositif a pour but

de multiplier le nombre des ressauts que doivent franchir les sables pendant leur parcours, et de compenser, par suite, le peu de développement du sluice. A la suite de ces casiers, vient une

grille-tamis, b, à travers laquelle passe une partie des matières lavées qui se rendent sur le premier sluice secondaire. Cette disposition est analogue aux under-ctirrenls américains.

Les graviers et la portion des sables qui n'ont pas passé à travers la grille continuent leur chemin sur le sluice principal et trouvent, sur leur parcours, de nouveaux casiers grillagés semblables aux précédents, mais de plus grandes dimensions. L'augmentation de

ces dimensions est en rapport avec la diminution de la quantité d'eau qui les traverse.

Vers le milieu du grand sluice, les graviers rencontrent une deuxième grille aboutissant à un deuxième sluice secondaire ; enfin, toutes les matières fines qui auraient échappé à ce double tamisage franchissent une dernière série de casiers grillagés et aboutissent à une troisième grille qui les fait passer sur un dernier sluice secondaire. Les graviers qui forment le refus des différentes grilles glissent sur une grille inclinée, G', à travers laquelle passe le courant d'eau, et sont rejetés par elle dans une trémie située au-dessous du sluice, qui le conduit au-dessus des wagonnets.

Sluices secondaires. — Dans l'appareil de Bogoslowsk, qui vient d'être décrit, les sluices secondaires sont au nombre de trois; cette proportion est nécessitée par la finesse de l'or lavé. Non loin de là, à Tchernaïa-Rietchka, où l'or est un peu plus gros, ce chiffre a pu, sans inconvénient, être réduit à deux. Quel qu'en soit le nombre, leur disposition, toujours identique, est la suivante : A leur partie supérieure se trouvent non plus des casiers grillagés, mais de simples riffles transversaux; à la suite de ces riffles, les sluices se divisent en trois grands compartiments longitudinaux, recouverts de draps sur lesquels l'or achève de se déposer. A l'extrémité des sluices, se trouvent des norias qui relèvent les schlamms et les versent dans de petites voitures traînées par des chevaux. Ces sables lavés servent au ballast; on n'y a plus constaté que 0gr,0S24 d'or par tonne.

L'eau nécessaire au lavage est introduite sur le sluice, en partie au point de chute des sables et en partie un peu plus bas, au-dessus du premier tamis, a. Il en faut un volume d'environ six fois celai du gravier traité^ ce chiffre comprenant l'eau motrice.

Ce volume ne peut, en général, être fourni que par les cours d'eau île quelque importance. Aussi est-ce généralement auprès de ces derniers, plutôt que sur les gisements eux-mêmes, que l'on installe les appareils de lavage. Cette considération se joint à celles que j'ai déjà développées plus haut pour légitimer le caractère stable des installations.

A Tchernaïa-Rietchka, les lavoirs sont à 2 kilomètres du gîte, auquel ils sont reliés par un chemin de fer. La chute d'eau de 2m,50, nécessaire aux moteurs, a été obtenue à l'aide d'un barrage installé à 1 kilomètre environ du lavoir.

Mode de travail. — Le mode de travail employé au sluice sibérien diffère essentiellement de celui que j'ai décrit pour le sluice volant ordinaire, en ce qu'il exige l'intervention de r ouvrier et cet le différence est la conséquence directe du peu de longueur des sluices.

Sur un parcours aussi restreint que celui de la traversée des appareils, il est impossible de demander à l'eau seule de faire la séparation complète de l'or d'avec toutes les autres substances plus ou moins lourdes qui composent les graviers. Aussi l'opération est-elle divisée en deux parties distinctes : la première, qui seule est demandée au lavoir, est l'enrichissement des sables et la formation d'un schlich riche en or ; la seconde, qui consiste à extraire l'or de ces schlichs par voie d'amalgamation, exige l'intervention de l'ouvrier et s'effectue à la main sur des appareils analogues à ceux de la prospection et du travail individuel.

