‹ L'industrie chimique aux États-Unis [microforme]Chapitre 115 sur 162 · MM SINGES RE RTS · texte numérisé non relu

MM SINGES RE RTS

tout cela à la fois et constituant une organisation complète semblable aux ‘“’packing Companies” de Chicago. Les “big five,” comme les américains appellent les cinq grandes compagnies qui concentrent dans leurs nombreuses usines toutes les branches ci-dessus, touchent à l’industrie chimique par leur fabriques d'engrais, d'acides gras, de savons, de glycérine, leur tanneries, etc.

Rien d'ailleurs ne fera mieux ressortir peine des cinq grandes packing companies, Swift, Armour, Cudahy, Wilson et Morris, que d'indiquer leur chiffre d'affaire. Pour les deux plus importantes, Swift et Armour, les ventes en 1917 ont dépassé sept milliards et demi de francs, c'est-à-dire approximativement 1 fois et demi le budget annuel de la France avant la guerre. En 1914, les ventes des trois plus importantes packing companies avaient atteint $909,121,000.

Ventes de 1914:

En 1918 elles ont atteint $2,347,660,000, soit une augmentation de Ventes en 1918:

Comme il À ma être intéressant de comparer la progression des bénéfices es

et des ventes diverses compagnies, j'ai reproduis ces chiffres tels qu'ils sont donnés dans les rapports annuels aux actionnaires. On remarquera ue la proportion des bénéfices aux ventes est rès réduite, et ne semble pas ustifier les attaques passionnées dont les ‘‘packing companies, ont été l'objet de la part de certaines branches de l’administration américaine. Ilest vrai que la puissance des packers est énorme, mais depuis que leur industrie a été soumise à des enquêtes répétées dans ces dernières années, il semble bien que les abus commis sont moindres que ne le seraient le total des abus isolés que ne manqueraient pas de commettre les petites organisations séparées qui pourraient les remplacer. Quand on examine d’ailleurs les faits de ‘‘profiteering”’ pendant la guerre dans diverses branches commerciales, on constate généralement que ce sont les plus petites organisations qui se sont livrées aux élévations de prix les plus démesurées et dont le pourcentage de bénéfices a atteint des propurtions scandaleuses.

Si tous les Trusts conduisaient toujours, comme c’est le cas pour les packers, à une économie d'opération aussi grande, à une ‘‘efficiency’’ aussi complète permettant d'utiliser des déchets divers qui seraient perdus entre les mains de petites organisations, etenfin à des relations aussi directes entre producteurs et consommateurs éliminant tout rouage inutile, on pourrait se demander si les Trusts ne sont pas souvent une bonne chose quand une législation appropriée limite leurs abus de pouvoirs pcssibles.

Les installations frigorifiques américaines sont fort bien installées. Malheureusement cela conduit à en abuser et les viandes y sont conservées pes de si nombreux mois qu'elies sont loin d’avoir la même saveur que

viande de boucherie en France. Quant à la volaille pour laguelle les frigorifiques sont ne très employés, elle a souvent un goût de faisandé très prononcé. $i au point de vue purement éconcmique l'i-stallation de rifiques est avantageuse, on n’en saurait dire autant r: point de vue culinaire et peut être aussi sanitaire.

Swift & Company.

- Bénéfices.

Détail des résultats moyens par animal abattu en 1917.

Valeur de la viande par animal abattu... 868.97 Valeur des Sous produits 24.09

Total des Recettes 893.06

Armour & Company.

Années au :

31 octobre. Ventes. Bénéfices.

Cudahy Packing Company.

Années au 31 octobre. Ventes. Bénéfices.

Nombre d'animaux abattus en 1917... 3,900,000 Coût des animaux achetés Salaires payés aux employés.......... 10,000,000

Dépenses de Tr ort payées aux Cies de Chemin de Fer

Autres dépenses en 1917

Le,. 9%) — Wilson & Company (anc Sulzberger & Sons).

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