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CHAPITRE VU

l/Indiattlrie du cachemire. — L'Inde et Parla.

L'industrie du cachemire se rattache bien plus naturellement au groupe de l'industrie lainière qu'à celui de toute autre matière textile. Cependant le cachemire n'est pas une espèce particulière de laine, comme la laine mérinos.; c'est une sorte de duvet, un poil doux et soyeux qui croît sur la poitrine des chèvres d'une race particulière à l'Asie centrale, notamment au Thibet. Tout le monde sait que la fabrication du cachemire nous est venue des contrées orientales; mais on ne sait peut-être pas aussi généralement que la date de l'importation est encore très-récente. Notre établissement dans l'Inde des xviic et XYiiie siècles, les essais d'exploitation si largement conçus et entrepris par le génie de Dupleix , n'avaient point initié la France à la connaissance de l'industrie du cachemire. Des châles rapportés à Paris au commencement de ce siècle, à la suite de l'expédition d'Egypte, ont servi de point de départ à cette industrie nouvelle. L'expédition d'Egypte a eu sans doute d'autres conséquences, et des conséquences d'un autre ordre que la conquête du cachemire ; mais enfin celle-ci, qui n'avait point été prévue, n'en fut pas moins réelle. Nous pourrions même le dire en présence d'autres événements dont la portée dépasse de loin celle de l'expédition.

d'Egypte : nous ne sommes jamais allés vers les régions orientales, cette patrie des premières civilisations, sans y laisser et sans en rapporter des éléments féconds. Nous rappellerions volontiers les croisades, cette immense expansion du sentiment chrétien, auquel se mêlait une soif ardente d'émotions nouvelles; mais nous sommes dans l'industrie contemporaine et nous tenons à rester dans notre sujet.

Aussi bien, c'est un spectacle rempli d'aspects assez cyrieux que celui de l'industrie spéciale dont nous nous occupons en ce moment. Lorsque le châle- de cachemire fut importé en France, il produisit un véritable étonnemept. On ne se lassait point d'admirer la douceur soyeuse dé -ce tissu, l'harmonieuse variété de ses couleurs, l'originalité des dessins orientaux. Cette magnifique étoffe prit, à bon droit, sa place parmi les objets de luxe, du luxe le plus attrayant, mais aussi le plus dispendieux. Le prix élevé des châles de cachemire en bornait l'usage dans un cercle extrêmement étroit. L'imitation en paraissait cependant interdite à notre pays : la matière première nous faisait défaut ; elle pouvait sans doute nous être apportée, mais il fallait encore apprendre à la filer. En outre, l'invention du métier Jacquard n'avait pas rendu possible la reproduction par le tissage des dessins les plus compliqués. Quant à la pensée de fabriquer les châles de l'Asie avec les procédés mêmes de l'Inde, on ne devait pas s'y arrêter; ces procédés sont trop lents, ils représentent une somme trop considérable de travail manuel pour que nous pussions soutenir la concurrence avec des contrées où la main-d'œuvre est à si vil prix. Un des hommes qui connaissent le mieux les ressources de l'industrie du cachemire, M. Maxime Gaussen, a estimé la matière première entrant dans un châle fabriqué à la main dans l'Inde

au dixième seulement du prix de ce châle. Le surplus représente les frais de main-d'œuvre. Or, le salaire payé à l'ouvrier cachemirien n'arrive pas au cinquième de la journée du tisserand français. Comment aurait-on pu dès l'origine, quand on n'avait pas même eu le temps d'étudier cette fabrication dans ses détails, s'arrêter à la pensée de lutter avec la méthode asiatique? Nos fabricants auraient été obligés de vendre leurs produits plus cher encore que ceux de l'Inde.