Enrichissement des sables. — La première opération, c'est-à-dire l'enrichissement des sables, se fait automatiquement pendant toute la journée, soit de six heures du matin à sept heures et demie du soir, les ouvriers se bornant à décharger les wagonnets au-dessus des sluices et à enlever les stériles lavés. Le soir, à la fin du travail, les contremaîtres, avec l'aide d'une équipe d'ouvriers de confiance, recueillent le produit du lavage, c'est-à-dire tout ce qui s'est accumulé dans les trous des tamis, entre les grilles des casiers et dans les riffles. Ce produit se compose non seulement des pépites et paillettes d'or, mais encore de tous les minéraux lourds de petite dimension qui sont disséminés dans les sables et qui sont constitués, notamment, par de l'oxyde de fer magnétique, des pyrites, des grenats, de la blende, du rutile, enfin par du quartz ayant échappé à l'entraînement. Ce produit porte le nom de schlich gris.

Pour le recueillir, on enlève les grilles du sluice principal et l'on ramène avec une palette en bois les sables vers le haut du sluice. On les lave doucement et avec un léger courant d'eau pour les concentrer encore ; on fait de même sur les sluices secondaires.

Traitement du schlich gris. — L'extraction de l'or du schlich gris se fait par voie d'amalgamation, sur des tables dormantes qui, à Bogoslowsk, ont 2m,20 sur 0n,,95.

L'opération est exactement celle que j'ai décrite à propos du travail individuel dont elle reproduit purement et simplement les deux

dernières phases : la transformation du schlich gris en schlich noir et l'extraction de l'or du schlich noir.

J'ai déjà exposé (p. 81) le détail des manipulations qu exigent ces deux opérations. Je n'y reviendrai pas ici ; j'ajouterai seulement que dans l'Oural on fait toujours intervenir le mercure, l'or fin n'étant jamais négligeable dans le traitement d'un gite alluvionnel assez développé pour mériter une installation fixe. En outre, l'importance et la richesse des schlichs gris ne permettent pas de négliger les déchets de leur traitement. Ceux-ci sont donc toujours recueillis et repassés tous les trois jours sur une seconde table dormante. Lorsque l'opération principale donne, par jour, 1,5 à 2 livres d'or, cette seconde amalgamation en produit encore une demi-livre. Quant à la proportion entre l'or retiré des schlichs récoltés sur le sluice principal et l'or retenu sur les sluices secondaires, elle varie suivant le degré de finesse des paillettes. A Tchernaïa-Rietchka, où l'or est assez gros, on en retire 97 0/0 sur le grand sluice et 3 0/0 seulement sur les sluices secondaires; à Volstchanka, où l'or est plus fin, on en retire 70 0/0 seulement sur le sluice principal et 30 0/0 sur les sluices secondaires.

Le lavoir que je viens de décrire passe 500 tonnes par jour ; il exige, pour son fonctionnement, 20 hommes et 10 chevaux. Les sables qui y sont traités ont une teneur qui varie depuis 16 à 19 dolis aux 100 pouds (2 fr. 65 à 3 fr. 15 au mètre cube) jusqu'à 56 à 57 dolis (8 fr. 29 à 8 fr. 46 au mètre cube), la moyenne étant de 30 à 35 dolis aux 100 pouds (4 fr. 98 à 5 fr. 81 au mètre cube). La teneur s'élève exceptionnellement jusqu'à lxol,48 (23 fr. 91 au mètre cube) et même jusqu'à 2,0,.10 (33 fr. 54 par mètre cube).

Le prix d'installation de ce lavoir a été de 70.000 roubles, soit environ 186. C00 francs.

Lavoir avec trommel. — Le lavoir avec trommel s'applique, aux sables gras nécessitant un débourbage préalable. L'appareil que je prendrai pour type, et qui est représenté à la figure 111, est celui qui est employé à Berezowsk.

