MÉTHODE DU TRAK8VAAL
For amalgamable, au moyen de la dissolution dans les liqueurs cyanurées, n'est pas un procédé économique car, pour peu que l'or se trouve en grains d'une certaine dimension, il devient nécessaire pour épuiser les pulpes qui le contiennent, défaire passer d'énormes volumes de solution cyanurée. Dans bien des cas môme, cette dissolution ne peut être complète qu'en ayant recours à l'agitation ou au broyage dans des pans, ce qui conduit à une série de manutentions qui font perdre tout le bénéfice de l'unité et de la simplification apparente de cette façon d'opérer.
Le grand principe du Transvaal est donc de retirer tout for amalgamable par un premier broyage relativement grossier, de rebroyer ensuite les résidus sortant des plaques d'amalgamation dans des tube-mills et de procéder alors, au moyen d'hydroclasseurs et d'appareils de concentration, à la séparation des sables et des slimes.
Traiter séparément les sables qui sont d'une percolation facile au moyen de solutions concentrées et les slimes qui se laissent plus difficilement traverser, mais qu'on arrive néanmoins à épuiser d'une façon très complexe avec des solutions très faiblement cyanurées, mais passant par volumes énormes sur ces matières fines, de façon à n'avoir, en définitive, en circulation que deux séries de solution, l'une forte et riche provenant du traitement des sables et qu'on passe seule aux caisses de précipitation, et l'autre très diluée pour le traitement des slimes, solution qu'on élève ensuite au titre nécessaire en cyanure pour la transformer en solution forte sans lui faire précipiter la quantité modérée d'or qu'elle contient après son passage sur les slimes.
Cette méthode peut subir quelques variantes, notamment au point de vue de l'oxygénation des masses qui se traduit par un pelletage et par un transport de sable d'une rangée de cuves dans une autre, en scindant la percolation en deux périodes.
On verra plus loin des exemples comparés de ce traitement dit traitement double avec le traitement simple, qui évite celte manutention intermédiaire (Voir p. 821).
En tout cas, toutes ces opérations ne nécessitant que des décantations, s'exécutent au moyen de pompes et de tuyauteries convenables et représentent, somme toute, des frais peu importants si on les rapporte à la quantité de tonnes traitées journellement.
C'est une considération qui avait un intérêt surtout dans les débuts de la cyanuration lorsqu'on avait à traiter, comme je lai déjà dit, d'énormes tas de tailings provenant des premières exploitations et qu'il s'agissait de réaliser promptement.
En un mot, la méthode type du Transvaal peut se résumer de la façon suivante :
Passage au concasseur (Blake's ou Gate's). Table de triage éliminant en moyenne 20 0/0 de stérile. Transport mécanique, en wagonnets, au moulin californien ;
Broyage au tamis n° 26-mesh dans des pilons pesant en moyenne 400 kilogrammes chacun ;
Plaques de cuivre amalgamé de 3a,60de longueur;
Relevage des tailings par une roue à augets ;
Echantillonnage automatique;
Hydroclasseurs;
Broyage des gros sables au tube-mill et retour de ces produits sur les plaques d'amalgamation ;
Distribution des gros sables dans la première rangée de cuves ;
Cyanuration, par la solution forte, de ces gros sables;
Transport mécanique des tailings sableux épuisés aux tas de résidus définitivement abandonnés ;
Spitzkasten pour séparer l'eau des slimes;
Traitement des slimes par la solution faible, dans des grandes cuves avec agitation par des pompes centrifuges;
Évacuation des slimes épuisées à la décharge définitive des stériles ;
Extraction de l'or des solutions fortes, par le zinc en fine tournure.
B. Méthode américaine. — On trouve, en Amérique le moulin californien comme premier appareil dégrossisseur dans toutes les mines ayant déjà un passé derrière elles, surtout si, comme c'est le cas général, elles ont débuté sur des minerais contenant une proportion plus ou moins grande d'or amalgamable. On y rencontre néanmoins de nombreuses variantes, telles par exemple, que le broyage au pilon à sec et surtout le broyage dans des broyeurs à cylindres ou mieux encore dans des moulins à boulets, à sec, comme point de départ de la cyanuration.