III. — APPAREILS FINISSEURS
Les broyeurs à boulets et les bocards conviennent tout spécialement à la pulvérisation de morceaux assez gros ; par contre, leur efficacité diminue lorsqu'ils sont destinés à parfaire le broyage de grains déjà relativement fins, par exemple au dessous de 3 millimètres. En effet, dans ce cas, le choc des boulets ou des pilons est amorti par leur chute sur des matières fines, de sorte qu'il n'y a ni broyage, ni bocardage. De plus, les tamis des broyeurs à boulets s'usent rapidement, vu les grandes quantités de matières à moitié finies qui roulent continuellement sur leur surface. Tout ceci a obligé depuis longtemps les exploitants à recourir à des appareils susceptibles de donner des produits plus fins, avec moins d'usure. Tel est le rôle des appareils finisseurs, qui nous restent à décrire pour clore le chapitre consacré au broyage.
Les appareils finisseurs appartiennent & deux catégories bien distinctes : ceux qui ont recours à la force centrifuge et ceux, plus récemment introduits et qui dès leur apparition se sont imposés &
APPAREILS FINISSEURS
l'attention générale, qui portent le nom de tube Davidsen ou tubemill. Les Anglais le désignent souvent aussi sous le nom de flinlmill (moulin en silex), à cause du garnissage intérieur, en pierre dure, qui est employé dans un grand nombre de ces appareils.
Finisseurs à force centrifuge. — Je décrirai d'abord les finisseurs à force centrifuge. Les plus connus sont le Huntington et Oriffln. Tous deux sont basés sur le même principe.
Moulin Huntington. — Cet appareil offre cette particularité que l'amalgamation peut s'effectuer en partie dans l'intérieur de la machine, comme dans les stamp-mills, et, en partie, extérieurement avec tous les appendices usuels (plaques d'amalgamation, sluices etc.), sans que le mercure lui-même soit réduit en farine par l'action du broyage, ce qui entraîne toujours, ainsi que je l'ai expliqué, des pertes d'or et d'amalgame.
On peut faire valoir plusieurs considérations en faveur de cette machine : à capacité égale, elle coûte trois ou quatre fois moins qu'une batterie de pilons, la force motrice nécessaire étant» dans ce même cas, moitié moindre; en outre, tandis que, dans les meilleures conditions, un moulin à bocards exige plusieurs mois pour les préparatifs de son aire et pour son montage,jle moulin Huntington peut travailler dès qu'il est arrivé sur le terrain.
Un moulin de 6 pieds (lm,83) de diamètre a la même capacité qu'une batterie de 10 flèches ; son poids total est de 9.072 kilogrammes seulement. La force nécessaire pour l'actionner est de
8 chevaux-vapeur.
Voici d'ailleurs le tableau des dimensions les plus usuellement employées :