Description de l 'appareil. — Cet appareil diffère du précédent:

1° par la présence du trommel débourbeur;

2° par l'absence de tamis à trous circulaires et de casiers grillagés ;

3° par un développement moindre des sluices à riftles transversaux.

m L'INDUSTRIE ÀUMFÈAE

Os deux dernières différences tiennent aux dimensions plus grandes Elévation

Fie. III. — Lavoir avec trommel <lébourbenr, à Bérezowsk (Oural).

de l'or contenu dans les sables traités par cet appareil ; si l'or était fin, il faudrait compléter et augmenter la surface de lavage dispo-

MÉTHODES D'EXPLOITATION DANS i/ OU H AL 303

nible. Tel qu'il est représenté par la figure, il comprend les éléments suivants:

Un trommel en tôle de fer de 3m,60 de long, ayant lm,10 de diamètre à une des extrémités et lm,40 à l'autre; l'épaisseur de la tôle est de 9 millimètres. Il est percé de rangées de trous dont le diamètre varie de 9 à 17 millimètres, suivant la grosseur des matières traitées; les trous sont distants de 67 millimètres sur une môme rangée ; les rangées successives, distantes de 50 millimètres, sont disposées suivant des génératrices du trommel. Le vide des trous

occupe du r^ au — de la surface totale.

A l'intérieur sont disposées, perpendiculairement à Taxe du trommel, des lames de fer dentelées représentées sur une figure à part.

Sous le trommel est un sluice /), divisé en trois compartiments longitudinaux et munis chacun de trois séries de riffles transversaux, /, séparés par des ressauts, n, et complétés quelquefois par une gouttière profonde y, placée à la tête même du sluice. Du côté de la plus grande section du trommel est une grille, destinée à retenir les cailloux et sous laquelle se trouve un lavoir à table dormante.

Le trommel est mû par une roue hydraulique.

L'eau de lavage, empruntée à la conduite générale, MN, qui amène l'eau sur la roue, R, est conduite sur l'appareil par des manchons, m, en cuir brut ayant trempé pendant quinze jours dans l'eau de goudron. La distribution se fait au moyen d'une double série d'ajutages, dont les uns, x, x, déversent l'eau à l'intérieur du trommel par ses deux extrémités, et dont les antres, /:, débouchent directement sur la table de lavage. A l'extrémité de la table se trouve une dernière grille qui sépare les eaux boueuses des sables; les premières sont évacuées par la conduite A, les seconds s'accumulent, d'abord, dans les deux espaces prismatiques e, et finalement contre une trappe h bascule qu'on soulève de temps en temps pour les recueillir dans des chariots.

Mode de travail. — Les sables > déchargés par une trémie dans le trommel, y sont délayés par l'eau et les lames de fer. Les cailloux sortent par l'extrémité la plus large et restent sur la grille; les schlamms traversent, les uns les trous du trommel, les autres

la grille. Ils sont lavés, comme les graviers précédents, en deux opérations : la première se fait sur les sluices avec riffles qui sont placés à la suite du trommel et donne du schlich gris; la seconde consiste dans le lavage et l'amalgamation de ce schlich gris sur des tables dormantes.

La quantité d'eau nécessitée par un lavoir qui passe 400 tonnes par jour est de 67m,5 par seconde, soit 3.000 mètres cubes par journée de travail de douze heures ; la proportion entre l'eau et le sable lavé est donc de 7,5 à 1, tandis qu'elle n'était que de 6 à 1 dans l'appareil précédent, qui ne comportait pas de débourbage.

Un appareil à un seul trommel lave, par jour, de 400 à 500 tonnes de sable ; il exige, pour son fonctionnement, une force de 3 chevauxvapeur et un personnel d'environ 25 hommes et 14 chevaux.

