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ÉVACUATION DES TA1LI.NGS

vîons, divisées, par classement, en plusieurs catégories de grosseur, les coefficients ordinaires des terrassements foisonnes.

Leschiffres donnés par les aide-mémoire s'appliquent, en effet : à des matériaux gros et petits, intimement mélangés, les fines venant, après déplacement et remise en tas, remplir en partie, les interstices des gros.

Avec les élévateurs des tailings, les diverses catégories sont

entassées séparément ; les vides laissés entre les cailloux ne sont pas comblés par les fines, de sorte qu'en résumé la place nécessaire pour loger les matières classées est à peu près le double du volume initial.

C'est la raison pour laquelle les élévateurs de tailings prennent des dimensions et des angles sans cesse croissants. Dans les types de dragues du dernier modèle, dont je donne une idée à la figure 88 on arrive, comme on le voit, à de véritables monuments, permettant d'entasser des cailloux sur des hauteurs considérables.

Cette adjonction ne laisse pas que de compliquer et d alourdir notablement l'arrière des dragues qui en sont munies. En outre, on donne à ces élévateurs une vitesse beaucoup plus grande que celle des godets et on les fait plus légers aussi. Ils sont constitués par une série de plateaux articulés sur lesquels tombent les cailloux propres sortant du trommel. Ils sont remontés sur une élinde dépassant en porte-à-faux l'arrière delà drague et inclinée a 30° sur l'horizon, jusqu'à leur point de chute en dehors du rayon de giration de l'appareil.

Forme des godets. — La forme des godets de ces évacuateurs varie beaucoup avec les constructeurs. Il semble pourtant que tous sont d'accord pour reconnaître que les godets articulés en forme de S emboîtés les uns dans les autres sont les plus avantageux. Ils ne se bloquent pas aussi facilement que les plateaux articulés par les pierres qui viennent se loger entre deux éléments successifs et qui Iqs mettent rapidement hors d'usage.

Il faut, en tout cas, avoir des roulettes d'un assez fort diamètre pour éviter l'usure, et on doit conduire ces chaînes par la tête et non par le bas de l'élévateur, ce qui complique un peu le mécanisme.

Transporteur à courroie. — Beaucoup de dragues emploient à présent des transporteurs à courroie, qui ont l'avantage de pouvoir marcher avec des vitesses incomparablement supérieures à celles que comportent les chaînes à godets et, par conséquent, de n'exiger que des largeurs réduites pour faire face à un débit important. Une courroie de 0m,60 de largeur, à la vitesse de 2 mètres par seconde, débite aisément les tailings d'une drague de 50 mètres cubes à l'heure.

Les courroies ne valent rien pour le travail des dragues en pays

ÉVACUATION DES TAILINGS

froids (Sibérie, Klondyke); la boue et l'eau se congèlent à leur surface, surchargent le caoutchouc et le rendent cassant.

Battoir centrifuge. — Un appareil intéressant qui a été appliqué avec succès sur un certain nombre de dragues en Nouvelle-Zélande est le battoir centrifuge dont je donne ici le dessin (fig. 89). Il consiste essentiellement en deux (lâches en tôle d'acier, entre lesquelles tournent, à la vitesse de 240 révolutions par minute, deux battoirs en acier, fixés sur un noyau, aussi en acier coulé, qui lancent avec force les matières sortant du trommel. Suivant l'angle d'arrivée des tailings, ils sont lancés plus ou moins loin et répandus, en couche uniforme, en arrière de l'appareil.

D'après M. Peck, l'auteur de ce système, un appareil ayant 0m,60 de largeur suffit pour une drague de 50 mètres à l'heure et demande moins de force qu'un élévateur ordinaire. Il coûte aussi beaucoup moins cher à installer ; il ne charge pas autant l'arrière de la drague, et les réparations se bornent au remplacement des battoirs quand ils sont usés. Les dragues Ngapara N° 1 Earnsleugh N° 1, Alexandra, Junction Electric, Rising Sun, etc., à Otago, sont munies de cet appareil.

Dragues fluviales. — Les dragues fluviales, c'est-à-dire celles qui sont appelées à travailler uniquement sur des alluvions immergées au fond de cours d'eau ayant un courant sensible, ne nécessitent pas l'emploi de ces élévateurs. On peut se contenter de surélever le beffroi principal de la 'drague de manière à avoir à la sortie du trommel une hauteur au-dessus du niveau de l'eau, de 4 mètres environ, suffisante pour évacuer, au moyen de couloirs latéraux soutenus par des haubans, les cailloux propres "sortant du trommel en les accompagnant d'un léger courant d'eau qui facilite leur glissement. C'est un système qui rappelle, comme on le voit, les dragues à long couloir du canal de Suez (fig. 90).

En résumé, on peut dire que le problème de l'évacuation des tailings peut toujours être résolu par une des solutions que je viens d'indiquer et que le choix des appareils à employer pour arriver au but dépend entièrement des conditions dans lesquelles la drague est destinée a fonctionner.

V. Évacuation des stériles à part de l'allnvion. — J'ai breveté en Novembre 1900, et j'ai appliqué depuis cette époque un dispositif

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