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DRAGAGE DES ALLUV10NS AGGLOMÉRÉES

tion par dragage, avec un gravier aggloméré, qui, bien qu'il présente à l'attaque par les godets une résistance complète tant qu'il n'a pas été préalablement désintégré, peut cependant être enlevé sans provoquer d'accidents lorsqu'on a provoqué, parle tirage préa-

Dragage dîme alluviuii cimentée Fjii. 97. — Dragage des alliiviom cimentées.

lable d'un certain nombre de coups de mines, une désagrégation préalable du banc qu'il s'agit d'exploiter.

Dans l'exemple dont il s'agit, le gravier travaillé par une drague pendant une durée de huit mois avait abouti à démontrer qu'elle ne débitait guère qu'un quart de la capacité pour laquelle elle avait été construite et qu'environ la moitié du temps était perdu par les arrêts que nécessitaient les réparations, ce qui réduisait par conséquent le travail produit par la drague à 1/8 de sa capacité réelle. Aussi l'insuccès de Béa «m* cette opération avait-il été complet, bien que la teneur en or fût des plus payantes.

C'est alors qu'on eut l'idée de pratiquer une série de trous de mines en amont de l'appareil dans le banc à draguer et d'en faire le sautage avec des charges convenables de dynamite. Après quelques tâtonnements, on exécuta une ligne de trous depuis la surface jusqu'au bed-rock à 7 mètres du front d'attaque de la drague, la distance des trous étant de 15 mètres (fig. 97).

Aussitôt qu'un trou était fini, on faisait le tirage. La charge se composait dé 15 kilogrammes de dynamite numéro 3, à 800/0 de nitroglycérine, contenus dans une boîte en fer-blanc placée à environ 1*,20 au-dessus du bed-rock. Le tirage se faisaità l'électricité.

L'explosion ne produisait aucun déplacement sensible dans le

banc de graviers; mais le choc et les vibrations qui en résultaient étaient suffisants pour détruire l'homogénéité de la masse et permettre le dragage facile des matières.

On reconnut bientôt qu'on pouvait sans crainte distancer davantage les trous, tout en obtenant une désagrégation suffisante, et les éloigner jusqu'à 33 mètres l'un de l'autre. Le percement des trous de mines servait en même temps de prospection pour déterminer la teneur.

Les résultats des dragages ont été entièrement transformés par cette opération préalable. Les godets montent constamment pleins et les dépenses pour les réparations ne sont pas supérieures à celles des dragues travaillant dans un terrain normal .

C'est dire que l'affaire a changé complètement de face et est devenue payante au lieu de se trouver en perte, comme c'était le cas auparavant.

Le prix de revient du sautage par cette méthode n'a pas dépassé 0 fr. 32 par mètre cube. C'est une dépense insignifiante en présence des résultats obtenus, étant donné surtout que ces graviers cimentés ont généralement une teneur assez forte pour pouvoir supporter sans peine ces frais supplémentaires, qui se retrouvent largement dans l'économie des frais d'entretien et de réparation.

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