Dans les placers de la Taïga d'Yénissei, une machine munie d'un trommel ayant 3m,20 de long et dont les diamètres sont respectivement lm,20 et lm,06, lave 204 mètres cubes en treize heures, soit environ 350 tonnes. La roue hydraulique exige 67m,5 d'eau par seconde; le trommel en consomme de 47 à 80 litres par seconde pour le lavage. Le volume total d'eau nécessaire est donc environ douze fois celui du sable traité.

Un trommel dure une ou deux saisons d'été, suivant la quantité de cailloux contenue dans les sables.

Lavoir à. cuve (Tchachka). — Description de Vappareil. — Les sables argileux compacts ne seraient qu'imparfaitement désagrégés par le lavoir à trommel ; on les passe au lavoir à cuve, représenté h la figure 112.

Cet appareil comprend une cuve à fond de tôle dont le diamètre varie de 2m,50 à 5 mètres ; ses bords verticaux ont une hauteur variant de 30 centimètres à lm,50. Le fond de la cuve est un tamis en fonte ou en tôle de fer, formé de vingt-cinq secteurs distincts. Les trous du tamis ont, à leur partie supérieure, un diamètre de 15 à 18 millimètres et s'élargissent à la partie inférieure, où leur diamètre est de 20 à 25 millimètres; ils sont espacés de 0m,10 Fun de l'autre. Entre les secteurs, et suivant un rayon, on ménage une large rainure /, habituellement fermée par une trappe et destinée à l'évacuation intermittente des cailloux.

La cuve présente, en son centre, une ouverture circulaire à tra-

vers laquelle passe un axe vertical o, mû par une roue hydraulique R. Cet arbre est muni de six à huit bras horizontaux, disposés suivant des rayons et reliés entre eux par des barres. Le long de

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Fio. 112. — Lavoir sibérien a

ces bras sont suspendus des manchons verticaux portant des sabots métalliques dont la partie inférieure est à peu de distance du fond de la cuve. Ces sabots affectent trois formes : ceux qui sont situés au milieu des rayons horizontaux sont droits et en forme de socs ;

306 " l'indcstrie aurifère

ceux qui sont à l'extrémité des rayons, du côté du bord de la cuve, ont, sur un de leurs côtés, une aile destinée à ramener le sable vers le milieu des rayons ; enfin les sabots suspendus près de l'ouverture centrale de la cuve ont une aile inversement disposée pour ramener également le minerai sous les sabots droits.

Sous la cuve est un sluice /, à riffles transversaux de plus en plus écartés à mesure qu'on s'éloigne de la cuve.

L'eau est introduite dans la cuve, soit par un tuyau longeant les bords intérieurs et percé d'orifices sur tout son développement, soit par une gouttière de forme circulaire, suspendue au-dessus de la cuve, et dont le fond est percé de trous.

Mode de travail. — Les sables sont versés dans la cuve par deux ouvertures pratiquées dans le plancher qui est placé au-dessus d'elle et sur lequel on décharge les wagonnets. Ils sont délayés par les sabots et par le jet d'eau. Les schlamms passent à travers les trous du tamis et subissent le double lavage précédemment décrit dans les appareils à trommel; les cailloux restent dans la cuve. De temps en temps on ouvre l'ouverture /, et on fait tomber ces cailloux sur un tamis placé au dessous, sur lequel on les trie quelquefois h la main, car il peut y rester des quartz montrant de l'or visible. Le tamis est souvent remplacé par un trommel dans lequel on soumet tous ces refus à un deuxième lavage.

De même que le lavoir à trommel, le lavoir à cuve est employé dans les régions où l'on peut disposer d'une grande quantité d'eau. Un lavoir à cuve dépense ordinairement 9m3,7 d'eau par mètre cube de sable lavé.

Suivant les dimensions de l'appareil et la nature des sables, on peut laver de 250 à 400 mètres cubes de sables par jour, avec un personnel de vingt-neuf hommes et de quinze chevaux ; on recueille sur les sluices une quantité de schlich gris variant entre 350 et 1.600 kilogrammes.

