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COUCHE

OBSERVATIONS

lignes

Irons

trous

bed-rock

Mètres

Mètres

Métros

Mélres

Litres

Or gros.

1 pépite de 15 centigr.

Or fin :' glaise.

Or moyen : glaise.

Or fin —

Traces d'or —

— fond rocheux.

Ces éléments, accompagnés du plan du terrain, sont suffisants pour rétablissement à tête reposée et après la pesée à domicile des bâtées rapportées du chantier, des coupes en travers de l'alluvion considérée.

11 va sans dire que j'opère, comme le bon sens l'indique, sur une série de profils en travers exécutés dans la vallée, à des distances qui, on va le voir, ne sont pas quelconques et qui dépendent, au contraire, de la nature et du tempérament des alluvions.

11 est évident, en effet, que si Ton n'était pas tenu par des considérations de temps et d'argent, on pourrait exécuter les sondages suivant une série de lignes transversales à une vallée, espacées de 100 mètres par exemple les unes des autres, dans lesquelles on pratiquerait des trous à intervalles réguliers, de manière à constituer un réseau suffisamment serré pour qu'aucun enrichissement, même de surface minime, n'échappe au chef de prospection. Mais on peut gagner beaucoup de temps et diminuer notablement les frais, tout en conservant la même exactitude, en opérant d'une manière méthodique, rationnelle, en faisant porter en définitive,

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avec les mêmes frais, la prospection d'ensemble sur une surface infiniment plus considérable.

a Tempérament des allmions. — La con-

naissance du tempérament d'une alluvion, e'esl-a-diredu mode général de distribution de l'or, n'exige huLiluellement, delà part d'une personne exercée, que le creusement d'un petit nombre de trous. En principe, à lorsque l'or est lin, régulier, réparti depuis a. le haut jusqu'au bas de la couche et que | l'enrichissement sur le bed-rock, tout en g étant bien sensible, n'est pas excessif, on ■H peut augurer d'une manière certaine que " i 1 alluvion offre de grandes chances pour

3 présenter une teneur régulière et constante = sur de grandes surfaces. C'est un cas émi- ;| remment favorable.

-j Les caraclérus contraires, à savoir : or

e -5 gros, présence de pépites, couche mince

2 et presque stérile il la partie supérieure,

3 accroissement subit et considérable de la S | teneur sur quelques centimètres seulej " meut au contact du bed-rock, font prévoir

^ un enrichissement discontinu, exigeant '- beaucoup de sagacité dans le percement |, des trous. C'est cet ensemble de caractères ~ que les prospecteurs désignent, quand ils . annoncent que l'or est « poché » dans le ?; placer.

« rj Réseau primaire. — Dans l'un et l'autre

■*" cas, on commence par un réseau à grandes mailles, constitué par des lignes, transversales situées a 200 mètres les unes des autres. Dans ces lignes l'équidislance normale des trous qui est de 20 mètres, est prise de manière à les exécuter en quinconces, c'est-à-dire que, si, dans la ligne I, par exemple, le traçage se fait à 20, 40, 60 mètres, etc., du pied

de la montagne, dans la ligne suivante on prendra 10, 30, 50, etc.

Si trois lignes successives ne donnent pas de résultat, on fera, avant d'abandonner, deux lignes vers l'amont et deux vers l'aval, à 400 mètres Tune de l'autre. Si, au contraire, deux lignes consécutives donnent des teneurs payantes, on exécutera immédiatement la ligne intermédiaire à 100 mètres de chacune d'elles, et on la sondera aussi avec l'équidistance normale de 20 mètres pour les trous.

Réseau complémentaire. — Enfin, dans chacune de ces lignes payantes, on exécutera entre les trous ayant donné des teneurs supérieures aux teneurs minimas qu'on s'est préalablement fixées, des trous à la distance de 10 mètres et môme, dans les placers à or poché, à l'équidistance de 5 mètres pour déterminer exactement la largeur transversale des poches riches. Ce dernier chiffre est, en effet, très important à connaître, car la drague exige, pour pouvoir avancer, une largeur minima d'emprise, qui varie bien entendu avec les dimensions de l'appareil, mais qui ne descend guère au-dessous de 18 mètres. Si, par conséquent, la partie éminemment riche d'une poche n'atteint pas cette largeur, il faut tenir compte du stérile à abattre à droite et à gauche de la veine riche, de manière à faire payer par la partie exploitable les frais de dragage de toute la largeur de l'emprise et se rendre compte si, dans ces conditions nouvelles, Talluvion reste encore exploitable avec profit.

