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ALCALOÏDES, 6LUC0SIDES

Absinthine, C^W^O^ — Principe extrait de l'Ar/emisia absinthium. Poudre cristalline, jaunâtre, peu soluble dans l'eau, très amère. (Adrian.)

Aconitine de rAconitum ferox, C^W^AzO^^+H^O (Pseudoaconitine). — Cet alcaloïde se trouve, à côté de petites quantités d'aconitine cristalline, dans la racine de VAconitum ferox. Il cristallise difficilement en fines aiguillesou en cristaux ayant l'aspect du sable. La pseudoaconitine est plus toxique que l'aconitine ordinaire. Saponifiée par la soude à 100 degrés ou par l'eau ài 140 degrés, elle se scinde en pseudoaconine et acide vératrique. (M.)

PRODUITS NOUVEAUX OU PEU CONNUS. i99

Aconitine de la racine d'aconit du Japon (Aconitum Fischeri). — Japaconitine. Agit comme Taconitine ordinaire et serait, d'après certains auteurs, identique à cette dernière. (M.)

Alcannine, C*^H**0^ — Principe colorant extrait, à l'aide de l'éther de pétrole, de la racine d'orcanette. Masse d'un brun rouge foncé, à reflets métalliques. (Merck et Bernhardi, de Leipzig.)

Aloïne, C*®H**0'. — Principe amer de l'aloès desBarbades, employé comme purgatif. (M.)

Anémonine, C"H*^0*. — Principe actif de diverses variétés dWémones, et particulièrement de l'anémone pulsatile. Cristaux rhombiques que les alcalis dissolvent avec coloration jaune en les transformant en acide anémonique.

Recommandée dans les cas de dysménorrhée, bronchite, asthme, etc. (M.)

Antispasmine. — Mélange de narcéine sodée et de salicylate de soude.

Recommandé dans les cas de coqueluche, d'irritation du larynx, de catarrhe bronchique, etc. (M.)

Apioline. — Principe nouveau, différent de l'apiol et de l'essence de persil, extrait des semences de cette plante par Chapoteaut. Liquide rouge acajou, bouillant à 275 degrés, de densité 1.132, encore peu étudié au point de vue chimique.

Son auteur le recommande au point de vue des applications dans les mêmes circonstances que Tapiol. (Rigaud et Ghapoteaut, Adrîan et C.)

Apoatropine, C*'H^*AzO^ — Dérivé de l'atropine par déshydratation. S'obtient en traitant Tatropine ou la daturine par de Tacide azotique. Ce composé ne possède plus les propriétés mydriatiques de Tatropine, mais en revanche il provoque à doses un peu élevées de violentes convulsions. Son sulfate et son chlorhydrate sont solubles et bien cristallisés. (M).

Arbutine, C«*H*W + H*0. — Glucoside, extrait de VArbutus uva ursi. Cristallise en longues aiguilles soyeuses, incolores, de saveur amère.

S'emploie dans les affections des reins et de la vessie à la dose de i gramme par jour. (Merck, Adrian et C'*.)

Arécoline, C*H*^0^ — Liquide huileux, à réaction alcaline. Cette substance possède des propriétés analogues à celles dont jouit la pelletiérine.

Employée comme ténifuge. (Zimmer et C^^)

Aspidospermine, C^H^^Az'O^ — Alcaloïde, extrait de V Aspidosperma quebracho.

Fébrifuge, tonique, succédané dii quinquina. (Zimmer et C^*^.)

Atropine, C*^H"0^ — La maison Merck fabrique deux sortes d'atropine : une atropine extraite de la belladone

PRODUITS NOUVEAUX OU PEU COiNNUS. 201

et qui est un mélange de cet alcaloïde avec Thyoscyamine, et de l'atropine provenant de l'action de la chaleur sur son isomère, l'hyoscyamine. Ce dernier échantillon d'atropine cristallise en prismes fondant à H 4-1 15 degrés.

La même maison fabrique un certain nombre de sels, arséniate, bromhydrate, chlorhydrate, nitrate, salicylate, sulfate.

Avénine. — Alcaloïde, extrait de l'avoine et qui serait le principe excitant de cette graminée. D'après Wrempelmayer, cet alcaloïde n'existerait pas. (M.)

Baptisine pure. — Glucoside, extrait de la racine de Baptisia (inctona.

Possédant des propriétés émétocathartiques à haute dose, purgatives à petite dose. (M).

Bébéerine (chlorhydrate de), C^^H^^AzO^HCl. — Alcaloïde, retiré del'écorce de bébéeru [Nectandra Rodiaeï).

Le chlorhydrate et le sulfate sont employés comme succédanés du sulfate de quinine. (M.)

Benzoylecgoiime, C»<^H^»AzO^ + 4H*0. — Alcaloïde, accompagnant la cocaïne dans les feuilles de coca, et prenant naissance dans la décomposition de la cocaïne par l'eau bouillante. (M.)

