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ÉTUDE DES APPAREILS DE LA CYANURAT10N

distincts, sont employés, suivant qu'il s'agit de matières sèches (chaudes ou froides) ou des pulpes humides.

Transporteur à sec. — Les transporteurs et élévateurs à sec sont indispensables toutes les fois que l'usine est établie en plaine et qu'on installe, comme je l'ai conseillé précédemment (Voir p. 619), le concassage préalable sur le sol même de l'usine.

On emploie de très nombreux systèmes de godets, montés soit sur des chaînes, soit sur toiles, caoutchoutées ou non. Ces derniers élévateurs sont susceptibles d'être conduits à de plus grandes vitesses que les élévateurs à chaînes, mais ils sont moins robustes.

Il ne faut pas oublier qu'on a à faire à des quartz concassés présentant des arrêtes vives et coupantes.

Elévateur Anker. — La Maison Ànker construit des élévateurs montés sur chaînes calibrées et solides, qui ne se dérangent pour ainsi dire jamais. La figure 231 en donne le dessin.

Transporteurs horizontaux ou inclinés.

— Pour la translation de matières sèches, le modèle le plus courant a été jusqu'ici la courroie Robins, ou tout autre marque similaire, caractérisée par l'emploi d'une courroie caoutchoutée, ayant une épaisseur de 5 à 12 plis, suivant le travail, et renforcée par une surépaisseur de caoutchouc au centre, qui est la partie qui fatigue le plus.

Il est presque toujours nécessaire, dans les transports de ce genre, de pouvoir décharger en plusieurs en droits le long

du parcours de la courroie. On y parvient en installant en ces divers points des goulottes de décharge placées au-dessous de la courroie.

Fig. 231. — Élévateur Anker avec tambours à gorges lisses.

Cette dernière passe, au droit de la goulotte, sur un renvoi de rouleaux, qui laisse tomber la matière dans le conduit de décharge. Ces rouleaux, en forme d'S, peuvent même être montés sur un chariot mobile, ce qui permet de faire varier à volonté le point de décharge.

L'inconvénient de ce dispositif est d'être encombrant et coûteux. De plus, même avec le caoutchoutage plus intense vers le centre, l'usure des courroies est assez rapide et leur renouvellement est fort coûteux. Enfin, elles ne peuvent pas transporter des matières chaudes.

Transporteurs-trembleurs. — Un dispositif préférable consiste à utiliser les transporteurs-trembleurs Anker, qui sont depuis longtemps en usage dans les sucreries et qui ont l'avantage, tout en étant entièrement métalliques, de n'avoir aucune partie mobile qui puisse s'user ou se détraquer. Un de ces appareils est représenté à la figure 232. Il se compose simplement d'un couloir en tôle, de largeur variable suivant le débit qu'on demande, suspendu on supporté par des lattes de bois flexibles qui font office de ressorts antagonistes. Le mouvement de tremblement est donné par une excentrique qui fait 300 à 380 tours à la minute, les matières avancent par inertie.

Des lucarnes réservées dans le fond permettent de faire tomber les matières aux points désignés sur le parcours. Ces lucarnes peuvent être ouvertes sur toute la largeur ou sur une partie de la largeur seulement du couloir. H s'ensuit qu'on peut distribuer simultanément et dans la proportion désirée, les matières dans différents récipients.

Cet appareil transporte indifféremment des matières pulvérulentes ou en morceaux. 11 peut sans inconvénient recevoir des minerais grillés sortant du four, à l'état brûlant, ce qui est impossible avec les courroies et ce qui oblige à. créer des récipients de refroidissement intermédiaires.

Ces transporteurs-trembleurs ne conviennent pas lorsqu'il faut transporter les matières en les relevant, même légèrement, tandis que les courroies travaillent bien, même sous des angles assez sérieux. On n'est arrêté que par l'angle limite d'écroulement des matières transportées. Un angle de 17° paraît être toutefois le maximum qu'il ne convient pas de dépasser.

APPAREILS EMPLOIES POL'H LA CÏANLRATION

APPAREILS EMPLOYÉS POUR LA CrANCRATION 681

Transporteurs des pulpes humides. — Les pompes centrifuges,

garnies à l'intérieur de la coquille avec do l'acier dur, chromé ou manganèse, ont été d'abord employées et sont nu1 me encore en

usage dans nombre de cas. Leur usure est considérable, indépendamment du mauvais rendement théorique de toute pompe centrifuge & sable.

Aussi l'emploi des grandes roues à augets tend-il a se- généraliser de plus en plus. Ces roues, comme l'indiquent les figures 233, 334

Fio. 23B. — Roue à tailings de l'Angelo-Driefoolcin (320 pilons).

et 235 s'établissent soit en fer, soit en bois. On les construit en bois toutes les fois que cela se peut faire, afin d'économiser le transport de ce matériel encombrant. Dans ce cas, il n'y a rien à expédier sur les lieux que la garniture métallique comprenant l'arbre, les moyeux, les paliers, les plaques d'ancrage, les contrefiches et éctisses métalliques, les tôles et boulons, le tout accompagné des plans détaillés des charpentes à scier sur place.

APPAREILS EMPLOYÉS POUR LA CYÀNURÀTION

Ces roues sont à simple ou & double rangée de godets, suivant les quantités à élever. Il est préférable de les conduire par courroies ou par câbles, afin d'éviter le transport d'un harnais de réduction et d'une grande couronne dentée.