Les ingénieux essais tentés depuis dans cette voie, essais qui se poursuivent encore aujourd'hui quoique sur une échelle fort réduite, n'ont que trop clairement démontré, malgré certains adoucissements obtenus sous le rapport des prix, combien la lutte est impossible. Oh! si l'on pouvait employer la mécanique pour faire jouer les bobines des métiers indiens, on diminuerait singulièrement la somme de travail nécessaire à la production, et on arriverait par suite à un abaissement de prix considérable ; mais une telle combinaison n'a jamais été effectuée. Peut-on espérer, au moins, qu'on parviendra à la réaliser quelque jour? Cela n'est pas impossible; toutefois, avec les exigences particulières de la fabrication des châles, les juges les plus compétents regardent le succès comme très-problématique. Au commencement de ce siècle, alors que la mécanique était si loin de posséder les ressources dont elle dispose aujourd'hui, tout semblait donc devoir éloigner l'esprit industriel de l'idée d'imiter les cachemires de l'Inde. Qu est-il arrivé cependant? En peu d'années la science et l'art ont trouvé le moyen d'obtenir cette imitation, mais de l'obtenir à l'aide de procédés tout nouveaux, infiniment plus prompts et plus économiques que ceux dont se servent les tribus orientales.

Rien de plus facile que de se rendre compte de la différence des deux modes de travail : le système français et le système de l'Indoustan. Le métier indien est garni d'une multitude de petites bobines sur lesquelles sont enroulés les fils de cachemire, destinés à former la trame du châle : il faut que l'ouvrier saisisse successivement chaque bobine et la fasse passer entre les fils de la chaîne. Tout s'opère à l'aide de la main. Sur le métier français, au contraire, une action mécanique vient en aide au tisserand. Le tissage s'effectue par le jeu ordinaire des navettes, sauf quelques particularités inhérentes à ce genre d'étoffe. L'emploi du mécanisme Jacquard et celui des divers perfectionnements qu'il a reçus ont singulièrement facilité l'accomplissement de la tâche.

S'il fallait préciser la période de temps durant laquelle se sont élaborées les conditions élémentaires du système français, nous indiquerions l'intervalle écoulé entre les deux Expositions de 1806 et de 1819. Sans doute, depuis cette dernière époque, des progrès considérables ont été réalisés ; mais la science avait dès lors fourni à la pratique les principes essentiels pour la diriger dans la carrière. L'initiative hardie, la persévérance aussi ingénieuse qu'infatigable de quelques hommes devenus plus ou. moins célèbres dans les annales de l'industrie, avaient surmonté les principaux obstacles. Le nom de Ternâux s'était produit à l'Exposition de 1806, associé à celui d'une maison de Reims qui exposait des châles ; et le jury de 1819 déclara que ce fabricant était le premier qui eût confectionné des châles avec le cachemire. Un autre manufacturier à qui la fabrique est redevable de nombreux services, M. Bellanger, obtenait, en 1819. pour des travaux analogues, une médaille d'or. Des dis-

tinctions diverses venaient aussi récompenser, soit pour la filature, soil pour le tissage du cachemire, MM. Hindelang père et fils, M. Lagorce, M. Frédéric Hébert, dont les efforts appartiennent à cette époque àe création. Des fabricants, dont la réputation devait grandir rapidement, se produisirent aux Expositions suivantes, et de nouveaux éléments de succès furent acquis par les travaux- de MM. Bosquillon, Rey, Gaussen, Deneirouse, etc.

