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CLASSIFICATION DES MÉTHODES DE CYANURATION

le broyage à un grand degré de /inesse avec amalgamation dans le moulin même était la méthode qui donnait le meilleur coefficient d extraction. Lorsque la cyanuration commença à être appliquée en grand, mais avant qu'on eût réussi à traiter convenablement les slimcs, on chercha à réduire au minimum la proportion de ces derniers et, par conséquent, on fit emploi de gros numéros de tamis à la décharge des pilons. On augmenta considérablement ainsi la proportion des sables à soumettre à la lixiviation.

En un mot, la méthode classique du Transvaal, avant la guerre avec les Boers, consistait à broyer dans des pilons californiens, non pas à sec, mais avec de l'eau et à tamiser le produit au tamis 26 mesh. La pulpe à l'extrémité des plaques d'amalgamation contenait : 10 0/0 sous forme des plus gros produits, séparés par les spitzkasten ; 65 0/0 des moyens étaient formés par des sables et enfin 25 0/0 constituaient les slimes, qui étaient traités à part, par cyanuration.

Après la guerre, la plupart des pilons étant inoccupés faute de main-d'œuvre, il était devenu possible d'employer des tamis plus fins, sans réduire le tonnage d'extraction de la mine et sans surcharger de slimes, les appareils de traitement. A l'heure actuelle, la plupart des Compagnies du Rand produisent autant de slimes qu'elles en peuvent traiter, et on procède à de vastes extensions pour le traitement des produits fins.

Dans les grandes installations, ayant une capacité de traitement suffisante et munies de grosses pompes pour la circulation des liquides, les slimes donnent un coefficient d'extraction supérieur à celui des sables et des concentrés, bien que leur teneur soit moindre que celle des matières plus grenues. C'est ainsi que les slimes provenant des minerais des « deep levels » (niveaux profonds), contenant une valeur d'or de seulement 9 à 22 fr. 50 (2 à 5 pennyweights) à la tonne arrivent à donner un coefficient d'extraction de 83 0/0 avec une dépense ne dépassant pas 2fr. 50 par tonne.

Les concentrés, qui sont, on le sait, le produit le plus riche en or retiré de la pulpe par les appareils spéciaux de concentration, ont un coefficient d'extraction d'autant plus grand que leur degré de finesse est plus grand aussi. C'est d'autant plus vrai que ces minerais sont plus compacts, et les concentrés provenant des deeps levels sont bien moins faciles à traiter que ceux des niveaux supé-

rieurs, l'or s'y trouvant enfermé dans des grains non poreux. C'est ainsi qu'un minerai provenant d'une profondeur de 700 mètres, moulu au tamis 35 mesh, retient plus d'or non dissous, renfermé dans les grains étanches, que le minerai de surface moulu au tamis 26 mesh seulement.

Le résultat pratique de cette constatation a été qu'on s'est décidé à rebroyer au tube-mill les produits des spitzkasten en renvoyant les produits de ces tube-mills sur les tables d'amalgamation et aux spitzkasten, de façon qu'aucune particule non finement pulvérisée ne puisse aller à la cyanuration. On voit combien la question de classiGcation hydraulique, à peine envisagée auparavant, prend aujourd'hui d'importance.

A la Mine Simmer and Jack, le minerai, broyé au tamis 26 mesh, a donné 54,6 0/0 et, à la Robinson Deep, avec la perforation 35 mesh, il a donné 62,5. On s'installe donc pour pouvoir traiter dans l'avenir de grandes quantités de slimes. On arrive d'ailleurs à des prix très bas pour ce rebroyage. A Kalgoorlie, en Australie Occidentale, le broyage jusqu'à l'état de slime est évalué à un shilling par tonne en partant du tamis 30 mesh. Le tube-mill est garni de voussoirs et de galets de quartz ; il a même été proposé de remplacer les uns et les autres par du minerai du banket même, taillé à la dimension voulue.

On voit que la méthode transvaaliennea pour premier principe de retirer des minerais l'or amalgamable au moyen de pilons, et même de ne le retirer qu'au moyen de ces appareils. Personnellement je suis persuadé qu'on peut arriver à démontrer qu'il" est plus économique au point de vue purement technique d'exécuter le premier dégrossissage au moyen de moulins à boulets plutôt qu'avec des appareils à chocs comme le moulin californien; mais on n'envisage ainsi qu'un côté de la question. Il est certain que le fait de pouvoir retirer de l'or libre sous forme d'un amalgame immédiatement réalisable et, pour ainsi dire, sans déchet, pèse d'un grand poids dans la valeur comparée des diverses méthodes de broyage, et j'ajoute qu'à ce point de vue le moulin californien tel qu'on le réalise maintenant est un instrument arrivé à un haut degré de perfectionnement, qui rend difficile la concurrence de tout appareil destiné à remplir le même but, mais basé sur d'autres principes. Il est reconnu, d'autre part, que l'extraction de

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