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PAR KILOGRAMME

Nettoyage des boîtesettraitementàl'acide.

Fusion

Cents 2,07

Francs 3,445

Frais de réalisation

Frais totaux *

Cents 11,40

Francs 19,175

Main-d'œuvre* — La main-d'œuvre employée dans le moulin a été la suivante :

POSTE Dl JOUR

5 heures

Echantillonage

Concasseur

Batterie 12 —

Solution 42 —

Précipitation 40 -

Manœuvres 40 —

Mécaniciens 42 —

Total pour le poste de jour

Soit en francs Fr.

POBTS Dl NUIT

Batterie

Solution. . . .

Mécaniciens

42 heures

Total pour le poste de nuit

Soit en francs Fr.

Total pour la main-d'œuvre employée au moulin . .

Soit en francs Fr.

MONOGRAPHIES d'iKSTALLATIONS-TYPES 789

La mine de Camp Bird, située dans le Colorado, est un exemple typique du prix de revient extrêmement bas auquel on peut arriver quand on a à traiter, comme c'est le cas dans ce gisement, des minerais ft amalgamation facile, se concentrant bien et dont les concentrés sont aisément cyanures.

Depuis sa création, en Octobre 1896 jusqu'à la fin de 1903, date à laquelle cette affaire s'est constituée en société anglaise, la production de la mine a été la suivante :

Quantité totale de minerai traité 195.461 tonnes

Valeur totale retirée 6.530.430 dollars

Rendement par tonne 33,41 —

Bénéfices 4.315.798 —

Dépenses de premier établissement 696.000 —

La méthode de traitement est la suivante :

1° Concassage dans des broyeurs Blake;

2° Broyage au moulin californien ;

3° Amalgamation sur les plaques ;

4° Concentration aux Frue-vanners;

5° Traitement direct des tailings par cyanuration.

Concassage. — Les minerais venant de la mine sont culbutés sur des grilles inclinées dont les barreaux sont à 50 millimètres d'écartement. Les fines tombent directement dans les trémies de chargement des pilons. Ces trémies sont au nombre de trois. Chacune d'elles est desservie par un Blake de 9 X 15 pouces, dont les mâchoires sont réglées à 2 pouces (50 millimètres) d'écartement.

Les grilles sont inclinées à 45° et elles ont 3m,60 de long.

Chaque trémie a une capacité de 80 tonnes. Leur fond est incliné à 45° et garni de tôles de 8 millimètres d'épaisseur. Les ouvertures de décharge sont commandées par des portes mobiles. En outre de ces trémies, on dispose d'une réserve de minerai concassé suffisante pour alimenter le moulin pendant six jours.

Moulin. — Les pilons sont fondés sur le roc. Les mortiers sont réunis à la fondation en charpente par de solides boulons de fonda-

tion, et une plaque de caoutchouc de 8 millimètres d'épaisseur est interposée entre la fondation et l'embase du mortier. Ces mortiers sont du type Homesteake (fig. 185, page 513), maisons amalgamation intérieure. On a trouvé préférable de n'employer les pilons que comme appareils de broyage, l'amalgamation s'effectuant d'une façon complète au passage sur les plaques.

Les arbres à cames sont montés sur des coussinets garnis de métal antifriction. Dans le cours des quatre dernières années, il n'y a eu à remplacer que quatre arbres à cames pour les 45 pilons qui ont été, en moyenne, en service pendant cette durée. Ce résultat très satisfaisant est dû principalement à l'excellence des fondations du moulin.

Les pilons pèsent 385 kilogrammes (8401b.) et battaient jusqu'à ces derniers temps 100 coups par minute. Depuis qu'on a réduit cette vitesse à 90 coups, le rendement a notablement augmenté; un meilleur choc sur Feau en est résulté avec une diminution dans la proportion des slimes.

L'ordre de levage est : 1, 4, 2, 5, 3. La levée est réglée, au début, à 15 centimètres, et quand les sabots et les dés sont usés, à 20 centimètres (8 pouces).

