RENDEMENT DES DRAGUES A OR
RENDEMENT DES DRAGUES A OR, POUR LE MOIS d'aVRIL 1904 (suite)
NOM DES COMPAGNIES, ou des dragues
Beport.
Nelson Creek
Pactolus N° 1
Pactolus N° 2
Jameson's Reward
Aldinga
Moonlight
Callaghan's Creek
Stony and Mosquito Leads.
North Beach
Blackwater River
No Town Creek
Bignell's n° I Town
Greenstone Creek
Three-mille Greenstone .
Stafford-Waimea
Montezuma
New Commissioner's Fiat.
Total pour le côté Ouest.
LIEU DU DRAGAGE
RENDEMENT en or
Nelson Creek
Moonlight Creek..
Callaghan's Creek Greymouth
Blackwater River . . .
Twelve-mille Creek
Ditto
Kumara
Stafford
Hokitika. . i Kanieri
(onces)
NOMBRE
des semaines
de Irarail
Total pour Otago et pour le Southland (78 dragues).. Total pour la côte ouest (27 dragues)
Total général (105 dragues)
Moyenne par drague
Temps moyen de travail
Onces
3 V2 semaines
Dans ces tableaux ne figurent pas les affaires de dragage les plus célèbres qui appartiennent à des syndicats et dont les rendements ne sont pas publiés. On sait toutefois qu'ils sont considérables. Le « Mining Act » qui va être appliqué dans la Colonie, oblige tous les exploitants, sans exception, à remettre, tous les six mois, aux Inspecteurs des Mines du district, leurs tableaux de production de sorte que les statistiques futures donneront des ren7 geignements plus complets sur cette nouvelle industrie.
Un des cinq établissements de crédit d'Otago a acheté l'or produit par les dragues de la région pendant une période de douze mois, finissant au 31 mars dernier, pour une somme supérieure à 3.500.000 francs.
Limite d'exploitabilité par dragage. — Les prix que je viens de citer ne comprennent évidemment ni frais généraux ni amortissements, de sorte qu'on serait exposé à de graves erreurs, si, en les prenant à la lettre, on entreprenait dans des pays neufs des dragages sur des alluvions contenant des quantités de métal précieux par mètre cube excavé et lavé, aussi minimes, que celles portées dans les tableaux qui précèdent.
L'expérience m'a prouvé, en ce qui concerne la Guyane, — pays encore presque inexploré et où les conditions locales tant pour le transport des dragues et leur mise en place que pour leur exploitation proprement d ite sont réellement très coûteuses — le Vénézuala, la Colombie, la Côte d'Ivoire, le Soudan et les pays tropicaux en général, qu'on doit limiter à 2 francs par mètre cube comme teneur effective de dragage, le chiffre auquel il convient de s'arrêter pour être certain de draguer avec bénéfice une alluvion déterminée, en amortissant en cinq années le coût initial de l'appareil et en payant tous les frais sans exception : frais généraux dans la Colonie, frais d'agence, impôts, redevances, rapatriement du personnel, etc.
Par contre, des teneurs de 6 « 8 francs par mètre cube excavé, non seulement ne sont pas rares dans le lit des rivières et dans les placers de ces divers pays, mais elles sont même complètement négligées et considérées comme sans valeur aux yeux des exploitants du pays. Ces derniers ne s'occupent guère d'une alluvion que si elle paye ce qu'ils appellent dans leur langage spécial: «deux sous à la bâtée » équivalent à 15 francs au mètre cube, et c'est effectivement à cette limite qu'ils doivent s'arrêter pour ne pas risquer de perdre de l'argent avec les moyens restreints dont ils disposent, la cherté des vivres, la difficulté des ravitaillements et le manque de bras.
On voit que la marge est grande pour l'emploi des procédés mécaniques.
Dragages des alluvions agglomérées. — Les détails qui suivent sont relatifs à une méthode qui a subi l'épreuve de l'expérience et qui permet d'exploiter par dragage de véritables conglomérats considérés jusqu'ici comme inattaquables.
Il faut distinguer en effet les différents degrés de dureté d'un gravier aurifère et ne pas confondre un conglomérat proprement dit, formant un gravier cimenté absolument impropre à l'exploila-