Berbérine, G"H»'AzO^+6H'0. — Alcaloïde, extrait des diverses parties du Berberis vulgaris. Se rencontre

202 PRODUITS CHIMIQUES ET PHâRMâCEL TIQUES.

encore dans les plantes de plusieurs autres familles. Cristallise en aiguilles jaunes, brillantes, très amères ; ses sels, qui cristallisent tous en cristaux jaunes très soyeux, sont solubles dans Teau ; les plus employés sont le phosphate et le sulfate. Soumise à Faction de l'hydregène naissant, la berbérine donne VHydroberbérine^ C*^H-^AzO^ (Merck, Adrian et 0\)

Employé comme tonique, stomachique, fébrifuge.

Boldoglucine. — Principe actif du boldo du Chili, extrait par M. Chapoteaut. Ce corps se présente sous la forme d'un liquide transparent, de couleur ambrée, possédant une odeur et une saveur aromatiques. (Rigaud et Chapoteaut.)

Bulbocapnine. — Alcaloïde, extrait de la racine de Corydalis cava, où il accompagne la corydaline et un autre alcaloïde qui est peut-être la fumarine. (M.)

Cancroïne. — On désigne sous ce nom une solution de neurine (C'H**AzO) dans de Teau phéniquée, légèrement acidulée par de l'acide citrique.

S'emploie en injections, à doses croissantes, dans les affections cancéreuses. (M.j

Cannabine (tannate de). — Ce produit parait être un mélange assez complexe obtenu par l'action du tanin sur un extrait de Cannabis indica. Il se présente sous la forme de poudre amorphe jaunâtre ou brunâtre, dont l'odeur rappelle celle du chanvre, d'une saveur très astringente.

Merck le présente comme un hypnotique très actif, exempt des propriétés du haschich; mais, eu égard à sa composition essentiellement variable, les pharmacologues le considèrent comme très douteux et n'en conseillent l'emploi qu'avec prudence. (M.)

Capsicine. — Principe cristallisable extrait du Capsicum fatigatum.

Jouit de propriétés très irritantes sur les muqueuses du nez et du larynx. (Adrian et C*''.)

Carpaïne, C^^H^^AzO^ — Alcaloïde, extrait des feuilles du Carica papaya. Aiguilles cristallines, brillantes, soyeuses, de saveur très-amère.

Employé comme succédané de la digitaline. Son chlorhydrate s'emploie en injections hypodermiques. (Merck.)

Carthamine, C^*H^®0^ — Matière colorante, extraite des fleurs du Carthamus iinctorius. Poudre amorphe rouge foncé, à reflets verdâtres.

Cétrarine ou acide cétrarique C*«H*«0^ — Poudre cristalline blanche, extraite du lichen d'Islande; saveur amère.

Agit comme excitant des mouvements péristaltiques, et augmente le nombre des globules rouges et blancs du sang. (M.)

Chélidonine, C^^H^^Az^O^ + H^O. —Alcaloïde, cristallisé en tables brillantes, extrait de la chélidoine.

204 PRODLITS CHIMIQUES ET PHARMACELTIQUES.

Cocaéthyline, C*«H**AzO^ — Éther élhylique de la benzoylecgonine ; s'obtient soit par Taction du chlorure de benzoyle sur l'élher éthylique de Teogonine, soit en saturant d'acide chlorhydrique une solution alcoolique de benzoylecgonine. Cristaux prismatiques.

Jouissant des propriétés anesthésiantes de la cocaïne, mais à un degré moindre. (M.;

Colocynthidine (cilrulline). — Masse résineuse du Citrultus colocynthis.

Agit comme purgatif, à la dose de 5 à 10 milligrammes à l'intérieur, ou en injections hypodermiques. (M.)

Colocynthine, C^^H^^O^'^? -- Glucoside, extrait de la colocynthe dont il paraît être le principe amer. Cristallise en aiguilles microscopiques.

Employé comme purgatif. (Merck, Adrian.)

Condurangine. — Glucoside, extrait de l'écorce du condurango. Paraît ne pas être un composé homogène, mais un mélange de deux glucosides existant dans cette écorce avec une résine particulière.

Agit comme poison du système nerveux; provoque

l'ataxie. (M.)

Conessine, C^H^^Az^ ou C^^A^^^Az^ — Alcaloïde, extrait des semences et de l'écorce de conessi [Holarrhena anddysenterica). Cristallise en aiguilles soyeuses. (M.)

Convallamarine, C"H**0*», et Convallarine, C^^H^^O^* . — Ces deux glucosides ont été extraits du muguet.

Le premier agit comme la digitaline et le second est purgatif. (Merck et Adrian.)

Convolvuline, C^^H^^^O*^? — Glucoside, formant la partie active de la racine de jalap et de la résine qu'on en extrait.

Cotoïne,G^^H*^0^ — Principe cristallisabledel'écorce de coto vraie [Drymis WinteriYoT^i.). Lacotoïne cristallise en prismes assez volumineux ou en tables de ses solutions chloroformiques. (Merck, Adrian, Zimmer et Fabrique de quinine Brunswick.)

Cotoïne[Para). — S'extrait d'une espèce voisine, dont l'écorce porte le nom à'écorce de Paracoto, originaire comme l'autre de Bolivie. Elle répond à la formule

Possède, mais à un degré moindre, les propriétés de la cotoïne.