Quand la disposition du terrain le permet, on diminue la dépense d'eau en faisant alimenter une seconde cuve placée au-dessous de la première par les eaux qui meuvent la roue hydraulique.

A Bérézowsk, la cuve a 3m,50 de diamètre, ln,,50 de profondeur; les bras intérieurs font 25 tours par minute. On passe de 50 à 55 tonnes par douze heures, et l'on consomme, en eau, dix fois le volume des sables.

Cuve de Miasse. — Sur les placers de la région de Tchélabinsk etdeMiasse, on a combiné l'emploi de plusieurs cuves et du trommel, ainsi que le montrent les croquis représentés sur la figure 113.

L'appareil comprend deux cuves superposées : Tune en fonte, de 2m,80 de diamètre et de 0m,40 de hauteur, est percée de trous de 15 millimètres. Dans le fond de cette cuve, est ménagée une trappe à bascule x, mobile à laide du levier p, qui permet d'évacuer de temps en temps le refus des trous du fond de la cuve par la grille x et la trémie h. La seconde cuve, située au-dessous de la première, est plus petite et n'a que 2m,10 de diamètre et 0m,25 de hauteur ; son fond est plein et a une inclinaison de 6 centimètres par mètre.

En w, est un orifice latéral, débouchant sur une petite table inclinée wo, ayant environ 0m,30 dans le sens de l'inclinaison, une largeur de 0m,90 et une pente de 15 centimètres par mètre. Elle est munie de deux rebords, u et o, qui empêchent l'écoulement trop rapide des sables; une deuxième table horizontale de 0m,50de largeur, la continue. A l'une de ses extrémités sont des planches d, ne laissant entre elles et la table qu'une fente étroite pour le passage des schlamms et destinées à répartir les schlamms sur toute la largeur de la table. A la suite de cette première table, il en existe une seconde, de 5m,60 à 4m,20, ayant une inclinaison de 20 à 25 0/0, suivant la nature des sables; plus les sables sont argileux, moins la déclivité est accusée. A l'extrémité de cette seconde table, les schlamms traversent un trommel au-delà duquel est installée une dernière table de 4m,20 sur 6m,30, inclinée de 12 à 15 0/0. Les stériles sont évacués comme dans le lavoir à cuve décrit précédemment.

Dans la cuve supérieure, se meut un arbre vertical faisant en général 12 tours par minute. Cet arbre est muni de deux séries de bras horizontaux rr, situés l'un au-dessus de l'autre ; ils portent douze barres verticales en fer à section trapézoïdale, rattachées excentriquement aux bras par des bielles s*. La distance entre l'extrémité inférieure de ces barres et le fond de la cuve est réglée tantôt par une chaîne M, tantôt par une vis v'. Cette distance est ordinairement de 12 millimètres ; les barres extérieures ont une forme un peu différente et sont serrées contre le bord de la cuve par un ressort/. Dans la cuve inférieure se meuvent quatre bras, portant chacun neuf sabots dentelés.

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Fio. 113. — Lavoir à cuve de Miasse (Oural).

Mode de travail. — Les graviers sont désagrégés dans la cuve supérieure a; les gros cailloux restent sur le fond et sont évacués, comme je l'ai dit, de temps en temps, par la trappe x. Lesschlamms tombent dans la cuve inférieure, où leur débourbage est achevé par les sabots dentelés. La transformation en schlich gris s'achève sur les tables inclinées, les gros étant classés sur la première table /, et les fins séparés des premiers par le troirimel/', sur la table g.

L'extraction de l'or des schlichs gris ainsi obtenus se fait sur les tables dormantes, comme il a été dit plusieurs fois déjà.

La cuve de Miasse passe 195 mètres cubes de matière par jour, avec une dépense de 2"3,16 d'eau par minute, soit huit fois, le volume de gravier traité; elle exige une force motrice de 4 chevaux-vapeur.

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