ILE DE DOUGLAS. — ALASKA
Le groupe des fameux gisements de Treadweell est constitué par cinq mines dont quatre sont situées sur le versant occidental de l'île de Douglas, à environ 4 milles de la ville de J une au (fig. 241).
Ces mines sont la propriété de quatre Compagnies séparées, mais sont soumises à la même direction générale. Ces quatre raines portent les noms suivants :
La mine « Treadwell » proprement dite, qui est la propriété de la « Alaska Treadwell Gold Mining Cp » ;
La mine « Mexican » appartenant à la « Alaska Mexican Gold Mining C* » ;
Et les mines « Bidlion » et « Seven hundred foot », appartenant à la « Alaska United Gold Mining C° » ;
La cinquième mine, nommée « Jttneau », appartenant à la « Alaska Juneau Gold Mining C° », est située dans l'intérieur.
On est arrivé, par des moyens puissants que je vais décrire et d'après les renseignements donnés par M. Kinzie, à extraire et à traiter avec bénélice des quartz aurifères ne contenant pas plus de 2 $ comme valeur totale de for contenu.
Climat. — Le climat de cette région de l'Alaska est beaucoup moins sévère qu'on ne le pense généralement. Le froid y est moins intense qu'à New- York et les étés n'y sont jamais chauds.
Par contre, le climat est pluvieux, et la chute moyenne annuelle d'eau atteint plus de 2 mètres. Aussi la contrée est-elle couverte de forêts intenses.
Historique. — Les mines de l'Ile de Douglas ont d'abord été exploitées, conformément à l'évolution traditionnelle, à titre de place rs, fort riches d'ailleurs, mais qui ont été rapidement épuisés.
C'est en 1881 que commença l'exploitation de ces richesses superficielles. Les placers du bassin de Silver Bow se distinguèrent par des teneurs magnifiques, mais ne durèrent aussi que peu de temps. Peu après la découverte des placers de l'île de Douglas, le
claim nommé Paris, qui se trouve justement sur remplacement de la mine actuelle de Treadwell, fut acheté à un Français nommé Pete, par John Treadwell, pour la somme de 400 $.
C'est en 1881 aussi qu'un premier moulin de 5 pilons y fut construit et que Ton commença le broyage des minerais provenant d'une veine d'environ 20 pieds de largeur, tenant, d'après les souvenirs de l'époque, de 8 à 10 $ par tonne, ce qui était suffisant pour encourager un développement ultérieur. On se rendit bientôt compte que la grande majorité du minerai avait une teneur extrêmement faible, mais qu'il y en avait des quantités considérables et qu'il était par conséquent nécessaire, pour gagner de l'argent, d'installer des moulins de grande capacité.
Dans ce but, on mit en marché, en Juin 1885, un moulin de copiions. Le résultat des trois premières années de travail conduisirent à un doublement de l'usine et, en Août 1888, on marchait déjà sur la base de 240 têtes de pilons.
Après une étude complète des résultats obtenus par le travail de ces 240 pilons, ainsi que des quantités de minerai reconnues dans la mine, on décida l'accroissement de la capacité de broyage en ajoutant aux installations déjà faites 300 nouveaux pilons.
En Mai 1899, cette immense usinedc 540 pilons êiaxt mise en marche.
C'est en développant la mine de Treadwell, que la mine Mexican fut découverte ; mais on ne pouvait guère, à l'apparence des affleurements, compter dans ce dernier gisement sur un développement aussi considérable que celui que les événements ultérieurs ont permis de réaliser.
On y débuta, en 1894, avec 60 pilons, mais les résultats de la première année décidèrent l'administration de cette affaire à en porter le nombre à 120, qui furent mis en marche régulière en 1896.
Ces événements amenèrent dans le pays une foule de prospecteurs, et on ne tarda pas à découvrir de nouveaux placers fort riches à l'emplacement où existe maintenant la mine « Ready Builion ». La plupart de ces travaux superficiels se trouvaient sur le relai de mer le long de la plage; l'or y était beaucoup plus gros et la teneur beaucoup plus élevée que dans les dépôts superficiels analogues trouvés sur la Treadwell et sur la Mexican.
En 1894, la Société « Alaska United Gold Mining C° » qui avait déjà acquis le contrôle sur l'extension du gtte de Treadwell à son extré-
mité, connue maintenant sous le nom de la mine « Seven hundred foot », devint acquéreur de Ready Bullion et, en 1898, 120 pilons furent mis en marche sur les minerais de cette mine.
L'année suivante, 100 au très pilons furent construits pour travailler les minerais de la mine « Seven hundred foot», ce qui faisait en tout, à cette date, 880 pilons travaillant sur ces diverses propriétés.
Nature du minerai. — Le minerai est d'une nature toute spéciale et consiste en une syénite minéralisée ; il se répartit en deux classes bien distinctes :
1° Du quartz, qui a rempli les innombrables fissures de la syénite et la syénite elle-même, qui a été légèrement minéralisée le long des plans de fracture ;
2° La seconde classe de minerais est formée par de la syénite qui a été broyée et émiettée par des actions dynamiques et dont les fragments ont été repris parles dissolutions minéralisées.
A l'extrémité Est de la mine Mexican, principalement dans les niveaux inférieurs, le minerai consiste en quartz aurifère etcalcite occupant des espaces lenticulaires, interstratifiés dans un schiste ardoisier noir.
Teneur. — La teneur du minerai peut être facilement déterminée d'après la quantité de pyrite qu'il contient, et la distribution du mêlai précieux, qu'elle soit ou non uniforme, dépend aussi de la répartition de cette pyrite.
Extraction. — Les mines de Treadwell, Seven hundred foot el Mexican sont munies chacune de puits verticaux. A la Ready Bullion, les puits sont inclinés; le terrain est d'ailleurs si consistant que le boisage n'est guère nécessaire qu'à la surface.
Voici un tableau donnant le nombre et les dimensions des puits d'extraction.