Hydrocotoïne. — Alcool hexaacide, qui accompagne la paracotoïne dans l'écorce de paracoto.

Tous ces composés ont été obtenus pour la première fois par M. H. Hesse et ont été préparés par la maison Zimmer à Francfort, par Merck et par Adrian.

Cryptopine, C^^H^'AzO*. — Alcaloïde de l'opium, découvert par M. Hesse. Cristallise en courts prismes hexagonaux. (Zimmer, Merck.)

Haller. — Industrie chimique. 12

Cupréine, C^^H^Az^O^ SH^O. — Alcaloïde, découvert par MM. Paul et Cownley dans le Quinquina cuprea^ variété de quinquina constituée par Técorce de la Hemigia pedunculata, — Petits cristaux transparents fondant, quand ils sont secs, à 198 degrés.

La cupréine n'a acquis de l'intérêt qu'à la suite des travaux de MM. Grimaux et Arnaud, qui ont démontré qu'elle peut être transformée en quinine, quand on traite son sel de potasse ou de sodium par du chlorure de mér thyle. La quinine n'est donc autre chose que de la méthylcupréine. Quand on remplace le chlorure de méthyle par ses homologues supérieurs, on peut obtenir les homologues supérieurs de la quinine, quinéthyline^ quinopropyline^ quinamyline, etc., tous composés préparés par MM. Grimaux et Arnaud.

La Société du traitement des quinquinas, et la maison Zimmer et G*® de Francfort, fabriquent de la cupréine ainsi que du sulfate et du tartrate de cet alcaloïde.

Cyti8me,C^^H"Az^0. — Alcaloïde, retiré des semences de Cytisus laburnum.

Le nitrate est préconisé, dans certains cas de migraine aiguë, en injections sous-cutanées. (M.)

Daphnétine, C'H*0^ — Produit de dédoublement de la daphnine, isomère de l'esculine, glucosides, retirés tous deux du Daphne mezereum et du D, alpina.

S'obtient encore synthétiquement par l'action de l'acide sulfurique sur un mélange de pyrogallol et

d'acide malique. Prismes jaunâtres solubles dans Teau bouillante. (M.)

Daturine. — Extraite des semences de Datura stramonium, a été, depuis sa découverte, identifiée avec l'atropine. (M.)

Diabétine. — Sous ce nom, la maison Schering a fabriqué de la lévulose pure.

Ce produit trouve son emploi chez les diabétiques.

Digitaline (C'H*0^)°. — On nommait ainsi l'ensemble des principes actifs de la feuille de digitale pourprée.

La digitaline du commerce est constituée par un mélange de digitaline vraie, cristallisée (digitaline française de Nativelle), d'un autre corps amorphe, la digitonineC"R^^O^^ -{-E^O que le chloroforme enlève à la digitaline brute, et de digitoxine C^'H'^^0% autre glucoside.

La digitaline française est la seule qui ait une composition et une action physiologique constantes. Elle agit très énergiquement sur le cœur. (Merck, Adrian.)

Digitine (C*H^O^)". — Substance cristallisée, sans action physiologique, que Nativelle a retirée de la digitale et qu'on appelle encore quelquefois digitaline passive. (Merck, Adrian.)

Digitoxine. G^^H^^O^ ?. — Poudre amorphe blanche, qui constitue la majeure partie de la digitaline allemande.

L'action de ce glucoside est analogue à celle de la digitaline, mais beaucoup moins énergique. (Adrian, M.)

Ditaine, C"H"Az*0'*. — Alcaloïde, extrait de Técorce de VAlstonia schoiaris^ cristallise en prismes volumineux. Est probablement identique avec Téchitamine de Hesse.

Agit comme le curare. (M.)

Duboisine, C*^H"AzO». — Alcaloïde, retiré des feuilles d'une valonée australienne, \a.Duùoisiamyopoyotdes; au point de vue chimique, elle est identique à Thyosciamine ou Thyoscine, suivant la nature des feuilles d'où elle a été extraite.

Elle s'emploie à l'état de sulfate comme mydriatique, au même titre que l'atropine. (M.)

Élatérine, C^^H^^O^ — Principe non saliQable, mais bien cristallisé, extrait des fruits de VEcbaliwnelaterum.

Agit comme purgatif drastique à la dose de gr. 006. (Merck.)

Éphédrine (chlorhydrate de pseudo) C^^H^^AzOHGl. — Alcaloïde, contenu dans VEphedra vulg. à côté de l'éphédrine vraie. Cristallise en prismes incolores, très solubles dans l'eau et l'alcool.

Agitcomme mydriatique, sans provoquer d'irritation ni de désordres dans l'accommodation de la vue. Toxique. La particularité qui distingue cet alcaloïde est que ses propriétés mydriatiques ne se révèlent qu'à la condition de l'absorber par les voies digestives : une

solution à 1 p. 100 directement instillée dans l'œil ne produit aucun effet. (M.)

