ACIDES ORGANIQUES
Acide agaricique, C*®H^®0^-f H*0. — Cet acide, préparé par Merck, est encore appelé acide laricique et constitue la partie active de l'agaricine commerciale. Celle-ci est extraite des champignons parasites du mélèze, et forme une masse résineuse encore mal étudiée.
L'acide agaricique est préconisé pour combattre les sueurs nocturnes des phtisiques.
(1) La composition de cet oxalate double ne serait pas toujours la même. M. Percy Hay a en effet montré que deux spécimens de sel, analysés par lui, ont donné des résultats correspondant les uns à un corps de la formule
K*Sb2(G20*)6 + 3H20 et les autres à
K3Sb(C204)3.6H20.
[Chem. News.^ 57, 193.)
Acide anémonique, C*^H*^0^. -— Produit de décomposition par la baryte de Tanémonine C'^ff^O* qu'on rencontre dans un certain nombre de plantes de la famille des Renonculacées.
Ne jouit d'aucune propriété physiologique. (Merck.)
Acide anisique,
\CoOH
Produit d'oxydation de l'aldéhyde anisique ou de l'anethol.
Antiseptique employé dans le pansement des plaies, et à l'intérieur comme antipyrétique. (M.)
Acide cathartinique. — Glucoside acide, extrait des feuilles de séné.
Purgatif employé à la dose de gr. 25 à gr. 40. (M.)
Acide chrysophanique, C**H*"0^ — Produit d'exsudation de la tige d'Anrfi?'a Araroba Aguiar (Brésil). Se trouve encore dans la rhubarbe, mais s'obtient principalement par l'oxydation à l'air d'une solution alcaline de lachrysarobine, extraite par le benzène de la poudre de Goa ou d'Araroba. Cristaux prismatiques d'un beau jaune d'or.
S'emploie en pçmmade dans les affections cutanées. (Merck.)
Acide copaïvique, C^^H^°0^ — Accompagne une huile essentielle et une résine dans le baume de copahu. (M.)
PRODUITS NOUVEAUX OU PEU GONiNUS. 197
Acide embélique, C^H^^O^ — Cet acide a été extrait, par M. H. Warden, des fruits de VEmbelia rîhes.
Cristaux se dissolvant facilement dans Talcool, le chloroforme, Télher, le benzène.
Il est employé comme fébrifuge. Son sel ammoniacal C^H^^O^AzH'* est recommandé comme ténifuge. (M.)
Acide filicique, C^^H'W. — Ce composé, amorphe, existe dans les rhizomes delà fougère mâle. Il se trouve dans l'extrait éthéré de cette plante qui est employé comme ténifuge. Sa constitution n'est pas encore bien connue ; pour les uns, ce serait un dérivé isobulyrique de la naphtaline, pour d'autres, un dérivé dibulyrique de la phloroglucine. (M.)
Acide gymnémique, C^^H^^O'*. — Cet alcaloïde, extrait des feuilles de la Gymnema sylvestris (Asclépiade), possède la propriété d'insensibiliser momentanément la langue, et d'enlever ainsi la perception de la saveur douce et amère. Il donne, avec la strychnine et d'autres alcaloïdes, des combinaisons insolubles et complètement insipides, ce qui, autrefois, pouvait faciliter leur mode d'administration. (M.)
Acide quillaïque, C^^H^^O*^ — Cet acide accompagne la sapotoxine dans l'écorce de quillaya : il s'extrait de la saponine du commerce; c'est une masse amorphe, incolore, rougissant légèrement le papier de tournesol.
Il provoque vivement les éternuements et est toxique :
cette substance a été préconisée pour la recherche de l'albumine dans les urines. (M.)
Acide sclérotique (acide ergotique ou ergotinique). — Provient de l'ergot de seigle ; il se présente sous la forme d'une masse amorphe, jaune brunâtre, inodore et insipide, hygroscopique.
Ce corps a été préconisé contre l'épilepsie en l'associant au thymol, à la dose de 0,30, ou en injections sous-cutanées, à la dose de 0,015, gr. 06. (M.)
Acide vératrique, C*H*®0* (acide diméthylprotocatéchique). — A été retiré en 1839 par Merck delà semence de sévadille. (M.)