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CYLINDRES BROYEURS A GRANDE VITESSE K

Distributeur. — Pour obtenir une alimentation régulière des moulins, chacun d'eux est muni d'un distributeur mécanique et d'une trémie de chargement (fig. 205).

cylindres a grande

Appareil de rodage. — Pour la retouche des bagues des cylindres, on fournit en môme temps que le moulin des appareils, de rodage

Fig. 206. — ((habillage des cylindres en place,

à fémeri, pouvant être montés sur la chaise du cylindre et permettant ainsi le rodage des bagues pendant la marche du moulin (fig. 206). On peut entretenir ainsi la surface des bagues en parfait état, sans Sire obligé de démonter une seule pièce du moulin.

l'industhie aurifère

Voici un tableau donnant les dimensions et les principaux éléments de ces broyeurs :

MODÈLE N

Diamètre des cylindres . . mm Largeur des cylindres ... mm

Nombre de tours par minute. . .

Diamètre de la grande poulie-

Largeur de celte poulie. . mm

Diamètre de la petite poulie du

cylindre mobile mm

Largeur de la petitç poulie mm

Force motrice nécessaire appro-

ximative en chevaux vapeur..

Production approximative par

heure, en quartz broyé, kilos

1 Longueur (perpendi-

!?..*« „« 1 culaire aux arbres) Espace 1 '

°DarUPaé \ Lar8eur (dans ,a di"

machine J recl»on des arbres)

I mm

Poids approximatif de la ma-

chine complète avec poulies,

appareil de distribution cl plaques et boulons d'ancrage

kilos

Poids approximatif de la ma-

chine complète emballage ma-

Gube approximatif pour trans-

port maritime m3

Transmission intermédiaire,

supplément approximatif de

Une paire de bagues de rechange

en fonte dure, poids approxi-

Une paire de bagues de rechange

en acier coulé, tournées, poids

Le petit moulin numéro 1 n'est construit, par suite du diamètre restreint des cylindres, qu'avec des paliers à glissières.

Cylindres Sturtevant. — Les cylindres Sturtevant sont des appareils qui font entrer en ligne de compte, tout au moins partiellement,

CY LIN DUES BROYEURS A GRANDE VITESSE Wl

l'actioD de la force centrifuge. Ils servent de terme de passage avec la classe suivante d'appareils, qui sont, eux, exclusivement bases sur cette force naturelle.

Le dessin de la ligure 207, explique le principe de cet appareil, qui est ingénieux. Ce moulin, dont les cylindres ont 90 centimètres de diamètre et seulement 12 centimètres de largeur, donne sur les bagues une pression de 16 tonnes à sa vitesse normale. Mais ce chiffre peut être considérablement accru en augmentant la vitesse, la force centrifuge venant s'ajouter à la pression initiale. A cet effet,

Fio. 201. — Cylindres finisseurs & grande vitesse Sturlevaut.

les bagues sont montées sur un bandage formé d'une série d'éléments, tenus écartés de l'axe par des rangées de ressorts en acier qui provoquent l'adhérence du bandage et de la bague. Cette disposition rend très doux le mouvement et supprime complètement les chocs ordinaires de ce genre d'appareils. Le parallélisme des coussinets est assuré par une glissière sur laquelle ils se déplacent. Le principe de ces cylindres à grande vitesse est le suivant : L'effet utile des cylindres est en raison directe des surfaces de broyage qui se présentent pendant une durée de temps déterminée. On peut donc obtenir une production aussi grande avec des cylindres de petit diamètre qu'avec des grands, pourvu que la vitesse de ceuxlà soit suffisante. On peut donc, avec de faibles diamètres, qui sont considérablement moins coûteux et moins lourds que les grands, obtenir des rendements satisfaisants.

558 l'indcstrie aurifère

Ces moulins tournent à une vitesse de 600 tours au minimum. Les bagues sont bon marché et faciles à changer. En tout cas, conformément à ce qui a été dit plus haut, des vitesses pareilles ne conviennent que pour des matières déjà fines, et le moulin Sturtevant est un appareil finisseur à n'employer que sur des matières réduites déjà à (Tassez faibles dimensions.

c) Moulins à boulets. — Ces appareils, qui étaient complètement inconnus dans l'industrie aurifère, il y a seulement huit ou dix ans, ont pris dans ces derniers temps une importance considérable. Ils ne conviennent pas comme appareils finisseurs, mais ils ont le grand avantage de pouvoir traiter les matières simplement concassées, comme le fait une batterie de pilons, et de les rendre à un degré de finesse convenable pour desservir les appareils finisseurs dont il me reste à parler. Ils rentrent donc bien dans l'évolution que j'ai signalée, qui tend de plus en plus à opérer le broyage par étapes successives.

Il existe un grand nombre de modèles de ces appareils; je décrirai ceux qui sont le plus employés.

Les uns et les autres peuvent être utilisés à sec ou sous un courant d'eau. Dans ce dernier cas, leur rendement est considérablement accru.

Moulin à boulets Humboldt — Description. — La figure 208 montre les coupes transversale et longitudinale de ce broyeur à boulets, automatique.

Le tambour est calé sur l'arbre qui tourne dans les paliers. Les matières à broyer sont amenées dans le moulin par une trémie latérale et par l'ouverture disposée sur l'une des parois frontales de l'appareil ; le produit pulvérisé est évacué à travers l'enveloppe cylindrique qui renferme les boulets.