L'industrie du cachemire n'a pas traité avec une égale faveur tous ceux qui Font servie ; elle a donné aux uns la fortune, tandis qu'elle a laissé les aulres mourir.dans la misère. Parmi ces derniers, il en est deux qui étaient doués d'un véritable génie d'invention, et dont il serait injuste de passer ici les noms sous silence. Je veux parler de M. Eck et de M. Girard. Ce dernier avait consacré ses efforts à implanter chez nous le travail de l'Inde ; ses ateliers avaient été un moment l'objet d'une attention générale. Ds avaient attiré, comme on disait jadis, la cour et la ville. L'autre était parvenu à combiner divers mécanismes extrêmement ingénieux pour la reproduction du croisé indien dans le système français. Celui-ci a été tourmenté jusqu'à la fin de ses jours par le démon de l'invention, qui récompense souvent si mal ceux dont il échauffe la verve. Paralytique et alité dans les derniers temps de sa vie, M. Eck occupait encore sa pensée à améliorer les ressorts de ses métiers. Il a reçu jusqu*à sa mort, de même que M. Girard, un secours annuel qu'on qualifiait du nom d'encouragement, sur le fonds d'ailleurs si restreint dont le ministre du commerce dispose pour de pareilles destinations. Légitime récompense, s'il en fût, pour des services réels, mais bien faible soulagement à des infortunes aussi complètes ! Grâce à tous e es efforts, grâce aux efforts de ceux qui

ont réussi et de ceux qui ont succombé sur la route, notre pays a été enfin doté (Tune industrie splendide dont l'exercice exige au plus haut degré le sentiment de l'art. Aussi n'a-t-elle réussi à s'implanter qu'en France, et seulement sur le sol parisien. Il lui fallait pour vivre une école de dessin et de goût qui n'existe nulle part dans le monde en dehors des murs de notre capitale. Cette fabrication, jusqu'en 1855, n'avait jamais été mise , dans nos Expositions publiques, en face de l'industrie indienne dont elle émane si directement. Les châles de l'Asie se trouvaient exclus de plein droit de l'arène telle qu'elle était délimitée. Cette fois, nous avons eu sous les yeux l'original et la copie. Des maisons parisiennes qui sont en relations plus ou moins étroites, plus ou moins immédiates avec la fabrication asiatique, avaient été admises à exposer les châles qu'elles importent. De plus, des fabricants indigènes avaient envoyé leurs produits à l'Exposition. Ce sont les articles de ces derniers que nous avons considérés avec le plus d'intérêt. La marchandise portait ici son vrai pavillon national. Les échantillons étaient d'ailleurs très-variés. Le génie de la fabrique indienne pouvait donc être aisément saisi dans ses traits essentiels.

Les plus riches châles de l'Asie sont fabriqués à Sreenugur, dans la province de Cachemire. La fabrication de Lahore, deLodiana, d'Umbritzer, s'attaque en général à des qualités un peu moins luxueuses. Deux fabricants deSreenugur avaient des châles à l'Exposition; mais le plus beau cachemire, celui que les connaisseurs admiraient entre tous, venait des fabriques du Maradjah Kouleb Sig. C'est un carré noir dont le fond est formé de quatre dessins différents , et dont la finesse et la légèreté ne semblent pas pouvoir être dépassées. Sous le

rapport du prix de vente, la fabrique parisienne a l'avantage sur la fabrication asiatique. La différence existante est môme très-considérable, non que nous voulions prendre pour terme de comparaison des chiffres excessifs comme il s'en rencontre parfois, et qui sont le résultat, soit des inspirations du caprice, soit des calculs de la spéculation. Le prix de 3,000 fr., ou, si Ton veut embrasser de rares exceptions, celui de 4,000 fr., doit être regardé comme un maximum pour le châle long de l'Inde, et celui de 2,000 à 2,400 fr. pour le châle carré. Au-dessus de ces prix on entre dans le pur domaine de l'imagination. Le cachemire français, tel qu'il s'établit commercialement, arrive à peine au quart de ces prix-là. Pour compenser cette énorme différence, quels avantages rencontre -t- on dans le cachemire asiatique? Avouons -le d'abord : nous ne sommes pas de ceux qui tiennent pour l'effet d'un vain préjugé la préférence accordée par les femmes aux châles de l'Inde. Cette préférence est coûteuse sans doute; mais enfin elle a sa raison d'être. Le tissu indien est plus beau que le tissu français ; les dessins et les couleurs de l'Orient ont un cachet d'originalité et portent le reflet d'un autre ciel et d'une civilisation singulière qui ne saurait être contesté. Nous ignorons si des rapports plus intimes avec le commerce européen ne finiront point par altérer un jour le caractère de la fabrication de l'Asie centrale; mais nous oserions presque dire du cachemire de l'Inde, envisagé dans sa pureté originelle , ce qu'on a dit de la statuaire antique : c'est un type auquel il faudra continuellement se ' reporter. Pourquoi contester d'ailleurs au tissu de IThdoustan son caractère spécial? Ne reste-t-il pas une assez belle place à notre industrie parisienne? Le goût et la science des hommes qui lui consacrent leur activité, l'in-

