V. - LA CHLORURÀTION DANS LA CAROUNE DU NORD
Chloruralion des minerai» pauvres. — Deux mines situéesdans la Caroline du Nord et dans la Caroline du Sud ont installé* sous la direction de M. Thies, le procédé du baril dont il est le créateur. Ces mines opèrent sur des minerais assez pauvres et danslesqucls l'or est en majeure partie combiné avec de la pyrite, ou contenu dans des sulfures métalliques, notamment dans de la chaieopyrite, de sorte que l'amalgamation ne retire qu'une proportion réduite du métal précieux.
D autre part, ces minerais* sont faciles à broyer, se concentrent bien, et les slimes, à la sortie des appareils de concentration, sont si pauvres qu'il n'y a pas d'intérêt à les traiter de nouveau.
Procédé Thies à la mine Phénix. — La question se réduit donc à traiter les concentrés pyriteux, composés en majeure partie de pyrite de fer et de pyrite de cuivre.
A la mine Phénix, les concentrés contiennent aussi du sulfate debaryte, qui se rassemble avec les pyrite3, ce qui les appauvrit notablement. On concentre à cette mine environ 7 tonnes provenant des batteries de pilons en 1 tonne de concentrés.
Grillage. — Le grillage se fait dans deux fours à sole tournante^ dont voici les éléments :
Diamètre de la soie 3,60 mètres
Creux — 0,20 —
Hauteur sous voûte 0,75 —
Surface de la grille t ,80 X 0,60
Ce four grille sept tonnes de concentrés par douze heures en abaissant la teneur en soufre à 0,25 0/0. Voici le prix de revient d<^ cette opération :
Une demi-corde de bois à 1$,40 0,70
12 heures de travail d'un homme à 9 cents ... 4,08 Force motrice 0,25