' Ërythrophléine (chlorhydrate d').— Alcaloïde,extrait de VécoTced'Eryth'ophleumguineense. Constitue leprincipe toxique du poison des flèches d'un certain nombre de peuplades de l'Afrique. Le chlorhydrate cristallise en fines aiguilles jaunâtres.

Jouit de propriétés anesthésiques dans l'oculistique. (Merck.)

Esculine, C'^WO^+iil^WO. — Glucoside, retiré de l'écorce de VjEscuIus hippocaslanum^ de la racine de Gelsemium sempermrens. Les solutions de ses sels possèdent une belle fluorescence bleue.

Employé comme succédané delà quinine. (M.)

Éséridine, C»'^H"Az30^ — Alcaloïde, retiré de la fève de Calabar où il accompagne la physostygmine. Il cristallise en beaux tétraèdres anhydres.

Son action est analogue à celle de l'ésérine, mais beaucoup plus faible. (M.)

Ésérine pilocarpine. — Simple mélange des deux alcaloïdes.

Employé, dans la médecine vétérinaire, en injection sous-cutanée, contre la colique des chevaux. (M.)

Ëvonymine. — Substance résineuse, de composition variable avec sa provenance, extraite de VEvonymiis

atropurpureus. Elle ne renferme guère plus de 40 p. 100 de matières solubles dans l'eau et 60 p. 100 solubles dans Talcool.

Employée, comme cholagogue et purgatif, dans les maladies de foie et la constipation habituelle. (M.)

Filicine. — Serait l'anhydride de l'acide filicique amorphe provenant de la fougère mâle.

Elle ne possède pas de propriétés physiologiques. (M.)

Geissospermine, C^^H^^Az^O^. — Alcaloïde, accompagnant la peireirine dans l'écorce de Geissospermum Vellozi. Cristallise en petit prismes incolores peu solubles dans l'eau et dans l'éther. Les sels cristallisent en général, sauf le chlorhydrate qui est amorphe. (M.)

Gelsémine et gelséminine, Om^^kz^O' etC»^H**AzO^ — Se trouvent toutes deux dans la racine de Gehemium sempervirens, La gelsémine constitue une masse d'aspect résineux, amorphe, transparente, peu soluble dans l'eau et possédant une réaction franchement alcaline.

Le chlorhydrate de gelséminine cristallise et a été préconisé comme antinévralgique. (M.)

Glycyrrhizine ammoniacale, G^^H^^AzO*^ — Combinaison ammoniacale de l'acide glycyrrhizique, contenu dans la racine de réglisse. Cet acide, précipité de ses solutions alcalines, est gélatineux et, par dessiccation, il prend l'aspect corné, comme l'albumine; son sel ammoniacal se présente en écailles amorphes noires à reflets rouges, solubles dans l'eau, ayant une saveur analogue à celle du suc de réglisse. (M.)

Gratioline,C-°H'^0^ — Glucoside, extrait des feuilles de Gratiola officinalis ; cristallise en mamelons, de saveur amère ; l'acide sulfurique étendu la transforme en glucose et gratiolétine C*^H*^0^ cristallisable, et gratioléritine C*■^H-*0^ amorphe. (M.)

Guaranine. — Extraite des fruits de Paulinia sorbilis. Identique à la caféine. (Adrian, Merck.)

Helléboréine, C^^H^^O*^ — Glucoside, extrait des racines de l'hellébore noire. Petits mamelons cristallisés, très solubles dans l'eau, peu solublesdans l'alcool; sa solution aqueuse, même très étendue, insensibilise

la cornée.

Employée comme succédanée de la digitale. (M.)

Hémol, hémogallol, zincohémol. — Préparations ferrugineuses obtenues en faisant agir soit le zinc (bémol), soit le pyrogallol (hémogallol) sur l'hémoglobine du sang. (Kobert.)

Le zincohémol renferme, en plus, une petite quantité de zinc à l'état de combinaison organique. L'hémol constitue une poudre brun noir, l'hémogallol une poudre rouge brun.

Préconisés tous trois dans les cas de chlorose, d'anémie. (M.)

Homatropine (oxytoluyltropéine), C*®H^*AzO^ — Alcaloïde, obtenu synthétiquement par M. Ladenbourg par l'action de l'acide phénylglycolique sur l'atropine.

Liquide huileux cristallisant difficilement. Les sels cristallisent facilement.

Le bromhydrate est le plus employé, comme mydriatique, au même titre que l'atropine. (M.)

Hurine. — Principe amer, extrait du suc laiteux de Hura capitans. Peu connu. (Schuchardt.)

Hydrastine, C-'H^*AzO®. — Alcaloïde, extrait de la racine de VHydrastis canadensis. Cristallise en prismes rhombiques incolores, brillants, à réaction alcaline et à saveur amère.

Employée comme hémostatique, tonique et digestif. Les sels cristallisent assez facilement. (Adrian, Merck.)

Hydrastinine, C**H**AzO^ — Produit d'oxydation de l'hydrastine, sous l'influence de l'acide azotique; il se forme en même temps de Tacide opianique Ç**H*°0^

Agit principalement comme hémostatique dans les cas de métrorrhagie.

Son chlorhydrate s'emploie en injections hypodermiques.

