‹ L'Industrie aurifèreChapitre 213 sur 241 · C = KH + 9,9 E · texte numérisé non relu

C = KH + 9,9 E

dans laquelle :

C = Le coût, en pences, par tonne de 2.000 livres ,

K = Le coût du cheval-vapeur, par heure, aussi en pences ;

H = La hauteur du pompage estimée en pieds ;

E = Le rendement mécanique de la pompe, déduction faite du frottement dans les tuyaux.

D'après les essais récents, en comptant le prix de revient du cheval-heure à 1 et 1/2 d., on peut estimer comme suit, dans les installations les plus perfectionnées du Rand, les frais de pompage :

0,1 d. par tonne pour le transport horizontal des pulpes additionnées d'eau ;

0,2 d. pour la décharge finale des résidus ;

1,15 d. pour le pompage des solutions ;

0,4 d. pour pomper l'eau sous pression pour hydrauliquer et décharger les cuves contenant des matières épuisées.

D'autre part, on peut fixer à 1,5 d. le coût de la précipitation de l'or contenu dans une tonne de solution, ce prix comprenant la consommation de zinc, les frais de récolte et les frais de fusion, mais ne couvrant, pas par contre, les frais de main-d'œuvre de ces diverses opérations.

Dans les conditions actuelles, le prix de revient de 30 pences par toiines de slimes traites peut être considéré comme très satisfaisant. Dans ce prix, lee frais de pompage et de précipitation entrent pour 6,5 pences, ce qui laisse une différence de 23,5 d. qui constitue

une somme constante à ajouter aux dits frais de pompage et de précipitation lesquels varient suivant le degré de richesse des slimes, ainsi qu'avec la proportion d'eau qu'il faut leur ajouter pour les évacuer. Ce n'est évidemment qu'une estimation approchée, mais elle diffère peu de la réalité.

Le capital immobilisé dans une installation de cyanuration est, naturellement, proportionnel au nombre de cuves que nécessite la méthode : mais la capacité des cuves est réglée jusqu'à un certain point par l'importance des quantités traitées.

Le nombre de cuves n'est en effet nullement proportionnel au nombre des pilons. Comme toutes ces cuves sont en général construites sur un plan uniforme, on doit en prévoir un nombre suffisant pour que, dès que le traitement est terminédans l'une d'elles, on puisse commencer dans la suivante. Une installation pour le traitement des slimes produits par un moulin de 100 pilons exige deux cuves collectrices, tandis qu'une usine de 300 pilons n'en réclame que trois. Le nombre de cuves de traitement est par contre directement proportionnel à la quantité de pulpe traitée.

Pour un moulin de 200 pilons par exemple, ayant une capacité de traitement d'environ 8.000 tonnes de slimes par mois. 11 est nécessaire de disposer d'environ 1.050 pieds cubes de capacité de cuves par tonne de slimes traités par jour. Pour un moulin de 100 pilons, ce chiffre est porté à 1.250 pieds cubes. Ces proportions sont fixées en supposant qu'on emploie la méthode des deux lavages avec un rapport de solution à slimes de 3,5 : 1. S'il faut donner trois lavages, la capacité des cuves doit être augmentée d'environ 27 0/0.

Si on prend comme terme de comparaison un moulin susceptible de traiter 4.000 par mois, par la méthode des deux lavages, avec un rapport de solutions à slimes de 3,5: 1 en donnant à cette installation le coefficient 100 et en fixant l'intérêt et la dépréciation du capital d'installation, réduit en pences par tonne traitée, à 12,35 d., les coefficients correspondants, pour une proportion de solution à à slimes de 2,5 : 1, seraient respectivement de 85 et 10,50. Pour le rapports : 1, les coefficients sont 122 et 15,07. Pour trois lavages avec le rapport solution à slimes 3,5 : 1, les coefficients sont 127 et 15,68 ; pour le rapport 2,5 : 1, 107 et 13,21 ; et enfin pour le rapport 5: 1, 157 et 19,39.

Pour une installation de 8.000 tonnes par mois, toujours avec le lavage en deux fois et le rapport solution à slimes 3,5 : 1, l'intérêt et la dépréciation tomberaient à 10,08 d. par tonne ; avec la proportion 2,5: 1, on aurait 8,57 d. Pour trois lavages avec la proportion 3,5 : 1, le coefficient remonte à 12,80 d. ; à la proportion 2,5 : 1, il devient 10,78 d., et à la proportion 5 : 1, il arrive à 15,82 d. Dans tous ces calculs, l'intérêt du capital engagé est pris à 4 0 0 Tan et la dépréciation à 9 0/0.