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comparable habileté de nos dessinateurs, les incessantes créations de la mécanique» en assurant sa situation actuelle, lui préparent {le nouveaux agrandissements. La fabrique de Paris aurait tort , d'ailleurs , de jeter sur le châle de l'Inde un œil trop jaloux et de regretter qu'il ne soft pas proscrit de notre marché. Le cachemire indien ne lui fournit pas seulement un modèle à consulter, il forme encore à son profit une puissante sauvegarde contre les fantaisies de la mode. Supposez le châle de l'Inde interdit chez nous ; au lieu de voir le châle français prendre un développement inouï et s'enrichir des dépouilles de son rival dépossédé , nous ne serions pas étonné que le cercle de la consommation se rétrécît rapidement. Le principal mérite du cachemire français aux yeux des femmes, c'est d'imiter le cachemire indien. Si vous lui ôtiez ce rôle en supprimant le modèle qu'il "figure, vous courriez gros risque de lui faire perdre du même coup sa place dans la toilette féminine. . Tous les fabricants de cachemires parisiens ne se mettent pas au même point de vue pour reproduire les types de l'Asie. Trois tendances, ou, si l'on veut, trois écoles diverses se dessinent nettement au milieu d'eux. L'une de ces écoles a planté son drapeau et le maintient résolument dans la ligne traditionnelle des fabriques de l'Inde. Une autre, au contraire, invoquant à son aide les délicatesses et les caprices du goût français , se voue au culte de la fantaisie. La troisième enfin allie les deux genres : elle conserve le fond du génie indien , en prenant à la fantaisie des attributs plus ou moins abondants. Chacune de ces tendances se trouvait personnifiée à l'Exposition par les hommes qui s'y consacrent le plus exclusivement. M. Frédéric Hébert fils représente l'école de l'Inde. Il s'y attache comme à une des traditions de sa maison.

et avec un sentiment réfléchi des nécessités de Part. MM. Duché, Brière et Cic marchent en tête des fabriques qui se sont lancées dans les compositions de fantaisie. L'école mixte nous semble avoir sa plus haute expression dans M. Maxime Gaussen, et dans MM. Gaussen jeune, Fargeton et Cie.

Entre ces diverses lignes, notre préférence ne saurait demeurer douteuse ; elle ressort suffisamment de l'opinion que nous avons exprimée sur l'art des tribus asiatiques. Dès que nous voyons chez elle un type impérissable, la perfection consiste à s'en rapprocher le plus possible* C'est de ce côté qu'est le point de départ, c'est aussi de ce côté qu'est le drapeau vers lequel doivent incessamment se tourner les yeux de ceux qui combattent dans l'arène. Tout en admirant parfois les créations délicates et variées des fantaisistes, nous y remarquons un défaut de style et de coloris. Il manque évidemment là le principe et la règle, sans lesquels l'esprit flotte au gré de tous les vents. Et cependant la fantaisie compte des dessinateurs habiles dans les cabinets de dessin que possèdent tous les fabricants importants, et où ils élaborent avec un soin extrême les compositions qu'ils veulent livrer au métier. Elle en a d'autres au dehors qui travaillent pour plusieurs maisons à la fois. Parmi ces derniers, MM. Berrus frères jouissent d'une réputation exceptionnelle que justifie leur esprit inventif. Malgré les variétés de leurs créations, leur genre se reconnaît sans peine. Les palmes, soit simples, soit allongées, soit tourmentées dans leurs contours et superposées les unes aux autres, en forment le caractère essentiel. Nous ne nions pas qu'on n'obtienne souvent de ces attributs les plus heureux effets. L'école mixte manifeste une savante étude des effets à produire, un sentiment parfait des proportions

