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IDÉES AYANT COURS SUR LA CONSTITUTION DES MATIÈRES COLORANTES

Le nombre de ces colorants étant, à l'heure actuelle, considérable, il semble qu'on ait toutes les données nécessaires pour les codifier, et pour déterminer la nature des éléments qui impriment aux molécules la faculté d'absorber une partie des rayons lumineiix et d'en réfléchir d'autres.

On a en effet réussi, dans une certaine mesure, à connaître les rapports qui existent entre des groupements dénature déterminée et la propriété des corps de devenir colorants.

Tout d'abord, presque toutes les matières colorantes d'origine organique sont greffées sur au moins un noyau d'atomes réunis en chaîne fermée. D'autre part, beaucoup d'entre elles, presque toutes, soumises à l'action des agents réducteurs, se décolorent en s'additionnant les éléments de l'hydrogène, soit par substitution (corps

nitrés, nitrosés), soit par union directe (corp& azoïques).

Ce fait, sur lequel MM. Grœbe et Liebermann ont appelé Taltention il y a vingt-quatre ans, a été interprété par leurs auteurs de la façon suivante : dans les corps quinoniques, azoïques, nitrés, nitrosés, la propriété d'être colorants dépend de la manière dont les atomes d'oxygène dans les quinones, ceux d'azote dans les composés azoïques, et ceux d'azote et d'oxygène dans les corps nitrés et nitrosés, sont combinés entre eux .

Pour MM. Grœbe et Liebermann la rupture du groupe

des quinones en

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