Le prix d'une installation moderne pour le traitement dev 8.000 tonnes de slimes par mois est environ de 31,000 livres £.

Bénéfices du traitement des slimes à â dwts. — Appliquons les chiffres qui précèdent au traitement des slimes contenant 2 dwts à la tonne :

1° Méthode classique de lavage avec le rapport de la solution aux slimes, 3,5: 1, et précipitation de la solution riche seulement :

Extraction à 83,2 0/0 83,20 d. par tonne

Frais de traitement 30 —

53,20 d. par tonne

2° Môme méthode que pour le 1°, mais précipitation des deux solutions :

Extraction à 84,26 0/0 84,26 d. par tonne

Frais de traitement 3M2 —

Bénéfice 50,24 d. par tonne

3° Deux lavages : rapport de solution à slimes 2,5 : 1 et précipitation seulement de la solution riche:

Extraction à 76,80 0/0 76,80 d. par tonne

Frais de traitement 28 —

Bénéfice 48,80 d. par tonne

4° Deux lavages : rapport, 4,5 : 1, une solution seulement précipitée :

Extraction à 83,67 0 0 85,67 d. par tonne

Frai3 de traitement 32 —

Bénéfice 53,67 d. par tonne

Intérêt et dépréciation supplémentaires . \ ,51 —

Bénéfice net 52,16 d. par tonne

5° Trois lavages : rapport 3,5 : 1 ; une seule solution précipitée :

Extraction à 87,36 0/0 87,36 d. par tonne

Frais de traitement 30,85 —

Différence 56,51 d. par tonne

Intérêt et dépréciation supplémentaires..

Bénéfice net 53,79 d. par tonne

On voit donc qu'il n'y a pas un grand avantage pratique à faire trois lavages plutôt que deux. Si on traite séparément des slimes riches, la méthode qui donne le meilleur résultat est celle des trois . lavages avec le rapport 3,5 : 1, la première solution seule étant précipitée.

On peut de cette façon atteindre une extraction de 89,70 0/0 dans des slimes tenant 12 dwts, c'est-à-dire obtenir une valeur de 538,20 d. par tonne, avec des frais ne dépassant pas 30,85 d. La méthode classique des deux lavages avec le rapport 3,5 : 1, dans des slimes à 2 dwts, laisse un profit de 53,2 d. par tonne. Si la proporion de slimes ordinaires aux slimes riches était de 3 : 1, et que les deux qualités soient traitées séparément par la méthode la plus avantageuse, le profit moyen serait de 13 sh. 10,08 d. ; si elles étaient, au contraire, mélangées et traitées par la méthode classique des deux lavages, le bénéfice serait de 13 sh. 4,51 d. par tonne. Par la méthode des trois lavages, il serait de 13 sh. 10,48 d. par tonne.

Dans ces conditions, l'avantage du lavage triple sur le lavage double est évident.

Conclusion. — 1° Pour le traitement des slimes à basses teneurs, le procédé classique actuellement en usage dans le Rand est très satisfaisant et arrive à extraire plus de 90 0/0 de ror contenu dans des slimes ayant une teneur totale de 2 dwts.

Les frais de Ira item ont peuvent être facilement réduits à moins de 2 sh. par tonne traitée dans une grande installation et, si on y* ajoute l'intérêt à 4 0/0 et l'amortissement à raison de 9 0/0 par an du coût de l'installation, on couvre l'ensemble de ces frais supplémentaires une somme inférieure à 1 sh. par tonne;

2° La meilleure proportion pour le rapport du poids de la solution et celui des slimes est d'environ 3.5 : 1 ;

3° 11 n'y a aucun intérêt pour des slimes pauvres à 2 dtvisn à procéder à plus de deux lavages par la solution cyanurée ;

4° Pour des slimes contenant 4 dwts cTor par tonne, la méthode dite des trois lavages est la plus avantageuse ;

3° Une extraction de 98,3 0/0 de l'or contenu dans un slime ayant une teneur de 20 dwts est possible en employant trois lavages avec la proportion de 3,5: 1 et en passant aux caisses de précipitation les deux premières solutions;

6° Il est extrêmement important de dissoudre le plus possible d'or dans la première opération ;

7° Il n'est avantageux de passer aux caisses de précipitation la seconde solution que lorsque la teneur dépasse 12 dwts à la tonne de slimes ;

8° Les slimes riches et pyriteux se traitent plus avantageusement en mélange avec des slimes ordinaires, plutôt que séparément.

PJ. VI (Rwe.825)

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MONOGRAPHIES D'iNSTALLATIONS-TYPES 825

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