Les flèches sont en acier doux de 78 millimètres de diamètre avec 4m,20 de longueur, et elles pèsent, à elles seules, 172 kilogrammes. Lorsqu'elles se sont cassées aux deux extrémités, on peut, après les avoir recuit, les tourner de nouveau et les remettre en service. Les mentonnets (tappets) sont, de préférence, en acier, et ils pèsent 36 kilogrammes. Us se cassent rarement, durent longtemps et ne demandent pas à être remis sur le tour.

Les distributeurs automatiques (ore feeders) sont du type Challenger suspendu.

Les surcharges sont coulées en fonte et pèsent 112 kilogrammes. Quant aux sabots, dont le poids à l'état de neuf est de 63 kilogrammes, on en emploie de trois sortes différentes. Voici le tableau de leur durée comparative :

Valeur du kilogr. à la mine

Poids à l'état de neuf

Poids à la mise hors de service.

Durée de service (jours)

Poids usé par tonne broyée

Dépense

Acier chromé

Aoier forgé

Fonte

0fs91

0fp,i3

0fr,1228

On s'est définitivement arrêté à l'emploi des sabots en acier chromé, qui a été reconnu comme le plus avantageux.

On a essayé, concurremment aussi, les dés dans les trois matières. Voici le tableau relatif h ces comparaisons.

Acier chromé

Acier forgé

Fonte

0fr,94

0fr,3(5

3ÏO*r

Valeur du kilogr. à la mine

Poids à l'état de neuf

Poids à la mise hors service. . . .

Durée de service (jours)

Poids usé par tonne broyée

Dépense Of',47 0f',15 0fr,1228

On emploie un ressaut en bois afin de maintenir constant le niveau de décharge. La hauteur de cette décharge, qui est normalement de 12*™, 5, correspond au maximum de capacité de broyage et à la production minima de slimes. On a longtemps broyé au tamis 40; aujourd'hui on emploie un tamis plus gros, numéro 25. Les tamis donnent d'infiniment meilleurs résultats que les plaques perforées. Ces dernières coûtent, rendues à la mine, 7 fr. 50, tandis que les toiles métalliques ne reviennent qu'à 4 fr. 50. Ceux-là ont une durée de trois jours et passent 46 tonnes et 1/2; les toiles durent six jours et tamisent 93 tonnes.

La surface de décharge mesure lm,25 de long sur 20 centimètre!* de hauteur. Le rendement par tôte de pilon est de 3,11 tonnes, calculées en minerai sec, par jour.

L'alimentation d'eau s'élève à 20 gallons (90 litres) par minute. Le tuyautage d'arrivée de l'eau a 38 millimètres de diamètre. L'eau est introduite dans le mortier par le fond. On a évité de la sorte les ennuis causés par l'injection de l'eau à la partie supérieure du morlier.

Plaques d'amalgamation. — Les plaques amalgamées ont 4m,80 de long et lm,34 large. Elles sont composées de cuivre recuit, en feuilles de 3 millimètres d'épaisseur et elles ont une pente de 12 0/0. Elles arrivent sur place en sections de lm, 20 de long. Voici la préparation qu'on leur fait subir avant de les mettre en service : On commence par briquer vigoureusement la surface, afin de détruire toute trace d'oxyde. On visse ces plaques avec des vis en cuivre sur la table, en interposant du drap pour rendre les joints

étanches. On lave de nouveau à l'eau chaude, puis avec une lessive concentrée de cendres de bois et enfin on amalgame peu à peu avec du mercure en frottant un drap imprégné de mercure. On s'aide, pour faciliter l'opération, d'un peu de cyanure de potassium. Une plaque mise récemment en service demande à être entretenue toutes les deux heures, et elle ne donne pas d'amalgame, sauf un peu à sa tête, jusqu'à ce qu'une couche brillante soit formée.

