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DURÉE PROBABLE DES MINES D'OR DU TRANSVAAL

du bon minerai ; elle possède, en outre, un portefeuille important de la Village Deep et plusieurs waterrights (droits d'eau).

Il en est de môme pour la Geldenhuis Estate.

Quant au Crown Reef, on accorde à cetle société encore cinq ou six ans de marche avec du minerai d'une valeur égale à celui qu'elle exploite en ce moment. 11 lui reste encore son Main Reef intact, qui ne constitue qu'un actif douteux, plus un intérêt, d'unie grande, valeur, dans les titres du Souht Rand.

Les autres mines, Geldenhuis, Main Reef, Balmoral, Spes Bona, York et West Rand Central, sont de petites affaires qui seront, ou liquidées, ou absorbées par les mines plus grandes.

L'épuisement rapide d'un nombre aussi considérable dé mines réputées du Rand est une éventualité très inquiétante pour les actionnaires de ces affaires, qui n'auront pas pris leurs précautions à l'avance. Malgré les avertissements répétés, les intéressés oublient les conseils de la prudence aussitôt qu'ils voient arriverles dividendes. Ce n'est que lorsque ces derniers seront définitivement supprimés qu'une circulaire les avisera de l'obligation de liquider, ils s'empresseront aussitôt, tous à la fois, de vendre, sans trouver bien entendu de contre-partie.

Inutile de dire que tous ces actionnaires imprudents deviendront du même coup des ennemis acharnés de tout placement dans les mines aurifères et feront de la propagande pour empêcher leurs amis d'y investir leur capital.

Gomme contre-coup, on verra alors les actionnaires des autres affaires, effrayés par cette disparition subite d'actif, vendre à tout prix leurs titres sans rime ni raison, que la mine soit ou non proche de son épuisement définitif.

C'est dans ces conditions que les gens compétents et bien informés peuvent entrer, à bon marché, dans des affaires d'une valeur incontestable mais tenues, en temps ordinaire, à des cours trop élevés.

Il y aurait évidemment intérêt pour éviter les pertes résultant de ces mouvements irréfléchis, à fusionner ces mines presque. complètement épuisées avec d'autres qui ont un long avenir devant elles, de façon à éviter des liquidations, qui sont certaines, si on ne prend pas une mesure de ce genre.

11 est indubitable que les actionnaires des mines presque complè-

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tement épuisées seront fort désappointés de voir leur actif apporté pour une somme relativement minime; mais ils se consoleront plus facilement, grâce à la perspective de toucher les dividendes, même réduits, pendant une longue période à venir.

Des filiales. — La pratique constante dans le Rand a été jusqu'à ces derniers temps, pour la création des affaires, de recourir au système dit des filiales. Voici en quoi il consiste :

Quand une Société est arrivée h se constituer un domaine d'une certaine étendue, en un ou plusieurs tenants, son premier soin, au lieu de chercher à l'exploiter elle-même, est de le diviser en tronçons qu'elle recède individuellement à des sociétés filiales, en conservant un nombre d'actions d'apport en portefeuille qui lui assure pratiquement le contrôle absolu sur les destinées de sa création.

L'inconvénient de ce morcellement est évident, car il conduit à exécuter ou faire exécuter simultanément des travaux d'aménagement, des puits d'extraction, etc., qui auraient parfaitement pu être évités en concentrant au contraire tous ces services autour de puits placés dans les emplacements centraux, desservant vn grand rayon el munis à cet effet de tous les perfectionnements modernes. On sait que cette centralisation est devenue une règle pour ainsi dire absolue dans les charbonnages et que c'est à elle qu'est due l'économie de l'extraction dans une houillère.

Pour ce qui est du traitement des minerais, l'inconvénient de ces filiales est plus sensible encore, car les grandes batteries de pilons, placées dans les positions centrales bien choisies, travailleraient à bien meilleur compte que de petites batteries isolées broyant et cyanurant indépendamment les unes des autres, avec des frais généraux à répartir sur des tonnages relativement insignifiants.

L'unique raison d'être de ces filiales, c'est qu'elles constituent un moyen commode pour faire appel au public, qui serait réfractaire à confier la même somme de capitaux à une seule et même affaire, bien qu'en réalité il arrive, sans le savoir, à ce résultat. 11 en est d'autant plus ainsi que les souscripteurs dans les filiales sont, en grande partie, ceux de la société mère.

Voici en effet comment les choses se passent :

La société promotrice commence, avec un capital restreint, des travaux de recherches ou de développement dans la partie la plus

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