Voici les dimensions, poids, etc., de ces roues élevatoires en fer avec double rangée daugets.

MODÈLE N

Diamètre de la roue élevatoire en mm

Poids approxim. de la roue élévatoire, emballage ordinaire compris, kilos.

Poids approxim. de la roue élévatoire, emballage maritime compris. . kilos.

Cube approxim. pour transport maritime, en métrés cubes

Sluices. — Toutes les fois que la pente le permet, on en profite pour faire écouler les pulpes et les slimes par la simple gravité , avec accompagnement d'une quantité d'eau suffisante pour assurer l'entraînement complet des matières solides. C'est de cette façon que s'opère en général le transport des pulpes depuis le moulin proprement dit jusqu'aux bacs decyanuration.

On évacue aussi par « sluicing » les résidus épuisés des bacs. C'est même un dispositif essentiellement économique à recommander quand on a de la pente et de l'eau en quantité suffisante à sa disposition, le pelletage des slimes dans les bacs étant une opération longue et assez coûteuse. A la mine Camp Bird, par exemple, on est arrivé à vider, au moyen de ce véritable procédé hydraulique, des bacs de tailings épuisés contenant 100 tonnes de résidus en deux heures de travail d'un seul ouvrier.

Cuves decyanuration. — Ces récipients se font en bois ou en tôle d'acier. L'une et l'autre de ces matières ont leurs défenseurs. On reproche aux cuves en bois de donner lieu à des pertes et de ne pas durer longtemps, surtout dans les climats tropicaux. Les cuves métalliques sont plus coûteuses, mais elles sont aussi plus faciles à monter.

Cuves en bois. — II n'est pas prudent de construire les cuves avec des douelles ayant moins de 75 millimètres d'épaisseur pour des diamètres atteignant 6 mètres et au-delà. Au Transvaal, les grandes cuves ont jusqu'à 123 millimètres d'épaisseur de douelles. On leur donne une forme légèrement conique, afin de faciliter leur construction et leur montage.

Les pièces de fond doivent avoir 30 centimètres de largeur. On les assemble, à grain d orge, avec les douelles. Cet assemblage est le point faible, où se produisent le plus facilement les fuites, il doit donc être fait avec le plus grand soin. On fixe en général le fond sur la charpente au moyen de grands clous.

Cerclage. — Les cercles sont en fer plat de 75 millimètres de large et de 4œm,5 d'épaisseur. Leur distance ne doit pas dépasser 25 à 30 centimètres. On met, en général, deux de ces cercles à la base de la cuve, et Tun d'entre eux doit en tout cas se trouver au niveau du fond.

Le serrage des cercles demande beaucoup d'adresse. Si on serre trop, on a des ruptures au moment où le bois se gonfle au contact de l'eau : il faut effectuer ce serrage progressivement.

On protège le bois par deux couches de peinture :à l'intérieur on n'applique cette dernière qu'après avoir rempli la cuve d'eau. On la vide, on la laisse égoutteret on applique la peinture sur le bois une fois sec, mais resté humide dans l'intérieur. De cette façon on empoche les fissures ultérieures dans la couche protectrice.

La meilleure des fondations pour les cuves, c'est la maçonnerie. Si on est amené, pour raison d'économie ou autre, à employer du bois, il faut établir la base sur une série de pièces de 15/20 équidistantes de 60 centimètres, reposant sur un châssis de traverses de 7 1/2 sur 30 centimètres, écartées aussi de 60 centimètres. Les pièces de 15/20 doivent être parfaitement dressées. Elles sont sciées à la longueur convenable pour que le fond et non le peigne de la cuve repose sur elles. On donne à ce plan de pose une faible inclinaison vers le côté où se trouve la porte de décharge, de façon à permettre un égouttage complet. On donne en général 1/2 0/0 de pente.

La filtration s'opère par un double fond formé par une série de voliges clouées sur le fond et ayant une hauteur de 5 centimètres ; leur distance est de 25 millimètres. Toutes ces pièces aboutissent à un cadre circulaire distant de la paroi de la cuve de 25 milli-

APPAREILS EMPLOYÉS POUR LA CYANUKATION

mètres aussi. Au dessus de ce plancher on pose d'abord une natte en fibre de coco ayant la forme du châssis et arrivant juste à l'extrémité du cadre circulaire. Au-dessus on place la toile de filtra lion circulaire aussi, mais dépassant la dimension du cadre de 15 centimètres environ. On assure le serrage au moyen d'une corde qu'on enfonce avec un ciseau decalfat et à coups de maillet dans l'espace annulaire restant entre le cadre et la paroi de la cuve, en y pinçant la toile filtrante. De cette façon, l'intérieur du filtre est absolument séparé des matières à filtrer.

Les portes de déchargement peuvent être réservées soit sur les côtés, soit dans le fond. Les premières sont utilisées dans la méthode qui exige le pelletage à la main. On munit alors ces portes d'un bec permettant de charger la matière dans des wagonnets circulant sur une voie ad hoc.

Cuves en fer. — Voici un tableau qui donne les dimensions et poids des cuves en tôle d'acier les plus usuelles pour la cyanuration telles que les construit la maison Humboldt à Kalk (fig. 235).

MODÈLE N

Dimensions de la cuve :

Diamètre mm.

Hauteur de l'enveloppe, mm.

Epaisseur de tôle de l'enveloppe mm.

Epaisseur du fond en tôle mm.

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