Récolle el nettoyage du mercure. — La récolte de l'or s'opère chaque jour en raclant les plaques avec des palettes en caoutchouc. Si l'amalgame est trop dur, on le ramollit en y ajoutant un peu de mercure. En tout cas, il faut éviter l'emploi des grattoirs métalliques. On brosse ensuite les plaques, on les remet en état, si c'est nécessaire, par une légère addition de lessive faible de cendres de bois et de cyanure de potassium. Il est bon aussi, pour détruire l'acidité de l'eau et du minerai, d'ajouter de temps à autre, dans les mortiers, un peu de chaux. En observant ces diverses précautions, les plaques se maintiennent toujours propres et sans taches de vert-de-gris.

On retire sur les plaques 75 0/0 de l'or total contenu dans le minerai et la perte de mercure ne dépasse pas 4 à 5 grammes par tonne de minerai traitée.

Dès sa récolte, l'amalgame est porté au laboratoire, traité au pan d'amalgamation (Voir p. 835). En général, on fait deux traitements au pan, un premier, préparatoire, dans lequel on sépare les impuretés qui viennent surnager à la surface. Dans le second traitement, on complète ce nettoyage. Après cette opération, la masse est exprimée fortement à travers un linge épais et passée à la distillation. L'amalgame contient environ 40 0/0 d'or et les lingots obtenus par sa fusion au creuset titrent 740 millièmes. Ils sont expédiés chaque jour à la Monnaie.

Les sulfures et autres impuretés ayant pour effet de salir le mercure et de le rendre paresseux, on prend la précaution de distiller la totalité du mercure avant de le faire servir de nouveau dans le moulin.

Traitement de la pulpe. — La pulpe de chaque élément de 10 pilons (l'usine en comporte 60) se réunit dans une trappe à mer-

cure, simple boîte en bois animée d'un mouvement de secousse (180 par minute) ayant une amplitude de 18 millimètres. Grâce à ce dispositif, la pulpe ne s'agglomère pas, mais s'écoule régulièrement par un trop plein réservé au milieu delà trappe. Ce dispositif retient la totalité de l'amalgame qui s'est échappé des plaques. On retire chaque semaine de ces trappes, environ 1.500 grammes d'amalgame, et les solutions cyanurées ne contiennent jamais de mercure, ce qui prouve que l'arrêt a bien été complet.

Concentration. — La concentration s'opère sur deux séries de concentrateurs : 20 pilons sont desservis par six appareils de première concentration et six de seconde, de sorte que l'ensemble des 60 pilons nécessite 36 concentrateurs. Avant de passer dans ces appareils, la pulpe est envoyée dans des classeurs hydrauliques. Les slimes sortant de ces classificateurs vont au traitement par cy an u ration qui est décrit plus loin.

La première ligne de concentrateurs est formée de Frue-vanners tournant h 190 tours. L'inclinaison de la table est de 9 centimètres sur sa longueur totale. Sur les tables traitant les slimes, le nombre des révolutions est porté à 182, et la pente réduite à 65 millimètres. Pour les concentrateurs de première rangée, des caoutchoucs striés ont été reconnus préférables aux plats ; le débit est notablement accru, mais les tailings sont un peu plus riches.

Les tables Wilflcy, tournant à 240 tours, donnent toute satisfaction; leur capacité est très supérieure à celle des frue-vanners. Elles forment la deuxième ligne de concentrateurs.

Séchage. — Les concentrés sont séchés dans des trémies à fond incliné à 45°, au milieu desquelles passent les tuyaux d'échappement des machines à vapeur. Ils en sortent au bout de trois jours avec 3 0/0 d'humidité seulement.

On retire 1 tonne de concentrés pour chaque 15 tonnes de pulpe passées. En ce qui concerne l'or retenu sous forme de concentrés, la proportion est d'environ 10 0/0 de la teneur totale, ce qui porte à 85 0/0 le coefficient d'extraction pour les plaques de cuivre et les concentrateurs réunis.

Voici la composition moyenne de ces concentrés et du minerai originaires. Ces résultats sont extraits du travail de M. Chester Vill

Purington, qui a publié un important mémoire sur Camp Bird en 1903.

