De la fuchsine
2. Du violet C ou hexaméthylrosaniline, obtenu par un nouveau procédé breveté par la Société. Ce procédé, fort élégant, consiste à traiter la glycérine par de Tacide oxalique, et à chauffer le mélange à 110-115 degrés pendant une heure. Le produit est ensuite repris par de l'éther, la solution est évaporée et le résidu est rectifié.
(1) Toutefois, des mesures de conductibilité électrique, instituées par M. Hjelt, ne confirment pas cette manière de voir (C/jem. Zeii., t. XVllI, p. 3).
Haller. — Industrie chimique. 17
On recueille les portions qui passent de 160 à 180 degrés et qui sont principalement constituées par de la monoformine glycérique.
On condense celle-ci avec de la diméthylaniline, en présence d'acide sulfurique monohydraté, à une température de 140-145 degrés. En versant dans Teau, traitant par un excès .de soude, et entraînant la diméthylaniline en excès par un courant de vapeur d'eau, on obtient du premier coup la leucobase du violet hexaméthylé pur.
Dans cette réaction, la monoformine n'intervient que pour fournir le méthine CH, nécessaire à la formation de la leucobase. On peut traduire la réaction de la façon suivante :
.OCHO Cm^Az(CH3)2 .C«H*Az{CH'f
C^H^^OH -|-C«H»AztCH3)2 = H20-f-C»H«0^-f-CH^C«H*Az(CH7
^OH C'Wkz{Cl{'y ^C«H*Az(CH»)-
La leucobase ainsi formée, oxydée par le bioxyde de plomb, fournit le violet.
3. Le violet 350N, obtenu par benzylation de la tétra et penta-mélhylrosaniline.
4. Violet 300XE est probablement le dérivé pentaméthylé de la rosaniline.
Ces colorants, création de la Société de Saint-Denis, teignent la laine en bain neutre, et le coton mordancé au tannin.
5. Violet acide 5B est un produit de sulfonation du violet 350N, matière également créée par|^ la Société de Saint-Denis.