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MONOGRAPHIES D'INSTALLATIONS-TYPES

Choix des descriptions. — J'ai choisi comme conclusion de cet ouvrage, un certain nombre de monographies de moulins à or, remarquables soit par les dispositifs employés, soit par le prix de revient extrêmement réduit auquel ils sont parvenus. On y trouvera des indications pouvant servir utilement dans des exploitations similaires à créer en se basant sur la nature des minerais traités, que j'ai eu soin d'indiquer au début de chacune de ces descriptions.

1° Amalgamation simple. — Jedonne'd'abord, comme exemple de la méthode la plus simple de toutes, comportant uniquement l'amalgamation et la concentration des pyrites, sans traitement des slimes ni des tailings, les fameuses mines de Treadwell dans l'île de Douglas, en Alaska. Leur caractérisque est de traiter d'énormes quantités de minerai à très faible teneur (à peine 10 francs d'or total par tonne) et de donner cependant des bénéfices très sérieux.

Les concentrés ne sont pas traités sur place, mais vendus aux fonderies de Tacoma.

2° Amalgamation et cyanuration déminerais pauvres. — Les mines de Homestake, dans le South Dakota, sont les plus grandes mines d'or du monde entier, tant par le tonnage annuel qui y est traité (plus de 1 million et demi de tonnes) que par la production de métal précieux qu'on en retire. Ces minerais sont pauvres, puisqu'ils n'atteignent pas en moyenne une valeur d'or contenu supérieure à 18 francs par tonne, mais les frais sont aussi très réduits. On n'est arrivé à ce degré de perfection qu'après de nombreux tâtonnements et des essais multiples dans des voies diverses, de sorte que la

description de la méthode actuelle de traitement est fertile en enseignements de toutes sortes.

3° Amalgamation hors du mortier. — Broyage en présence du cyanure. — Dans cette même région du South Dakota, je décrirai le moulin de la mine Maitland, dans lequel l'amalgamation ne s'effectue pas dans le mortier, mais uniquement sur des plaques de cuivre placées à l'extérieur. Par contre, la solution cyanurée est admise dans le mortier pendant l'opération du broyage, ce qui constitue une variante assez intéressante du procédé de cyanuration.

4° Cyanuration-type américaine. — Le moulin de la mine Camp Bird [Colorado) est un exemple de cyanuration simple et rapide par les procédés américains, s appliquant à des minerais dociles, amalgamables en proportion notable et donnant des concentrés faciles aussi à traiter. Le rendement s'élève à 85 0/0. On a adopté dans cette mine des cuves de très grandes dimensions après des essais comparatifs dont je donne le tableau.

5° et 6° Chloritration. — Je donnerai comme exemples de moulins de chloruration, en sus des explications détaillées dans le corps de cet ouvrage à propos de la méthode en usage à Mount Morgan (Australie), deux applications de ce procédé en Amérique, Tune dans la Caroline du Sud (minerais pauvres) à la mine Phénix, l'autre dans le district, classique pour ce genre de traitement, de Cripple Creek (Colorado).

7° Méthode du Transvaal. — On trouvera sous cette rubrique une description de la méthode caractéristique de traitement des si i mes par décantation avec agitation, en liqueur cyanurée très faible, en usage à la mise de Crown Deep, qui donne un coefficient d'extraction atteignant jusqu'à 94,6 0/0.

8° Grillage et broyage à sec dans le district de Kalgoolie. — En ce qui concerne les minerais riches et complexes de l'Australie Occidentale, je donnerai une description du broyage à sec et du grillage à la mine de Kalgurli, où on emploie des fours de grillages à râblage automatique du type Merton, dont remploi se répand de plus en plus.

9° Broyage à sec aux mines d'Hauraki (Nouvelle-Zélande). — Dans le district d'Hauraki, on a successivement employé le broyage à sec et le broyage sous courant d'eau, ce qui permet d'établir un parallèle entre les prix de revient des deux méthodes.

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10° Procédé Diehl. — Avant de quitter l'Australie, je décrirai la bromo-cyanuration (Procédé Diehl) installée à la mine Hannans Star, où elle est appliquée depuis plusieurs années avec succès.

11° Revue de la production mondiale en 1904. — Enfin, comme conclusion de l'ouvrage, je présenterai une revue de l'ensemble de la production de l'or dans les divers pays aurifères du monde entier en 1904 et j'en déduirai les prévisions d'avenir que présentent ces divers pays. Je serai conduit ainsi à indiquer quelles sont, selon toute probabilité, ceux d'entre eux qui, réunissant les conditions les plus favorables à un développement nouveau, offrant, par conséquent, le plus d'intérêt au point de vue de l'emploi des capitaux.

12° A propos du relèvement de la production d'or au Transvaal, j'ai passé rapidement en revue les mines dont l'épuisement prochain nécessitera soit une fusion avec d'autres entreprises, soit une liquidation. L'accroissement certain des exploitations en profondeur (deep levels) obligera aussi les exploitants à se grouper pour économiser les frais de fonçage des puits qui deviennent de plus en plus élevés. Il y a là une évolution qu'il était intéressant de faire ressortir.

Des considérations générales sur la main-d'œuvre dans les principaux pays aurifères du monde me conduiront aux conclusions générales de cet ouvrage ; j'indiquerai ainsi le sens dans lequel, selon toute probabilité, devra évoluer l'industrie aurifère dans un avenir prochain.

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