Emploi des courbes isofrancs. — Muni de ces éléments, il est facile d'en déduire la traduction, en courbes isofrancs, d'une alluvion dont le cubage a été opéré d'après ma méthode. 11 suffit en effet, après avoir tracé à l'échelle les profils en travers successifs, de réunir, par un trait continu, les divers points ayant sur ces profils une teneur de dragage égale, c'est-à-dire, je le répète* une teneur égale, couche aurifère et alluvion comprises. On obtient alors la figure 57, qui est tout à fait caractéristique au point de vue du relief qu'elle donne aux enrichissements locaux, aux zones riches qui sont, comme on le comprend, complètement indépendantes de la forme topographique du bed-rock.

La même figure permet de choisir à volonté le genre de travail à faire exécuter à l'appareil, suivant la limite inférieure de dragage qu'on a adopté. Dans les cas, par exemple, dont j'ai donné la repré-

sentation on peut, si on descend jusqu'à l'isofranc de deux francs, draguer toute la surface comprise entre les deux lignes doublées, et réaliser ce cube dans un temps facile à déterminer, connaissant la capacité journalière de travail delà drague; ou bien se limiter à l'isofranc de trois francs, ce qui, dans le casque j'ai envisagé, ne diminue pas beaucoup le cube à exploiter et assure, par contre, une recette journalière plus élevée.

Notons que les alluvions délaissées au moment du premier passage sont abandonnées sans espoir de retour, car on ne peut songer à venir les reprendre après coup, enterrées sous les résidus stériles, évacués à l'arrière de la drague.

On voit combien une préparation exécutée de celte manière donne de souplesse à une affaire de dragage en lui permettant, soit de ralentir sa production en travaillant les alluvions jusqu'à leur limite inférieure d'exploitabilité, soit, au contraire, de s'attaquer uniquement aux parties riches, s'il est nécessaire, pour maintenir une production, de donner un coup de collier.

En ayant en exploitation plusieurs placers préparés de cette manière, on peut arriver à une régularité parfaite de leur production et éviter des à-coups dans les quantités mensuelles d'or produites, à-coups, qui, quel que soit le sens dans lequel ils se produisent, oïit toujours sur l'affaire, el sur les titres qui la représentent, une fâcheuse répercussion.

Coefficient de sécurité. — En opérant les sondages comme je viens de l'indiquer, on peut, sans chances d'erreur, adopter, pour les chiffres à garantir et à inscrire sur les plans de sondage, ceuxlà même qui sont constatés par la pesée de for réellement extrait des bâtées d'essai.

Deux éléments viennent en effet influer dans le même sens pour produire sur les résultats donnés par la bâtée une diminution d'environ 30 0/0 sur la teneur réelle des alluvions prospectées par mon procédé.

1° Foisonnement. — J'ai dit que je mesurais dans un double litre la totalité des terres aurifères extraites d'un trou de sondage avant de la laver, de manière à permettre la mise au mille. En opérant ainsi, on mesure une alluvion foisonnée, qui, quelque soin qu'on prenne pour la comprimer sérieusement, occupe toujours un volume supérieur de 10 0/0 au moins à celui qu'elle avait au sein de

Courbes Jsofhancs

Ugn^t Il

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tf

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5 *3 Zt

Fio. 57. — Courbes isofrancs d'un placer.

la terre. La teneur trouvée étant calculée sur le volume foisonné, se trouve par conséquent diminuée dans la même proportion de 10 0/0 par rapport à la teneur réelle des alluvions en place, non foisonnées, dont on opère le cubage.

2° Pertes dor dans le cubage. — Pendant la descente de la sonde il y a toujours perte d'or par suite des secousses inévitables de l'appareil en cours de travail et de la tendance irrésistible du métal précieux, lorsqu'on le remue sous l'eau avec des matières terreuses, à gagner immédiatement le fond.

Pour me rendre compte de l'importance de ce déchet, je me suis livré à un grand nombre d'expériences comparatives en faisant, concurremment avec le trou de sonde, un irou de prospection ordinaire consistant dans une fosse de 2 mètres de long et 1 mètre de large, allant de la surface du sol au bed-rock, avec enlèvement de l'alluvion aurifère à la pelle et lavage à la bâtée de la totalité du cube extrait.

La différence varie entre 20 et 30 0/0 au détriment de la teneur reconnue par les sondes à tiges. Elle est plus forte lorsque l'or est gros et confiné sur les derniers centimètres du bed-rock que lorsque le métal précieux est réparti uniformément en grains fins dans toute l'épaisseur de la couche. Cette circonstance est favorable à l'appréciation donnée parles sondes à tiges, attendu que, dans les alluvions à or poché, il convient d'adopter un coefficient de sécurité supérieur à celui que nécessitent les alluvions à enrichissement régulier.

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