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CYLINDRES BROYEURS A GRANDE VITESSE

maintenir les portées de chaque rouleau exactement dans une ligne verticale, vu que l'usure des coussinets n'est pas uniforme, il est indispensable de remédier à ces variations, car elles ont pour résultat de produire une usure inégale de la surface des cylindres et, par conséquent, de les mettre plus rapidement hors de service que si Ton y remédie en faisant, de temps à autre, du serrage.

Une autre difficulté qui se présente dans l'emploi de tous les cylindres broyeurs, quelqu'en soit le système, consiste dans la reprise du travail lorsqu'ils ont été arrêtés par une raison quelconque, chute de courroies, etc. Il est impossible de les remettre en marche sans procéder à un nettoyage préalable des matières engagées dans la machine, ou sans desserrer les ressorts pour laisser passer ces matières ce qui emploie toujours un temps assez long. Il est donc très utile de pouvoir déplacer les cylindres pour permettre la chute des matières, engagées jusqu'à ce qu'on puisse de nouveau alimenter le moulin après qu'il a été remis en marche. Le cylindre qui s'use le plus est celui qui est commandé directement par la grande poulie, mais on peut le remplacer sans enlever celui qui est commandé par la petite. Une bague ordinaire doit pouvoir s'user jusqu'à ce que son poids soit réduit de 80 à 90 0/0 de son poids total; si elle dure moins, c'est qu'elle est de mauvaise qualité.

On a recommandé des vitesses de rotation assez variées. On peut résumer comme suit les observations faites à ce sujet. Le premier jeu de cylindre qui reçoit les matières qui ont passé dans une bague de 22 à 25 millimètres de diamètre, doit tourner avec une vitesse aussi faible que possible, de façon à ne pas dépasser. une vitesse à la. circonférence de 100 à 150 mètres par minute, ce qui est assez lent pour que les plus gros morceaux de minerai passent dans l'appareil sans produire de chocs violents ; mais il ne faut pas compter faire sortir les matières de ce premier broyage avec une' grosseur inférieure à 6 millimètres ; il faut alors cribler ces matières et renvoyer au broyage celles qui dépassent cette dimension. Dans ce but, on fait passer la matière sortant du premier jeu sur un tamis n° 12, dont la production est passée au second jeu de cylindre, lesquels peuvent avoir une vitesse à la circonférence de 280 à 330 mètres par minute et dont les produits passent à un crible n° 30-mesb. Tous les refus de ce criblage doivent aller aux cylindres finisseurs, qui ont une vitesse à la circonférence variant deSOO à800 mètres par minute .

Il n'y a pas de raison pour qu'une installation disposant d'élévateurs et de tamis suffisant, desservant un ensemble de trois jeux de cylindres de 90 centimètres sur 45 centimètres de diamètre et installés convenablement, ne soit pas capable de traiter d'une façon régulière de 200 à 250 tonnes de minerai ordinaire par vingt-quatre heures, ou 350 tonnes de quartz oxydés en réduisant ces matières au tamis 20 ou 30-mesc h avec un refus ne dépassant pas 10 0/0.

Cylindres broyeurs oscillants Humboldt. — Ces appareils sont pourvus d'un cylindre fixe et d'un autre oscillant dont l'arbre est logé dans un cadre robuste pouvant tourner autour d'un pivot fixé sur le bâti du moulin. Les paliers de l'arbre du cylindre oscillant sont disposés perpendiculairement au-dessus de ce pivot qui sert de point de rotation. Ils oscillent avec leur cadre autour du pivot et reculent sous la pression exercée par les morceaux de minerais très gros ou des objets en fer pouvant tomber entro les cylindres. La partie postérieure du cadre est rappelée par deux solides ressorts à spirale qui cèdent aux secousses et qui, le reste du temps, pressent fortement le cylindre à paliers mobiles contre celui à paliers fixes. Cette disposition exclut tout manque de parallélisme des axes des deux cylindres entre eux, ce qui constitue un avantage éminent de ce broyeur. Les engrenages ou autres organes fragiles ou h marche bruyante n'entrent pas dans la construction de ces machines. Les deux arbres sont actionnés directement par les poulies-volants.

Pour la disposition de la commande, il est nécessaire de prévoir une transmission intermédiaire à débrayage spécial.

Tous les coussinets sont efficacement protégés contre la poussière.

Bagues. — Selon l'usage auquel elles sont destinées, l'appareil est muni de bagues de cylindres en fonte dure, en acier durci, en acier coulé ou aussi en acier forgé. Ces bagues sont facilement démontables ; elles sont fixées à l'aide de boulons sur le tourteau conique en fonte.

La surface des bagues en fonte dure n'est ordinairement rodée que de la quantité strictement nécessaire, tandis que les bagues en acier coulé sont entièrement tournées. Ce dernier travail étant très facile, les anneaux en acier conviennent tout particulièrement pour le broyage fin.

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