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Fermeture* pour ouverture! d'écoulement

Diamètre de l'ouverture mm.

Nombre d'ouverture pour chaque cuve. . . . Poids approx. emballage ordinaire compris kilos

Poids approx. emballage ordinaire corn- Encombrement approx. pour tranport maritime m:

Feu. 235. — Cuve de c yanuration en Mie d'acier.

Distributeurs. — Les distributeurs sont de petits appareils destinés à répartir également la pulpe dans les cuves, de façon à éviter qu'il puisse s'établir des courts-circuits dans la liltration.

APPAREILS EMPLOYÉS POUR LA CYANURATION

Tous ces distributeurs sont basés sur le principe du tourniquet hydraulique, classique dans les cours de physique élémentaire.

Distributeur Butter et Meind. — Un des plus répandus et des plus commodes est le distributeur, Butter et Meind dont je donne la coupe à la figure 236. Cet appareil est suspendu à un petit chariot mobile sur un rail placé au-dessus des cuves, de sorte qu'il peut servir indifféremment pour Tune quelconque d'entre elles. Il est formé essentiellement d'un cône en tôle monté sur une garniture en fonte d'où partent les huit bras de distribution. Une gou-

Distrîbuteur Butter et Meind.

Fio. 236.

lotte amène les matières dans le cône de distribution et les verse le plus près possible de Taxe, de façon à éviter toute irrégularité de débit. Il existe diverses dimensions de ces distributeurs suivant le débit qu'ils doivent assurer. La pente des bras est de 1/12* et leur diamètre varie, suivant les grandeurs, de 35 à 60 millimètres. Tous les bras ne sont pas de même diamètre ni de même longueur. Les bras courts ont 50 millimètres de diamètre, les moyens 62 et les longs 75. Les ajutages de décharge sont en général coulés séparément et ajustés sur place. On les règle à la demande de l'admission.

Les longueurs de bras sont en général, en mètres : 3,98, — 3,45, — 2,85, — 2,40, — 1,65 et 0,75. Ils sont placés symétriquement deux par deux, de façon à s'équilibrer. La décharge de tous ces ajutages doit couvrir également la totalité de la surface de la cuve.

Un grillage horizontal empêche que des impuretés, morceaux de bois, etc., ne viennent boucheries ajutages.

Mode de remplissage. — On peut faire fonctionner le distributeur de deux façons différentes : ou bien remplir la cuve d'eau avant de commencer la distribution ou, au contraire, commencer à actionner le distributeur sur une cuve vide et laisser filtrer le liquide dès le commencement du remplissage. C'est ce que les Américains appellent le « dry filling » . Ce dernier système de travail offre deux avantages :

1° Les slimesde la pulpe sont également répartis dans les sables, tandis que, dans le système opposé, ces slimes restent en suspension, se déposent par lits et rendent la perméabilité moins grande;

2° Pendant la durée du remplissage une grande quantité de solution traverse les matières qui se trouvent déjà dans la cuve, ce qui augmente d'autant la durée du traitement; mais, en tout cas, la charge effectuée avec le « dry filling » est plus poreuse qu'avec l'autre mode de remplissage.

La quantité de solution qui passe à travers une cuve de 140 tonnes pendant la durée du remplissage est de 700 tonnes, soit 5 tonnes de solution par tonne de sable. C'est on le voit, une quantité qui est loin d'être négligeable.

La durée du remplissage d'une grande cuve de 9 mètres sur lm,80 est de soixante heures. Une cuve de 115 tonnes dans le Dakota se remplit en trente-huit heures.

Précipitation par le zinc. — La précipitation par le zinc s'effectue dans des caisses en bois, de forme spéciale, divisées en un certain nombre de compartiments ou casiers au moyen de parois étanches en bois, chacune contenant une caisse à fond à claire voie, constitué par un tamis en fer sur lequel on entasse le zinc en fils. La solution arrive par un tuyau, remonte de bas en haut à travers la masse des fils de zinc, redescend entre les deux parois qui séparent chaque compartiment du suivant, remonte de nouveau à travers le zinc en fils contenus dans le compartiment n° 2, et ainsi de suite (fig. 237).

On comprend qu'il est indispensable que tous les casiers soient bien isolés les uns des autres, sinon l'épuisement en or de la solution ne serait plus méthodique. Les assemblages sont, à cet effet, exécutés avec soin, à queue d'hironde.

APPAREILS EMPLOYÉS PODR LA CTAHDBATION 68V

Ou commence à employer des caisses de précipitation en tôle, qui sont plus étanches que celles en bois. L'action du fer sur les dissolutions cyanurées est nulle ou a peu près, surtout si on a le soin de protéger le métal contre l'attaque par une peinture au vernis. C'est d'ailleurs ce qu'il faut faire eu tout cas pour les grillages qui constituent le fond des compartiments.

Ces grillages sont formés par des toiles métalliques numéro 14, fabriquées avec du fil de 3 millimètres de diamètre. On munit ces sortes de paniers de poignées, de façon à en permettre le facile maniement.