Iridine. — Matière résineuse, extraite de la racine d'iris versicolore.

Semble avoir une action particulière sur la bile.

Kamaline (Rottlerine), C^^H^^^O^ — Principe amer cristallisé, retiré du kamala qui est une matière constituée par les poils et les glandes du RoUleria tlnctoria.

Cristaux soyeux jaunes, se dissolvant dans les alcalis, avec une belle coloration rouge foncé. (M.)

Kawaïne, C'^*H^*0^ — Aiguilles prismatiques, soyeuses, incolores, extraites par Talcool de la racine du Piper methyslicum. Inusité. (Schuchardt.)

Kératine. — Principe constituant des matières cornées, préparé àTaidede la substance cornée des plumes d'oiseaux.

Son insolubilité dans le suc gastrique permet de l'employer pour enrouler des médicaments qui doivent traverser l'estomac et agir seulement sur l'intestin. (M.)

Kosme,C^*H^^O**. — Cristaux rhombiques, d'un jaune clair, extraits du kousso {Hagenia abyssinica)^ dont ils paraissent être la partie la plus active.

Ténifuge. (M.)

Kousséine. — Principe amorphe, accompagnant la kosine et jouissant des mêmes propriétés. (M.)

Lacmoïde. — Matière colorante amorphe, obtenue en chauffant vers 110 à 112 degrés unmélange de résorcine, d'azotite de soude et d'eau. Peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, elle se colore en bleu intense avec les alcalis, et en rouge avec les acides. Recommandée pour remplacer le tournesol, qui est moins sensible, et dont la conservation est difficile. (M.)

Leptàndrine. — Glucoside, encore peu étudié, retiré du Leptandra virginiana.

Purgatif doux à la base de 0.50.

Lobéline. — Alcaloïde, retiré des feuilles de Lobelia inflata. Masse sirupeuse, jaunâtre, se résinifiant à l'air, soluble dans l'eau.

Son sulfate, qui cristallise, est employé dans les cas de dyspnée et de bronchite chronique. (M.)

Horrhuol. — Sous ce nom, on entend l'ensemble des principes actifs contenus dans l'huile de foie de morue et qui ont été extraits par MM. A. Gautier et Mourgues. Ce mélange se présente sous la forme d'une substance brune , partiellement cristallisée et amère.

M. A. Gautier en a retiré de Vamylamine^ de la dihydrotoluidine^ de Voxycollidine^ de la morrhuine^ de Vasse- Une et de Vacide morrhuique, toutes substances qui ont été fabriquées par la maison Rigaud et Chapoteaut.

Huawine (bromhydrate de]. — Alcaloïde, extrait de l'écorce de muawi, arbre de l'Afrique orientale. Substance amorphe, dont les sels ne cristallisent pas non plus. Le bromhydrate est une poudre blanche soluble dans l'eau.

Cet alcaloïde possède des propriétés se rapprochant de l'érythrophloéine et surtout de la digitaline. (M.)

Muscarine, C^H^^AzO^ H*0. — Alcaloïde, qui accompagne la choline dans VAgaricus muscarius. Corps sirupeux, cristallisant difficilement, hygroscopique.

Base forte très toxique. (M.)

Naringine, Aurantine ou Hespéridine C^<H'^0^'-{-4 H^O. — Glucoside, contenu dans les fleurs du Citrus decumania, et produit accessoire de la fabrication de l'essence de néroli. Sans application. (Schuchardt.)

Oxyhydrastinine, C'^H^AzO^+H^O. — Produit d'oxydation de Thydrastinine sous l'influence de la potasse bouillante. Il se forme en même temps de Thydrobydrastinine. (M.)

Ozyspartéine, C'^H^^Az^O, — Produit d'oxydation de la spartéine, cristallisant en fines aiguilles blanches, hygroscopiques.

Son chlorhydrate s'emploie, en injections hypodermiques, dans les maladies du cœur. (M.)

Papayatine. — Ferment végétal soluble, extrait des fruits de Caricapapaya, Une partie peptonise 200p. 100 de fibrine du sang.

Préconisé en badigeonnage, dans les cas de croup, diphtérie.

Peireirine,C*^H**Az*0. — Alcaloïde amorphe, accompagnant la geissospermine dans le Pao Peireiro, écorce de la racine de Geissospermum lœve.

Spécifique énergique des fièvres paludéennes, supérieur à la quinine et à l'arsenic. (M.)

Peucédanine (Imperatorine), C*®H**0^ — Cristaux rhombiques, incolores, brillants', qui constituent le principe amer de la racine de Peucedanum officinale.

Physostygmine (Ésérine), G'^H*^^z30^ — Alcaloïde, extrait des fèves de Calabar, a été pendant longtemps obtenu à l'état amorphe, résineux et sirupeux ; Adrian et Merck en montrent de beaux échantillons à Té tat cristallisé et incolores. Possède la propriété de contracter Ja pupille.

Son salicylate s'emploie en solution à 5 p. 1000, à instiller dans les yeux, à la suite de lésions traumatiques ou diphtériques de la cornée. Son sulfate est employé en injections hypodermiques contre la colique des chevaux.