Cette dernière est formée par des barreaux en acier, juxtaposés, dont les deux faces sont bombées de manière que leur ensemble constitue une surface cylindrique ondulée bien visible sur la coupe.

Ces barreaux sont boulonnés à des brides circulaires venues de fonte avec les parois frontales. La face intérieure de ces brides présente des encoches en forme de cuvettes épousant exactement la forme des barreaux bombés. Ce dispositif, breveté, permet de loger et de fixer d'une façon parfaite ces derniers ; ils ne peuvent pas se

déplacer latéralement et les brides ne courent pas le danger de se rompre.

Les parois frontales sont protégées contre l'usure par des plaques. On emploie pour la fabrication de ces dernières de la fonte dure de première qualité ; de plus on leur donne une légère surépaisseur vers leur circonférence extérieure, car l'usure est surtout considérable de ce côté, et les boulons d'attache des barreaux doivent être protégés.

Fonctionnement. — L'intérieur du tambour reçoit des boulets de diverses grosseurs, en acier forgé ; leur rotation opère le broyage.

Les ondulations de la surface cylindrique forment une aire utile plus grande que pour d'autres moulins de même diamètre. De plus, elles empêchent la matière de glisser vers le bas en même temps que les boulets.

Le contenu du tambour est au contraire relevé continuellement jusqu'au point culminant latéral pour retomber et rouler ensuite vers le bas en opérant un écrasement et un broyage. Il y a surtout lieu de tenir compte de ce que les boulets et le produit à pulvériser se logent dans les cuvettes des ondulations. Ils sont donc relevés sans glissement, de sorte que l'usure de l'enveloppe est réduite au minimum. De plus les boulets qui sont arrivés en haut sont pour ainsi dire repoussés, de sorte qu'ils n'agissent pas seulement par friction, mais encore et surtout par chocs.

La pulvérisation s'opère donc par frottements et par chocs entre les boulets, et non pas contre l'enveloppe du moulin. Ces. deux circonstances assurent une trituration énergique sur une aire de broyage plus grande et un rendement bien plus élevé que pour d'autres systèmes, avec les mêmes dimensions.

Détails de construction, — Les pièces sujettes à usure (barreaux et plaques frontales) peuvent être déboulonnées avec la plus grande facilité. Lorsqu'on constate de l'usure quelque part, il suffit donc de remplacer un seul barreau ou bien un seul segment, opération qui demande environ une heure de travail.

La forme bi-bombée des barreaux permet de les retourner lorsque l'une des faces est usée et de les faire resservir, ce qui double la durée de service de l'enveloppe.

La matière broyée et pulvérisée par les boulets traverse les fentes réglables, existant entre les barreaux.

Par suite de la forme spéciale de ceux-ci, ces fentes sont plus larges à l'extérieur qu'à l'intérieur, de sorte qu'elles ne peuvent pas se bloquer et que l'évacuation de la matière se fait en passant de la partie étroite dans un espace plus large.

Après avoir traversé la grille formée par les barreaux, la matière passe par les tamis préparatoires en tôle d'acier perforée, puis par les toiles extérieures plus fines, dont les mailles correspondent à la finesse à obtenir pour le produit.

Les refus de la tôle perforée et du tamis glissent sur ceux-ci sous l'effet de la rotation et viennent buter contre les plaques en fonte; puis ils retombent par les ouvertures ménagées à l'intérieur du moulin, où leur porphyrisation est continuée.

Ce cycle se répète jusqu'à ce que la matière soit suffisamment fine pour traverser la toile.

Ces moulins ne sont pourvus que de trois plaques de retour afin d'augmenter le plus possible la surface de blutage. De plus, les tamis sont disposés immédiatement derrière les plaques en fonte, comme l'indiquent les figures, de sorte que la matière passe sur les trois tamis jusqu'à la plaque suivante. La forme polygonale des tamis augmente encore leur efficacité et le rendement de la machine, car le produit suffisamment fin ne retourne pas dans le moulin et, par conséquent, ne peut pas retarder le broyage du reste de la matière.

La forme ondulée du cylindre intérieur de ces broyeurs présente encore l'avantage, important pour le tamisage, que la chute des boulets communique des chocs à tout le moulin, chocs qui ont pour effet de déboucher continuellement les toiles fines.

Le moulin est entouré d'une enveloppe hermétique en tôle, munie d'une tubulure, destinée à sa jonction éventuelle avec un exhausteur pour l'aspiration des poussières. La partie inférieure de l'enveloppe est pourvue d'une trémie fermée au moyen d'un tiroir, permettant soit l'emmagasinement du produit broyé, soit sa manutention facile en vue des opérations ultérieures.

Ces moulins sont construits dans différentes dimensions, dont le tableau suivant donne les caractéristiques essentielles.

MODÈLE N

uns

•ignugu

Diamètre du tambour broyeur, mm

Largeur du tambour broyeur., mm

Nombre de tours de la poulie... .

Largeur de la poulie mm

Force motrice en cheyaux-vapeur. .

Poids approximatif du broyeur

Poids approximatif d'un jeu ae

( longueur., mm

Espace occupé J largeur.... mm

( hauteur. . . mm

Débit par heure (quartz) au tamis

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