EMPLOI DU LONG-TOBC
Od garnit le fond de l'appareil de couvertures en laine qui retiennent l'or, même fin. La main-d'œuvre se réduit à trois personnes, une femme ou un gamin pour imprimer le mouvement de berceau, un chargeur et un autre gamin pour l'évacuation dçs matières.
La durée de la plaque perforée supérieure est de six mois environ c'est la seule partie qui s'use réellement. Le nettoyage et la récolte de l'or prennent environ dix minutes.
Le prix d'un de ces appareils est de 1.200 francs, emballage maritime compris.
Loi*g-tom. — Le long-tom est un appareil déjà un peu plus important que le cradle, mais néanmoins très rustique encore. // comporte toujours un classement à sa tête, c'est-à-dire qu'on n'y
Fig. 23. — Long-tom.
passe que des matières ne dépassant pas un certain volume. 11 se compose essentiellement d'une boîte de 3ra,60 de long et de 30 à 60 centimètres de large, dans laquelle on verse les alluvions à travers un tamis abondamment arrosé, placé en tête de l'appareil (fig. 23). Des hommes armés de crochets et de raclettes débourbent l'alluvion et rejettent au las de stériles, les cailloux restant sur le tamis après qu'ils ont été complètement débarrassés de leur argile. L'or est retenu par des riffles transversaux dont la disposition et la nature varie à l'infini. On emploie beaucoup dans les long-toms des couvertures ou des peaux de mouton, qui forment d'excellents obstacles pour retenir l'or fin. C'est un appareil qui consomme peu d'eau, puisqu'il n'a pas à entraîner de cailloux d'un gros volume, qui ont été retenus par le tamis, et c'est le type favori d'instrument de lavage pour les petites équipes d'orpailleurs travaillant pour leur compte.
À ce type d'appareil se rattachent d'innombrables variantes : je me contenterai d'en citer deux, caractéristiques.
Sluice portatif à Losanges
DumpG des gravi
Détail d'un losange
Fio. 24. — Sluice à losanges.
Long-tom chinois. — Cet appareil est disposé de façon à empêcher le vol de For sur la table du long-tom. A cet effet, le fond de ce dernier est constitué par une planche dans laquelle sont percés des
VARIÉTÉS DE LONG-YOSIS Tï
trous en quinconce, reliés par des rainures de profil hémisphérique découpant la table en une série de losanges, qui servent de conduite pour amener l'or dans un double fond fermé avec un cadenas {fig. 24). Ce double fond se remplit naturellement de sable; mais il ne faut pas oublier que ce dernier, surtout avec l'aide des trépidations que produit le choc des outils de lavage, est un vide pour Cor. Le soir venu, le patron ouvre le double fond et lave le résidu à la bâtée ou sur un petit long-tom qui, dans toutes les exploitations sibériennes, sert pour la concentration des schlichs noirs.
Fio. 23. — Long-tom boukhare.
Long-tom Boukhare. — En Boukharie, le long-tom est réduit, on peut le dire, à sa plus simple expression : comme le bois est rare dans la contrée on le construit, h même, au bord de l'eau, en damant de l'argile en forme de plan incliné, sur lequel on pose des bandes de feutre en poil de chameau qui constituent le fond de l'appareil. Deux bois sur la terre, grossièrement équarris, de 10 centimètres de hauteur sont appliqués sur les cotés pour former le canal d'écoulement et, en tête, se trou vêle tamis formé par un clayonnage en brins d'osier. C'est sur ce dernier que les convoyeurs viennent jeter l'alluvion transportée par civières; quant à l'eau, elle est fournie par un homme qui puise dans le cours d'eau avec une demi-courge attachée à un manche (fig. 25). Ce système rudimentaire ne réussit que grâce à la nature spéciale des aliuvions de ce pays, qui, provenant du remanie-
ment des moraines du Pamir, sont uniquement formées de sable et de cailloux sans argile. Le débourbage, qui complique tant les opérations de lavage, se trouve ainsi supprimé.
Au long-tom se rattache aussi le stanok (vachguert), appareil qui accompagne toutes les exploitations aurifères de Sibérie, et qui n'est autre chose qu'un long-tom dans lequel se termine le travail de concentration des sables extraits des lavoirs sibériens. L'arrivée de l'eau s'opère par un trop-plein horizontal, placé en tète de l'appareil de façon que la nappe d'écoulement soit absolument régulière, et la concentration des matières se fait au moyen d'un râcloir en caoutchouc pour commencer, et d'une brosse en chiendent pour les derniers moments de l'opération. Ce môme appareil sert aussi, en prospection, pour déterminer la teneur des alluvions retirées des puits et, comme on opère alors sur des quantités assez importantes, on obtient des résultats au moins aussi exacts que ceux donnés par la bâtée. Nous verrons plus loin, en décrivant les méthodes sibériennes, qu'il est indispensable qu'il en soit ainsi, vu qu'elles exigent un cubage extrêmement soigné et présentant toutes les garanties de certitude pour éviter les désastres financiers onsécutifs à une prospection mal faite ou trop hâtive.
Long-tom avec plaques amalgamées. — On sait que les plaques de cuivre préalablement argentées et amalgamées ont, sur les particules d'or libre, une action plus effective pour les retenir que le mercure métallique lui-môme.
On a cherché depuis longtemps à utiliser cette propriété pour retenir l'or et surtout l'or fin, qui passe dans les sluices. On est arrêté par l'usure rapide de la surface amalgamée produite par le passage des énormes volumes qu'il s'agit de faire écouler dans les sluices, et qui sont composés d'un mélange de sables et de cailloux souvent anguleux, qui mettent rapidement l'amalgame hors de service. Cependant, dans les appareils appelés h ne passer que des matières lines et uniformes, ces plaques sont d'un usage avantageux.
C'est principalement dans le traitement des sables noirs aurifères, qui se rencontrent sur le rivage de la mer en un grand nombre de points, que l'emploi d'appareils avec plaques amalgamées a donné de bons résultats. On sait qu'il existe des sables de ce genre, en grande quantité, sur les deux rives de la Mer de Behring; au Cap