‹ L'industrie dans la Grèce ancienne (volume 2)Chapitre 40 sur 52 · XII 950 B · texte numérisé non relu

XII 950 B

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dont les professions, plus ou moins honnêtes, ont toutes le même but, de pourvoir aux besoins des particuliers et d'établir l'égalité dans les moyens de les satisfaire (') ». Ces professions, ajoute-t-il, ne sont réputées ni honnêtes, ni honorables : ceux qui s'y livrent ne connaissent aucune mesure dans la recherche du gain. Si on pouvait former le corps des négociants, commerçants, etc., de personnes vertueuses, ces professions seraient estimées à l'égal d'une mèi'e et d'une nourrice (-).

Le législateur doit en cette matière redoubler dQ vigilance. De grandes précautions sont nécessaires : d'abord, diminuer autant que faire se pourra, le nombre des marchands, puis ne permettre l'exercice de cette profession qu'aux étrangers et aux métèques et enfin l'autorité publique fixera les prix (^). Ce n'est pas tout encore : toutes les transactions se feront au marché public dans le lieu et au jour fixés pour chaque marchandise et au comptant ; pas de vente à crédit ; sinon le vendeur est sans action (^).

Les affaires seront d'ailleurs peu étendues : elles ne peuvent porter que sur les denrées produites par le sol ; car, nous l'avons vu, il ne peut y avoir de commerce des objets dont l'importation a été autorisée. Même pour ces produits du sol, la clientèle est fort restreinte : les deux

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