Podophyllatozine . — Combinaison qui existe dans le podophyllin et qui résulte de l'union d'un acide résineux, l'acide picropodophyllique, avec la picropodophylline.

Purgatif. (Adrian et Merck.)

Protéacine. — Substance cristallisée, extraite des feuilles de Proiea mellifera.

On lui attribue des propriétés fébrifuges. (Schuchardt.)

Protopine, G'^°H*®AzO^ — Alcaloïde, extrait en petites quantités de l'opium, d'oii on le retire des eaux mères de la précipitation de la cryptopine (M.).

Pseudoconhydrine, G^H^^AzO. — Alcaloïde, découvert récemment par Merck dans les semences de ciguë, à côté de la conhydrine avec laquelle elle est isomère. Ce composé serait identique à l'éthylpipéralkine d'Engler. (Merck.)

PsBudohyosciamine, G^^H^^AzO^ — Alcaloïde, découvert par Merck en 1892 dans les feuilles de Duboisia myoporoides,

Pyoctènes (Pyoctanines). — Sous ce nom, on emploie comme antiseptiques, préconisés par le docteur Stilling, de Strasbourg, deux couleurs d'aniline bien purifiées. L'une, le pyoctène bleu (violet de méthyle) n*est autre que le chlorhydrate de pentaméthyl pararosaniline (C^^H^Az^HCl) ou encore le chlorhydrate d'hexaméthylpararosaniline (C^^H^^Az^HGl). Poudre bleu-violacé, soluble dansTeau et Talcool en violet foncé.

Employée en solution ou en pulvérisation comme antiseptique dans la grande et surtout dans la petite chirurgie, les maladies des oreilles, du nez, de la gorge, la syphilis, les affections cancéreuses, etc. (M.)

Le pyoctène jaune ou aw^amine est du chlorhydrate d'imidotétraméthyldiparadiamidobenzophénone,C*^H^3 Az^OHCI.

Moins actif que le précédent, il est surtout employé dans Toculistique et les maladies cutanées. (M.)

Quebrachine, C^^H^^Az^O^ — Alcaloïde, extrait de VAspidospe7*ma quebracho, où il existe en même temps que Taspidospermine.

Préconisé dans la dyspnée d'origine fonctionnelle. (Merck, Zimmer et C*% Fabrique de quinine de Brunswig.)

Ricine. *— Matière albuminoïde, appartenant à la

Haller.— Industrie chimique. 13

classe des ferments solubles, extraite par Kobert des graines de ricin. Elle se présente sous la forme d'une poudre blanche amorphe, inodore, soluble dans l'eau salée à 40 p. 100 et très tonique. (M.)

Sabadine, C^^H^'AzO* et Sabadinine. — Deux alcaloïdes nouveaux, retirés par Merck des semences de cévadille. Encore peu étudiés.

Sanguinarine, C-*H*«AzO^+H^O. — Alcaloïde, contenu dans la racine de Sanguinaria canadensis.

Stimulant et toxique, à haute dose, purgatif et émétique.

Santonineoxime, C^^H^^O^AzOH. — S'obtient en faisant bouillir de la santonine avec le chlorhydrate d'hydroxylamine et le carbonate de chaux.

S'emploie comme la santonine dont elle possède les propriétés, sans qu'on ait à craindre les accidents secondaires qui accompagnent l'absorption de la santonine. (M.)

Saponine, C^^H^^O^^, et Sénégine, C^W^O^^ — Ces deux produits, voisins l'un de l'autre, se rencontrent dans un grand nombre d'espèces végétales, et ont entre eux les liens les plus rapprochés. Certains auteurs prétendent même que la saponine et la sénégine sont identiques. La saponine s'extrait de l'écorce de quillaya (Rosacées) et de la racine de saponaire off. ; la sénégine, delà racine de Polygala senega (Polygalées) .

Les deux corps ont tous deux des allures de glucoside.

Ils sont remarquables par leurs propriétés irritantes,

brûlantes, particulièrement sur la muqueuse nasale.

(Merck.)

Sapotoxine, C^'H^^O*^. — Corps colloïdal, qui accompagne la saponine dans Técorce de quillaya; se rencontre en quantité plus ou moins considérable dans la saponine commer<?iale. Poudre amorphe blanche, excitant l'éternuement, solubledans Teau. (M.)

Spartjêine, C^^H^^Az^ — Base volatile, bouillant à 288 degrés, extraite du Spartium scoparium.

Ses sels, dont le sulfate est le plus employé, ont une action analogue à celle de la digitaline, mais sont moins toxiques que cette dernière. (Adrian, Merck.)

Spermine. — On donne aussi ce nom à la plpérazine dont il sera question plus loin (1). Il a été reconnu par différents auteurs que le produit cristallisé retiré du sperme est, non pas identique, mais isomère avec la pipérazine.

Sous le nom d'Extrait fluide des testicules, Merck prépare, suivant les dernières indications de M. d'Arsonval, le produit recommandé par Brown-Séquard.

