‹ L'industrie chimique: avec figures intercalées dans le texteChapitre 4 sur 140 · INDUSTRIE DE LA FRANGE, DE L'ALLEMAGNE, ETC · texte numérisé non relu

INDUSTRIE DE LA FRANGE, DE L'ALLEMAGNE, ETC

de dire. On connaît la richesse des mines de cuivre des Ëtats-Unis. Les principaux gisements se rencontrent dans le Michigan, le Montana et TArizona.

En 1892, ces trois États ont respectivement produit 47,960, 73,348 et 16,964 tonnes de cuivre (1). Or les mines du Montana et de TArizona, qui, avant 1893, avaient l'habitude d'envoyer en Allemagne et en Angleterre leurs mattes pour être traitées par Télectrolyse, ont installé Taffinage électrolytique du cuivre. Elles bénéficient ainsi d'abord des métaux précieux contenus dans les mattes, métaux qu'elles accordaient gratuitement aux fondeurs européens, et ensuite de la transformation du cuivre ordinaire en cuivre fin, ce qui leur permet aujourd'hui de vendre leurs cuivres fins au prix des cuivres ordinaires.

Cette situation ne manquera pas d'entraîner à bref délai la ruine des fondeurs européens, aucun d'eux ne pouvant plus vendre son cuivre, affiné aux fours, au prix où les mines américaines jettent sur le marché les cuivres électrolytiques (2).

Bien que certaines contrées du nouveau et de l'ancien continent aient une industrie chimique qui pourvoit partiellement aux besoins de la consommation nationale, la France, l'Allemagne et l'Angleterre se partagent encore, pour ainsi dire, la production de l'ensemble des composés chimiques nécessaires à l'exportation.

Ce sont leurs produits qui alimentent les différents

(1) The Minerai Industry^ ils statisticsy technology and trade for 189i, par R. P. Rothwell, New-York.

(2) Le cuivre, par P. Weiss.

ANNËES. ÀHOLBTERRK.

Importattona (i).

Page 1