KILOS
APPAREILS FINISSEURS 571
Les figures 212 et 213 montrent si clairement la construction du moulin Huntington qu'une description plus détaillée est & peine nécessaire.
Le diamètre intérieur, pour la capacité prise comme exemple, est de 6 pieds (1°,83), Quatre rouleaux avec des tètes (heads) de 24 pouces (0n,60) de diamètre sont suspendus au châssis mobile supérieur. Lorsque ce dernier est mis en mouvement, ces rouleaux
Fia. 313. — Moulin Huntington. Coupe transversale.
sont projetés à l'extérieur jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés par l'anneau en acier formant ta paroi circulaire de la cuve, autour duquel ils cheminent avec une force de broyage variant avec la vitesse. En plein travail, la vitesse du moulin est de 55 tours par minute.
La décharge pour le minerai broyé se fait à travers une grille légèrement inclinée sur la verticale régnant sur la circonférence entière, juste au-dessus de l'anneau en acier ou bande de broyage.
Les rouleaux sont suspendus de façon à ce qu'une distance d'un pouce (0",025) sépare toujours leur surface inférieure et la cuve du broyeur. Le mercure introduit dans cet espace agit ainsi comme dans les moulins tyroliens.
Des râbles sont fixés sur le bâti mobile a des distances variables
du centre, de façon à ce qu'aucune partie du minerai ne puisse rester en repos.
Un léger courant d'eau est introduit dans la cuve en même temps que le minerai; mais l'appareil peut aussi travailler à sec; c'est même là son principal emploi.
Fig. 213. — Moulin Huntington. Vue en perspective.
Mode de travail. — On doit observer que ce moulin, comme tous les appareils de broyage bien compris, ne doit pas avoir à opérer le concassage, ni même le premier dégrossissage. Cette partie du travail doit être toujours faite par un c on casseur ou un broyeur, réduisant les fragments à une grosseur qui ne dépasse pas 1 centimètre de côté au maximum. L'alimentation régulière doit également être opérée par un feeder mécanique, analogue à celui que j'ai décrit pour les moulins ordinaires.
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Le mouvement centrifuge et l'action des rouleaux grantdent plutôt qu'ils ne pulvérisent le minerai ; il en résulte cet avantage, que les sulfures et les parties tendres de la gangue ne sont pas réduites en poudre impalpable dans la même proportion que dans un grand nombre d'autres machines. Ces sulfures sont, par conséquent, dans de bonnes conditions pour une concentration ultérieure, en même temps qu'une moindre proportion de slimes évite les pertes par entraînement qui seront étudiées plus loin, en détail. Enfin, le mercure, qui n'est ni battu ni broyé, se réduit moins en farine, et cette circonstance diminue également les chances de perte.
Le mouvement centrifuge des rouleaux cause une projection constante de \&ptdpe contre la grille, et la décharge est, par suite, très bonne.
Broyeurs à pendules. — Ce broyeur présente l'avantage de faire moins de slimes que les modèles similaires. Comme le Griffin, il est commandé par une poulie. en bois horizontale, ce qui oblige à croiser la courroie de commande et à ancrer solidement le bâti pour résister à la tension en porte-à-faux.
Construction. — Le broyeur à pendules consiste, en principe, comme le Huntington, en une cage circulaire entourée de tamis d'évacuation et pourvue d'un anneau de pulvérisation intérieur. Contre cette dernier, viennent s'appliquer trois ou quatre rouleaux, fixés au bout de pendules suspendus à un support en forme de croix. Par suite de la force centrifuge, les rouleaux sont fortement pressés contre l'anneau. Cet appareil travaille indifféremment à sec ou avec un courant d'eau.
Il convient d'employer pour l'anneau de roulement de même que pour les bagues des rouleaux un acier spécial; ces pièces doivent être extrêmement résistantes et de plus, comme elles sont sujettes à usure, elles doivent pouvoir être remplacées avec facilité. Les anneaux résistent en général un an à un an et demi avant de devoir être changés. — Un ràcloir tournant continuellement à l'intérieur du moulin ramène sans cesse la matière contre l'anneau et contre les tamis d'évacuation. Ces tamis se composent de simples bandes d'un remplacement facile, en fils solides de bronze phosphoreux ; ils offrent une vaste surface de passage à la matière qui est évacuée par l'eau. Pour le travail avec des ouvertures plus grandes,
on peut également employer des tôles en acier Martin perforées de fentes obliques.
Du moment qu'on ne charge pas des morceaux trop gros dans le moulin, ces tamis résistent pendant des semaines; d'ailleurs, leur remplacement est peu coûteux.
L'arbre de commande vertical, de même que les pendules, sont logés solidement dans leurs paliers; leur graissage est continu. Les coussinets sont protégés avec soin contre les impuretés, l'eau, la boue et la poussière.
La poulie de commande horizontale est en bois extrêmement dur, de manière à en augmenter la solidité, à obtenir un poids moindre et à amortir le bruit. La commande directe par courroie assure une marche parfaitement calme du moulin, en écartant tout danger de rupture.
Chaque pendule peut être démonté séparément.
Fonctionnement. — A moins qu'il existe un dispositif spécial assurant une alimentation régulière, l'arrivée de la matière brute se fait par un distributeur automatique genre « Challenge feeder ».
La maison Humboldt construit deux modèles de broyeurs à pendules exigeant respectivement une force motrice de 4 et 6 chevauxvapeur. Il en résulte que, par suite du broyage absolument continu, des poids minimes en mouvement et des pertes de travail négligeables dues aux frottements propres, le rendement de ces moulins atteint un maximum. Voici deux tableaux qui donnent, le premier la capacité de production de ces appareils, le second leurs éléments principaux.