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ANGLETERRE

Dans la grande industrie chimique anglaise nous citerons quelques-unes de ses maisons les plus importantes.

Bien que, dans son ensemble, la production tende à diminuer (1), par suite de la concurrence des usines du continent, et, particulièrement, de celles de TAllemagne, les fabriques anglaises tiennent encore le premier rang si l'on considère le chiflFre total de cette production.

(1) Le dernier rapport annuel de M. Pinspecteur général Fletscher, sur la grande industrie chimique anglaise, montre en effet que, pendant Tannée 1893, Pindnstrie de la soude anglaise a diminué comme nombre de fabriques et comme production totale.

En 1892, la quantité de sel converti en soude s'éleva à 824 490 tonnes dont 519593 furent employées par les usines Leblanc et 304 897 par les usines à ammoniaque, tandis qu'en 1891 la consommation atteigoit le chiffre de 846 391 tonnes, dont la majeure partie servit aux fabriques de soude Leblanc.

M. Fletscher constate aussi que le procédé à l'ammoniaque a conquis du terrain, mais pas dans une proportion suiS santé pour compenser la diminution observée. Il est en effet difficile à ce procédé d'évincer complètement celui de Leblanc, qui se soutient par sa production de chlorure de chaux et de chlorate de potasse.

Les statistiques ont établi, d'autre part, que l'exportation des alcalis d'Angleterre en Allemagne a diminué de 1/7 dans les dix dernières années, tandis que l'importation d'Allemagne en Angle* terre a augmenté du double dans la même période. [Chem. Zeit.y 1893, p. 87.)

On sait que le procédé Leblanc est encore fortement en honneur dans ce pays, et peut lutter avec celui à Tammoniaque, grâce au chlore qu'il permet de produire, grâce aussi à l'union, en un faisceau compact et puissant, de tous les fabricants de soude par Tancien procédé.

Il y a bien encore un élément de succès de plus à l'avantage des usines à soude Leblanc : c'est l'exploitation de la méthode Chance-Claus pour la récupération du soufre. Malheureusement, cette méthode est loin d'être parfaite, et ses imperfections proviennent de la difficulté d'absorber ou de détruire totalement, et d'une façon économique, l'acide sulfhydrique qui s'échappe du four Claus.

Quoi qu'il en soit, en Angleterre, le procédé à l'ammoniaque gagne du terrain au détriment de celui de Leblanc, comme le montrent les chiffres suivants :

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