Analyse moyenne des minerais traités :

Silice et insoluble 85,20

Galène 0,50

Pyrite cuivreuse 0,80

Pyrite de fer 6,00

Magnétite 0,50

Blende 3,00

Rhodonite 2,50

Alumine 1 ,50

Analyse moyenne des concentrés :

Silice 18,31

Galène 7,04

Pyrite cuivreuse 8,20

Pyrite de fer 30,15

Magnétite 7,00

Blende 16,50

Rhodonite 4,80

Carbonate de chaux 8,00

Force motrice. — L'installation comprend trois chaudières Babcocket Wilcox, qui fournissent la vapeur à une machine motrice de 250 chevaux du type Corliss, corn pound en tandem, qui commande directement la transmission spéciale aux pilons. Elle conduit aussi un générateur électrique Westinghousc, qui envoie l'énergie à la cyanuration et aux ateliers de menuiserie et d'ajustage.

En été, cette installation est remplacée par une roue Pelton de 2m,10 de diamètre, travaillant sous unepression d'eau de 52 mètres. On garde, pour celte époque de force a bon marché, les sljmes accumulés pendant la période d'hiver.

Prix de revient. — Voici le prix de revient détaillé de cette première partie du traitement. Ces prix s'entendent par tonne de minerai traitée.

J Main-d'œuvre 0,065

Concasseurs. . . . ( Réparations et entretien 0,006

Main-d œuvre 0,059

Usure d'acier 0,048

Pilons / Tamis ~ 0,009

Réparations et entretien 0,065

Graissage et divers 0,002

Main-d'œuvre 0,090

Amalgamation. . Mercure 0,007

Produits chimiques et divers 0,001

\ Main-d'œuvre 0,042

Concentration. . j Réparations 0,030

i Main-d'œuvre 0,042

Force motrice. . J Combustible 0,i60

' Graissage et divers 0,006

Surveillance de jour et de nuit 0,0" 5

Coût total du broyage par tonne $ 0,707 =3fr,676

Cyanuration. — Description générale. — Cette usine est installée en vue du traitement de 200 tonnes par jour, [/usine étant en terrain plat, il faut commencer par élever les tailings à 12 mètres de hauteur, opération qui s'exécute au moyen d'une pompe centrifuge n° 4, tournant à 550 tours, relevant par minute 1.430 litres de pulpe par un tuyau de 10 centimètres de diamètre. La garniture intérieure de cette pompe, bien que construite en acier au manganèse, ne dure guère plus de six ou huit semaines au plus. On tient, en conséquence, une pompe de rechange toujours prête en réserve.

Le cortt de cette élévation de la pulpe est de 19,5 centimes sur lesquels 17 centimes représentent la part contributive de la force motrice et 2,5 centimes pour les réparations. 11 y aurait grand avantage à remplacer cette pompe par une roue élévatrice de tailings (Voir p. 681).

La pulpe est distribuée dans les cuves par des appareils suspendus, type Butter et Meind. C'est dans les cuves môme que se produit la décantation, l'eau s'échappant par trois trop-pleins placés sur la circonférence des cuves. Les slimes fins qui ne sont pas restés dans les cuves vont se déposer au dehors, derrière une digue perméable, où ils restent entassés en vue du traitement postérieur en été.

On avait débuté à Camp Bird par la méthode dite du double Irai-

tentent, c'est-à-dire qu'on faisait l'extraction dans les cuves en deux opérations distinctes, séparées par une reprise des matières à la pelle, afin de les oxygéner en les transvasant d'une série dans l'autre. A cet effet, on avait disposé en gradins les deux rangées de cuves, de façon que le font de la première rangée fut au niveau de chargement de la suivante.

Mais les essais de traitement simple, en employant de très grandes cuves peu profondes, ont été si encourageants qu'on est définitivement entré dans cette voie.

On a donc installé des cuves de 12 et même de 18 mètres de diamètre et de lm,80 de profondeur contenant 300 tonnes et au-delà.

Une comparaison entre les deux modes de traitement, simple ou double a été faite à Camp Bird. 11 est important d'en faire connaître les résultats, car ils ouvrent une voie nouvelle qui peut être utile dans bien des cas.

Voici d'abord un tableau qui donne le classement comparatif, par ordre de grosseur, des matières déposées dans des cuves de dimensions croissantes.

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