Le fond de ta caisse doit être mortaise avec les faces et solide-

Fig. 231. — Cause de précipitation par le ïinc.

ment entretoisé par des tirants traversant toute la caisse. Toutes les parties mortaisées doivent être passées à une peinture siccative avant d'être assemblées.

Chaque caisse de précipitation porte à ses deux extrémités un compartiment préparatoire de faible largeur. Celui de tête, qui reçoit la solution aurifère, doit avoir 45 centimètres de largeur et celui de queue, par lequel passe la solution épuisée avant sa sortie, a seulement 30 centimètres.

Il est très important de disposer la caisse de façon que toute la récolte puisse s'opérer sans que les manœuvres aient à toucher au produit. II faut éviter le ramassage à la pelle ou le brossage à la main des compartiments.

A cet effet, on donne au fond des compartiments une légère pente vers le côté où se trouve le canal d'écoulement. Une ouverture de 30 millimètres de diamètre, fermée avec un bouchon de caoutchouc, empêche l'écoulement en temps ordinaire.

l'industkie aurifère

Ce canal de récolte donne dans un sluice collecteur qui conduit les matières dans un bac où elles se réunissent ainsi, automatiquement.

Longueur des caisses. — La longueur des caisses à zinc dépend de la facilité avec laquelle se produit le dépôt de l'or. On tend à présent k revenir à des dimensions moindres que celles primitivement considérées comme indispensables. Dans beaucoup de cas, le dépôt de l'or est complet dès le troisième compartiment.

Le nombre des caisses est aussi assez variable. On considère en général qu'avec trois caisses ayant les dimensions représentées à la figure 237, on a une surface de zinc suffisante pour desservir un moulin traitant 75 tonnes par jour, du moins en ce qui concerne la quantité de solution forte que produit un pareil moulin. En y ajoutant deux caisses de plus pour les solutions faibles, on a la certitude de pouvoir tout traiter sans surcharger les appareils.

Les caisses de précipitation doivent être montées à une certaine hauteur au-dessus du sol de râtelier. Le sol doit être cimenté afin de pouvoir balayer les débris qui peuvent s'y trouver après un nettoyage, débris qui sont toujours riches en métal précieux.

On donne, en général, une pente longitudinale de 10 centimètres sur la longueur totale de la caisse (5m,40). Il n'est pas utile de donner davantage.

Voici les dimensions des caisses à zinc les plus usuelles :

MODÈLE N

Nombre des compartiments chargés de copeaux de zinc

Contenance de chaque compartiment en copeaux de zinc m3

{longueur mm largeur mm Hauteur mm

Poids approx., emballage ordinaire compris kilos

Poids approx., emballage maritime compris kilos

Cube approx. pour transport maritime, m3

Filtres-presses. — Pour terminer cet examen des appareils

APPAREILS EMPLOYÉS POUR LA CYANURATION 691

spéciaux au traitement des minerais d'or par la cyanuration, je dois signaler l'emploi récemment introduit des filtres-presses dans ces opérations. C'est en Australie que s'est tout d'abord répandu remploi de cet appareil, j'en ai précédemment dit la raison. De là il a commencé à se répandre dans les autres pays où la cyanuration est en usage.

On sait que les filtres-presses, très employés dans la sucrerie et en général dans toutes les industries qui ont à filtrer, à laver ou à épuiser par des dissolvants des matières pulvérulentes, sont constitués essentiellement par une série de plateaux en fonte rabotée et en tôle entre lesquels se trouvent placées deux pièces de toiles filtrantes ou de drap qui reçoivent dans leur milieu les matières à filtrer. Ces dernières sont forcées de s'y accumuler par une pression extérieure obtenue en général par un monte-jus. Ces draps, ou feutres de filtration, s'appuient par leur face extérieure sur une paroi percée de trous qui permet aux liquides clairs qui s'échappent à travers le tissu de s'écouler au dehors par des ouvertures, munies de robinets vissés dans chacun des plateaux.

Un dispositif spécial de distribution permet, une fois que les alvéoles comprises ainsi entre les plateaux successifs ont été remplies de matières fines comprimées, de les faire traverser par un liquide, eau pure ou solution cyanurée, ou même simplement par de l'air qui pénètre sur une face du tourteau et qui sort par l'autre côté.

Tous ces cadres sont munis de deux oreilles, venues de fonte avec lui, qui s'appuient sur deux colonnes horizontales en fer rond, assurant ainsi le parallélisme des faces rabotées destinées à venir en contact.

La figure 238 donne une idée de l'ensemble d'un grand filtrepresse.

On peut épuiser dans ces appareils des slimes très fins, qui ne donnent aucun résultat par les méthodes ordinaires de percolation, à cause de leur compacité qui s'oppose à la filtration dans les cuves. On peut les traiter au filtre-presse d'après deux méthodes bien distinctes.

1° L'eau boueuse provenant des caisses pointues est, soit refoulée directement par une pompe dans le filtre-presse, soit décantée d'abord dans des cuves de dépôt, puis ce dépôt est lui-même amené, dans

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