à garder. Chez M. Maxime Gaussen, par exemple, les nuances sont habilement ménagées; un goût excellent préside au choix de tous les motifs dans une fabrication d'ailleurs irréprochable. Il est donc impossible de méconnaître la beauté des châles confectionnés par l'école qui s'inspire à la fois du génie indien et du caprice français. Cependant nul connaisseur impartial ne nous contredira quand nous exprimerons l'opinion que les plus beaux succès obtenus à l'Exposition l'ont été par l'école de l'Inde. Le fait a confirmé nos appréciations générales. Le fabricant qui personnifie la tendance qu'on peut appeler la tendance classique est celui dont les châles satisfont le plus à toutes les exigences du bon goût. M. Frédéric Hébert fils allie un style magistral et une fabrication très-pure et très-fine à l'art de nuer admirablement le tissu, c'est-à dire de faire sortir les tons.

Nous n'avons pas rangé dans cette classification l'honorable vétéran de la fabrique parisienne, M. Deneirouse; c'est qu'en effet son genre nous a paru osciller entre la fantaisie pure et l'école mixte. Ses dessins ont été puisés à des sources fort diverses. On ne saurait trop louer, cependant, la constance de sa maison à reproduire quelques pièces fabriquées d'après la méthode asiatique. On ne saurait refuser à H. Deneirouse le mérite d'avoir largement procédé à certaines applications qui ont servi et qui servent encore de modèle à d'autres fabricants.

Avant de quitter le cachemire, nous voudrions vous dire comment notre industrie se procure la matière première qu'elle met en œuvre. La plus grande masse des transports s'effectue à travers les steppes de la Russie d'Asie, par l'intermédiaire des Tartares. Presque tous les envois se concentrent à la célèbre foire de Nijni-Novogorod, sur cette place parfaitement située aux bords

du Volga, dans une position intermédiaire entre la mer Caspienne et le golfe de Finlande, pour servir de rendezvous aux produits de l'Asie et à ceux de l'Europe. Le cachemire se répand ensuite sur les marchés de Moscou et de Saint-Pétersbourg ; il est, pour la plus grande part, destiné à la France. Le bas prix de cet article, durant les années 1847, 1848 et 1849, par suite de la stagna* tion des affaires dans notre pays, avait provoqué, de la part de l'Angleterre, l'application de cette matière à la confection des draps de nouveauté ; mais ce produit n'a pas obtenu le succès qu'on en attendait, et le duvet de cachemire a reflué sur notre marché qui continue à l'abstâber à peu près exclusivement. La draperie française en a fait, comme on l'a vu plus haut, un certain usage dans ces dernières années; ses demandes avaient même déterminé une hausse des cours. L'expédition du duvet de Cachemire s'opère par balles de 130 à 160 kilogrammes, au prix d'environ 6 francs le kilogramme; mais la marchandise expédiée est loin d'èira pure; elle est chargée d'une masse d'éléments inutiles dont il faut la dégager. Les diverses manipulations qu'elle doit subir, le battage, l'épluchage, et, dans certains cas, un double peigna ge, élèvent le prix de revient à 25 et 30 francs» La filature le porte ensuite à 50, 60, 75 francs, suivant la finesse du fil qu'on a obtenu. M. Biétry, qui figure dans nos expositions nationales depuis 1823, et M. Gimbert, ont largement contribué au progrès de la filature de ce duvet destiné à la fabrique des cachemires parisiens.

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