M. Pœhl, de son côté, a extrait des liquides testiculaires un produit qu'il considère comme de la spermine et auquel il attribue la formule C^^H^^Az^

(1) Voy. p. 230.

Staphisagrine, C^^H"ÂzO'. — Alcaloïde, extrait des semences du Delphinium gtaphisagria^ où il accompagne la delphinine.

Est moins toxique que cette dernière et n'a pas d'action sur le cœur. (M.)

Strophantine, C**H-^0*. — Glucoside, retiré des semences d'un certain nombre de Strophantus.

Poison du cœur, analogue à la digitale. (Adrian, Merck, Schuchardt.)

Taxine. — Produit extrait du Taxus baccata.

Poudre cristalline sans emploi. (M.)

Tritopine, C^^H^Az^O". — Nouvelle base, retirée

de l'opium par le docteur Kauder, de l'usine Merck.

Ses propriétés physiologiques ne sont pas encore connues.

Tropacocaïne, C«H^^Az0(C'HS0) et ses sels. — Ce nouvel alcaloïde a été découvert en 1891, dans une variété de feuilles de coca de Java, par M. Giesel. L'étude chimique et la synthèse de ce corps ont été faites par M. Liebermann, qui l'a caractérisée comme de la benzoylpseudoatropéine.

Cet alcaloïde jouit au plus haut point des propriétés anesthésiques de la cocaïne, et est précieux surtout en raison de la rapidité de son action, à des doses plus faibles que celles de la cocaïne. (Zimmer et C*% Fabrique de quinine de Brunswig.)

Tropine, C'A'^AzO. — S'obtient, en même temps que Tacide tropique, dans la décomposition, par la baryte, de l'atropine ou de Thyosciamine. (M.)

Ursone, C*^A**0. — Principe amer, extrait des feuilles de VArbutus uvaursi; fines aiguilles soyeuses, incolores, insolubles dans Teau. (M.)

PRODUITS CHIMIQUES, OBTENUS PAR VOIE STN THÉTIQUE, POUR L'USAGE MÉDICINAL.

Antinonnine. — Sel de potasse de l'orthodinitro-

crésol,

. (AzO«)^ C«H2~0K

mélangé à du savon et à de la glycérine de façon à le maintenir toujours pâteux, car à l'état sec il détone facilement.

Employé pour la destruction des pucerons, des animaux parasites des plantes, des chenilles, etc.

(Farbenfabriken vorm. Fried. Bayer und C°, à Elberfeld.)

Aristol, C^°H**(OI)«. — A été découvert par les docteurs Messinger et Wortmann, d'Aix-la-Chapelle et a été préparé, pour la première fois, pour l'usage clinique, par les Farbenfabriken, d'Elberfeld.

Poudre brune, amorphe, obtenue par l'action de l'iode sur le thymol.

Employée comme antiseptique, en place de l'iodoforme. (Farbenfabriken, Adrian.)

Bétel, Naphtosalol, C«HXOH)COOCm^ — S'obtient, comme le salol, en remplaçant le phénol par le naphtol p. Poudre cristalline, blanche, inodore, insipide.

Antiseptique. (Von Heyden.)

Carbonate de gayacol,

xOC'H^OCH^

s'obtient en dissolvant du gayacol dans la soude et traitant la dissolution par du chlorure de carbonyle. Le produit précipité est lavé à la soude et cristallisé dans l'alcool.

Poudre cristalline blanche, à peu près insipide et inodore, neutre, insoluble dans l'eau.

Préconisé contre la phtisie pulmonaire. (Von Heyden.)

Carbonate de créosote. — Produit analogue au précédent, mais moins bien défini, la créosote étant un mélange de divers composés phénoliques.

Liquide sirupeux, jaune, soluble dans les huiles grasses, insoluble dans l'eau.

S'emploie comme le précédent. (Von Heyden.)

PRODUITS NOUVEAUX OU PEU CONiNUS. 223

Chloralamide (chloral formamide),

OH

Cette combinaison, qu'il né faut pas confondre avec la vraie chloralamide,

OH

a été préparée pour la première fois, industriellement, par la maison Schering (1889). Elle prend naissance quand on traite du chloral anhydre par la formamide.

Cristaux d'un blanc de neige, assez peu solubles dans Teau, solubles dans l'alcool.

Employé comme hypnotique. (Schering.)

Chloroforme, CHCP. — Préparé pendant longtemps en faisant agir du chlorure de chaux sur l'alcool, ce corps, quand on l'emploie pour les usages médicaux, n'est plus guère produit par l'ancienne méthode. La plupart des maisons, qui le fabriquent, le préparent en décomposant le chloral par une base. On sait qu'il se forme, dans ces conditions, du formiate de la base et du chloroforme. La facilité avec laquelle on arrive maintenant à obtenir du chloral pur est une garantie pour la pureté du chloroforme obtenu dans ces conditions. Les maisons Riedel, Scheriug, etc., désignent en effet, leur chloroforme sous le nom de chloralchlo- 7*0 forme.

Dans ces dernières années, la maison Raoul Pictet a

22i PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES.

livré au commerce un chloroforme Piciet, obtenu en soumettant à un froid intense du chloroforme pur du commerce. Il est probable qu'on amène ce produit jusqu'à la cristallisation, pour le séparer des impuretés qu'il contient. Le chloroforme cristallisé fond à — 02 degrés.

Il semble cependant que ce chloroforme, beaucoup plus cher que celui qui est retiré du chloral et purifié, n'est pas supérieur à ce dernier. (Vulpius, Kinzel.) Exposé à la lumière, il se convertit partiellement en chlorure de carbonyle, comme tous les autres échantillons de chloroforme, quelles que soient leur pureté et leur provenance. (Ramsay.) La Société des Fabriques réunies de Mannheim prépare du chloroforme Pictet.

Crésalols,

,v/OH

peu;/ ^"

Ce sont des salols, correspondant aux crésols. On en a préparé deux, le meta et le para. Ils ont été obtenus, par Nencki et von Heyden, en chauffant à une haute température un mélange de crésol sodé (meta ou para), de salicylate de soude et d'oxychlorure de phosphore. Il agit comme le salol, mais serait moins toxique.

Employé contre les rhumatismes et le choléra à ses débuts. (Von Heyden.)

Dermatol, C^H'^0''Bi(OH)^ — Sous-gallate de bismuth ; poudre amorphe, jaune clair, inodore.

PRODUITS NOUVEAUX OU PEU COiNNUS. 225

Préconisée comme antiseptique en remplacement de riodoforme, ou à l'intérieur en remplacement du sousnitrate de bismuth.

Dithion. — Sous ce nom, la maison von Heyden prépare un produit, qui serait un mélange de sels de coude de deux acides dithiosalicyliques, obtenus en traitant de Tacide salicylique par du chlorure de soufre

rOH ~\ OH

'^''''<co>hJ+^'"'" = *""+?-'='"'<co'h

Lc.H.<r

Poudre amorphe, hygroscopique, soluble dans l'eau. Antiseptique et antirhumatismal.

Diurétine, C'H^Az*O^Na.C«H^(OH)CO*Na. — Combinaisons de théobromine sodée avec du salicylate de soude.

Poudre cristalline, de saveur salée, alcaline, soluble dans l'eau.

Diurétique. (Maison Knoll.)

Dulcine, Sucrol (p. Phénétolcarbamide),

y AzHC«H*0C2H« ^^\AzH2

Ce produit, découvert par M. Berlinerblau, qui l'a obtenu en traitant du cyanate de potasse par du chlorhydrate de p. amidophénétol, est exploité par la maison

von Heyden, sous le nom de sucrol, et par la maison Riedel, sou» celui de dulcine (i).

D'après M. Tlioms, il se prépare le plus facilement en chauffant à 100 degrés, en vases scellés, de la paradiphénétoluréc symétrique avec de Turée.

.AzHCnr 0C41« .AzH' .AzH*

^'^XAzHCmOC^r' • ^^\AzH^""^^AzHC»fl*0C*H5

Il prend aussi naissance quand on chauffe, à la même température, de la paradiphénétolurée, soit avec du carbonate d'ammoniaque, soit avec un mélange de chlorhydrate d'ammoniaque et de chaux vive. Dans ce dernier cas, il se forme en même temps de la phénétidine.

.A/HC«1P0C41-' .AzHC^H^OC^H^ .OC^H^

^^^NAzHCH^OC'ir'^^^" " ^ -^\ AzH« ^^ ^ \AzH*

La p. diphénétolurée s'obtient elle-même quand on fait agir du gaz phosgène sur un excès de paraamidophénétol. Quand ce dernier corps n'est pas en excès, on obtient un composé chloré qui, sous l'influence de l'ammoniaque, fournit directement la dulcine :

C0<^| + lPAzC«H'*0C2HSz= HCl + CO<Jj « ^i- «

-/AzHC«H^0G41« . „3 . ^, ^^/AzHG«H*OG«H^ \C1 +2AzH^=AzH^Cl-l-C0<^. „j

La dulcine se présente sous la forme de très beaux

(1) Par suite d'un accord récent, survenu entre les deux maisons concurrentes, la maison Riedel et C^» conserve seule le droit de préparer celte substance d'après les procédés connus.

cristaux blancs, solubles dans 800 parties d'eau froide et 50 parties d'eau bouillante. Elle fond à 173-174 degrés, et possède un pouvoir sucrant 200 fois plus considérable que celui du sucre de canne.

Comme elle ne laisse aucun arrière-goût désagréable, elle est peut-être destinée à remplacer la saccharine dans toutes ses applications. Phénomène curieux, la paradiphénétolurée n'a aucun pouvoir sucrant.

P. Ethoxyantipyrine (Salicylate), C**H^*(0C2H^) Âz'^0. — Ce composé, dont les propriétés thérapeutiques ne sont pas encore connues, est fabriqué par la maison Riedel. Il prend probablement naissance dans l'action de la paraphénétolhydrazine sur l'éther acétoacétique avec méthylation subséquente de lapyrozalone obtenue.

Riedel lui attribue la formule de constitution

suivante :

C^H^OCW

Az

/\ GH^Az CO

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